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19h18
C’est la fin de ce direct. Merci de l’avoir suivi. Retrouvez tous nos reportages, analyses et décryptages ici.
18h31
Saluant la réussite de cette journée de mobilisation, la CGT appelle à poursuivre, et, avant la journée interprofessionnelle du 5 novembre, appelle ses organisations à participer aux manifestations du 17 octobre 2026.
« La CGT apporte son soutien aux mobilisations du 17 octobre portant sur les revendications sociales d’augmentation des salaires et pensions, de baisse des prix et de défense d’un service public à hauteur des besoins. Partout où les conditions sont réunies, les forces militantes de la CGT seront présentes avec celles et ceux qui se mobiliseront, lycéen·nes et étudiant·es, salarié·es, retraité·es. Notre présence vise aussi à empêcher les tentatives de détournement par l’extrême droite de cette journée de lutte sociale », écrit la confédération syndicale.
17h48
La tension est montée mardi après-midi lors des manifestations lycéennes à Paris, théâtres de quelques heurts entre manifestants et policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogène.
L’un des deux cortèges parisiens, celui parti vers 15h00 de l’Hôtel de Ville pour rallier Port-Royal, a été émaillé de quelques incidents, dont des voitures brûlées et du mobilier urbain dégradé. Ce cortège a finalement rejoint la principale manifestation déclarée à Paris, partie de la place d’Italie pour rejoindre les Invalides.
Vers 17h00, l’esplanade des Invalides était noyée dans une forte odeur de gaz lacrymogène, avec de nombreux jeunes masqués présents sur la place Vauban, lieu d’arrivée du principal cortège, alors que des milliers de manifestants continuaient d’arriver sur la place.
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17h39
« Aujourd’hui nous étions 480 000 manifestant.e.s partout en France et 90 % des universités sont bloquées depuis le début de la semaine », se félicite l’intersyndicale des organisations lycéennes et étudiantes. « Alors que le premier ministre refuse toujours de nous rencontrer et que le gouvernement ne donne aucune réponse satisfaisante à nos revendications, la jeunesse refuse de se résigner et la mobilisation continue ».
Pour rappel, l’intersyndicale revendique la fin de la sélection à l’entrée à l’université, une réforme des bourses, une revalorisation de l’ensemble des aides sociales et des politiques d’émancipation de la jeunesse. Le syndicat appelle par ailleurs à se mobiliser également le 17 octobre.
De son côté, le ministère de l’Intérieur a dénombré 161 500 personnes en France, dont 41 500 à Paris sur les deux cortèges.
Mardi dernier, lors d’une précédente journée de manifestations, entre 266 000 (selon les autorités) et 450 000 manifestants (selon les organisateurs) avaient été recensés dans l’Hexagone, dont entre 56 000 et 100 000 dans la capitale.
17h33
À ce stade, ce sont désormais 36 enquêtes pour violences policières qui sont actuellement ouvertes à l’Inspection générale de la police nationale, un chiffre totalement hors-norme, tandis que le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez continue de parler de « réponse proportionnée » des policiers et gendarmes sur le terrain.
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« On a trente-six saisines, à date, et, aujourd’hui, sur les trente-six, on a quatre affaires qui portent sur des blessures mutilantes. Et on a six affaires de blessures significatives. Ça fait une dizaine d’affaires sur les trente-six », a précisé le ministre lors de son audition par la commission des lois sur
le maintien de l’ordre, devant le Sénat.
16h49
Un jeune, blessé à la tête durant la manifestation, a été pris en charge par les « street medics », avant d’être évacué vers les urgences de l’hôpital Cochin, selon nos reporters sur place.
L’instrumentalisation de la violence : le jeu incendiaire du gouvernement
Les organisations lycéennes et étudiantes, pas convaincues par « les miettes » lâchées par le gouvernement, appellent ce mardi à un acte V de la mobilisation lancée en septembre pour obtenir des conditions d’études dignes. Fin de Parcoursup, des horaires à rallonges, des bâtiments insalubres, des profs non remplacés… un plan en 10 mesures et à 10 milliards d’euros a été mis sur la table notamment par l’Union syndicale des lycéens et l’Union étudiante.
L’exécutif a tenté d’apaiser la colère avec l’annonce de l’arrivée de 3 000 remplaçants en quelques jours – en réalité des enseignants en attente d’affectation depuis la rentrée – et renvoyer la présentation du reste de son « plan d’urgence » à la fin du mois d’octobre, misant sur les vacances scolaires pour éteindre le mouvement tout en communiquant abondamment sur une décrue de la mobilisation qui a compté plus de 450 000 personnes dans les rues mardi dernier. Malgré une violente répression et la multiplication des violences policières, les élèves, eux, sont déterminés à ne rien lâcher et sont de nouveau soutenus par l’intersyndicale de l’Éducation.
Cette nouvelle journée intervient également alors que l’Assemblée nationale s’apprête à débuter en séance l’examen du budget 2027 pour lequel Sébastien Lecornu a annoncé quelque 54 milliards d’austérité.
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Fonte: L'Humanité