Louis Boyard fustige « un vieux monde en train de s’effondrer »
L'Humanité
En ce moment
Direct en cours
L’essentiel
L’essentiel
09h36
Candidat « Debout ! » à l’élection présidentielle, François Ruffin a profité de son passage sur TF1 pour alerter sur « des services publics ramenés à l’os, sur lesquels on fait des petites économies ». Le député de la Somme réclame plus de moyens pour les sapeurs-pompiers.
« Le minimum que l’on puisse faire pour eux, c’est qu’ils soient correctement protégés, estime-t-il. Le projet de loi de la sécurité civile n’est pas à la hauteur. »
« Nous refusons que la violence d’état soit la seule réponse » : en Seine-Saint-Denis, des professeurs racontent la répression policière contre leurs élèves
09h31
Invitée au micro de RMC, la présidente LR de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a préféré fustiger le mouvement social. L’élue de droite a ainsi « appelé à l’apaisement » au lancement d’une journée marquée par la mobilisation, entre autres, des lycéens de France.
« Tout cela est une instrumentalisation politique, affirme-t-elle. Il y a un mot d’ordre qui est donné par LFI aujourd’hui, qui est “saccages ton lycée”. » Avant de se lancer dans une théorie fumeuse : « C’est relayé avec des défis TikTok “qui fait le meilleur blocage”. »
Comment Valérie Pécresse veut couler les dernières classes de mer publiques
09h22
Venu en soutien aux élèves mobilisés du lycée Jean-Jaurès, à Montreuil, le député de la France insoumise (LFI) Louis Boyard a loué « un message (envoyé) au nom de la jeune génération ». L’élu de gauche a aussi fustigé un « manque de personnel administratif, donc d’infirmières, de psychologues, de professeurs » et des classes surchargées, causé par « un vieux monde en train de s’effondrer ».
« C’est pour ça que vous êtes quarante dans une classe », a-t-il lancé. Puis de questionner les élèves mobilisés : « Où est-ce que vous vous imaginez dans cinquante ans ? À quoi ressemblera le monde dans cinquante ans ? » En guise de conclusion, Louis Boyard a envoyé un message aux « étudiants qui vivent dans l’université, qui vivent dans la précarité, qui vont se voir retirer leur repas du Crous à un euro pour un certain nombre d’entre eux : regardez la violence policière contre les lycéens. Ce sont vos petits frères (et) vos petites sœurs. Et ils ont besoin de vous. »
08h58
Interrogé par Apolline de Malherbe, en direct sur BFMTV, dans la matinée du mardi 29 septembre, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, estime que « nous sommes à un point de rupture ». Le gel du point d’indice « signifie une baisse des salaires », rappelle-t-elle, alors que le « salaire des fonctionnaires devrait être indexé sur l’inflation ».
C’est pourquoi la représentante du syndicat de gauche appelle « l’ensemble des salariés à l’action », rappelant que les travailleurs et travailleuses décident de leur mode d’action. « S’ils décident de bloquer, il faut le respecter », explique-t-elle.
La secrétaire générale de la CGT a par la suite prévenu que, « tant que les revendications n’ont pas été entendues, nous devons continuer » la mobilisation sociale. « Cet été qui était au front ? Pas les patrons mais les fonctionnaires, les travailleurs et travailleuses. Pourquoi 100 000 hectares sont partis en fumée ? Parce que l’on a demandé aux pompiers d’éteindre les incendies avec des verres d’eau. »
Interrogée par Apolline de Malherbe sur la hausse des prix de l’essence, Sophie Binet a défendu un retour du prix à la pompe à 1,70 euro, en « bloquant les prix et les marges des pétroliers ». La secrétaire générale de la CGT fustige ainsi un manque de « courage politique » du côté du gouvernement « pour affronter TotalEnergies ».
« Ce n’est pas la CGT qui est un danger pour la démocratie, c’est l’extrême droite qui l’est », a enfin rétorqué Sophie Binet, en réponse aux critiques du patron du Medef, Patrick Martin, qui estime que la CGT… se politise trop en prenant part à la lutte contre le Rassemblement national.
« Nous ne sommes pas des coûts, c’est nous qui produisons les richesses » : à l’Agora de l’Humanité, Sophie Binet appelle à la mobilisation contre le patronat
08h45
Pour approfondir
Des soignants applaudis pendant la crise du Covid, mais accueillis par des gaz lacrymogènes en manifestation. Des pompiers héroïques salués cet été mais matraqués à Paris, en janvier 2020, à l’issue d’une grève de huit mois. Ou l’incarnation du « en même temps macroniste », qui s’applique aussi pour la fonction publique.
« Les agents n’en peuvent plus d’être applaudis parce qu’ils portent à bout de bras les services publics, sans autre reconnaissance. Le bilan d’Emmanuel Macron est catastrophique », assène Natacha Pommet, secrétaire générale de la fédération CGT des services publics.
Deux statistiques illustrent les conséquences de la politique austéritaire macroniste. Les fonctionnaires ont perdu 15 % de pouvoir d’achat en dix ans, avec le gel continu – à l’exception de 2022 et 2023 – du point d’indice. Et, face à un malaise croissant des agents, la part des fonctionnaires absents au moins un jour pour raison de santé durant la semaine de référence, est désormais similaire à celle du secteur privé. Du côté de la part croissante des contractuels, notamment dans l’éducation nationale, les vacataires représentent 26 % des effectifs, selon un rapport de la Cour des comptes publié en juin.
Grève du 29 septembre : avant de quitter l’Élysée, Emmanuel Macron laisse les services publics délabrés
08h38
Reportage
Dans la ville populaire des Yvelines, les habitants se battent pour la défense de leur hôpital public, locomotive de la résistance contre la perte de terrain des services publics. Prélude à la journée nationale d’action des agents de la fonction publique, mardi 29 septembre, l’intersyndicale CGT-FO et CFDT du CHIMM avait appelé, le jeudi précédent, à manifester depuis cet établissement ancré ici depuis les années 1960 jusqu’à la mairie des Mureaux.
« Nous sommes dans une telle situation sanitaire sur le territoire que même les soignants en souffrance ne trouvent pas de médecins pour se faire arrêter, c’est un cercle infernal, expliquait David Frigère, secrétaire de la CGT de l’hôpital. Pendant ce temps-là, nous avons eu vent d’instructions pour que le Smur envoie un maximum de patients ailleurs. » Tous seront de nouveau dans la rue ce mardi.
« Toute une population défavorisée serait sacrifiée » : aux Mureaux, les habitants dans la rue contre la fermeture de l’hôpital public
Salaires gelés, manque de personnels et de financements… Les services publics sont au bord de l’asphyxie et les fonctionnaires sont dans la rue, ce mardi 29 septembre, pour obtenir les moyens d’exercer dignement leur métier et de fournir un service de qualité aux usagers. Alors que le gouvernement prévoit une nouvelle cure d’austérité à 54 milliards d’euros pour le prochain budget, dont la copie doit être détaillée par Sébastien Lecornu jeudi en Conseil des ministres, l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA) des trois fonctions publiques appelle à la mobilisation. Un mouvement qui s’annonce important, avec 174 manifestations recensées à travers la France.
Les lycéens appellent également à manifester aux côtés de leurs professeurs. Malgré la répression assumée par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, auxquels des élèves d’Île-de-France ont eu à faire face ces derniers jours, de nouveaux établissements seront bloqués dès ce début de matinée alors que l’Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à généraliser le mouvement. Et pour cause : tous personnels confondus, ce sont plus des deux tiers (69 %) des lycées et collèges où tous les postes n’étaient pas pourvus.
En grève depuis le 8 septembre et installés dans un camp de la colère sur le Champ-de-Mars depuis trois jours, les pompiers se joindront également aux cortèges de la journée. Manque d’effectifs, insuffisance d’équipements, perte de sens du métier mettent le système de secours français sous pression, martèlent-ils après un été dévastateur entre canicules, sécheresses et incendies.
Pour en savoir plus :
Accueil
Articles les plus lus dans cette rubrique
« C’est le service public qui se défend contre l’État » : 7 500 agents du conseil départemental du Val-de-Marne portent plainte pour harcèlement moral institutionnel
Grève du 29 septembre : avant de quitter l’Élysée, Emmanuel Macron laisse les services publics délabrés
« Toute une population défavorisée serait sacrifiée » : aux Mureaux, les habitants dans la rue contre la fermeture de l’hôpital public
Articles les plus lus dans cette rubrique
« C’est le service public qui se défend contre l’État » : 7 500 agents du conseil départemental du Val-de-Marne portent plainte pour harcèlement moral institutionnel
Grève du 29 septembre : avant de quitter l’Élysée, Emmanuel Macron laisse les services publics délabrés
« Toute une population défavorisée serait sacrifiée » : aux Mureaux, les habitants dans la rue contre la fermeture de l’hôpital public
Nos Rubriques
Nos thèmes
Nos services
Fonte: L'Humanité