Prix des carburants : plutôt que d’agir contre la hausse, le gouvernement Lecornu se complaît dans un service minimum
Por La rédaction — L'Humanité
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé au gouvernement, mercredi 16 septembre, de « prolonger » les dispositifs d’aides ciblées contre la hausse des prix du carburant jusqu’à la fin de l’année 2026. Des aides décriées pour leur faiblesse, alors que les coûts des citoyens ne cessent d’exploser que les géants pétroliers profitent de la situation.
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Publié le 17 septembre 2026
Publié le 17 septembre 2026

La rédaction
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© Raphaël Lafargue/ABACAPRESS.COM
Le gouvernement pourrait plafonner les marges des géants pétroliers ou encore bloquer les prix des carburants. Mais cela serait trop demander au très libéral Sébastien Lecornu. Le premier ministre a plutôt demandé, mercredi 16 septembre, à ses ministres de « prolonger », jusqu’au 31 décembre, les dispositifs d’aides ciblées en faveur des secteurs touchés par la flambée des prix des carburants.
« L’objectif est de préserver l’activité économique, l’emploi et la croissance, en donnant de la visibilité aux entreprises jusqu’à la fin de l’année », a tenté de vendre son entourage. Alors que des dizaines de pêcheurs ont décidé de bloquer des ports en Méditerranée (Fos-sur-Mer, Frontignan, etc.), Matignon espère calmer leurs revendications avec une aide relevée de 25 à 35 centimes par litre, soit 10 centimes supplémentaires.
« En complément des autres aides du plan d’urgence agricole »
« Après son ajustement à la baisse cet été », l’aide aux pêcheurs « retrouvera ainsi son niveau maximal autorisé par la Commission européenne pour permettre aux navires de continuer à sortir en mer », ont affirmé les services du premier ministre. Les agriculteurs verront quant à eux l’aide de 15 centimes par litre « prolongée ». Cette dernière viendra « en complément des autres aides du plan d’urgence agricole ».
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Pour les entreprises éligibles du BTP, le soutien sera « prolongé à hauteur de 20 centimes » par litre de gazole non routier. Pour rappel, le litre de SP95-E10 coûtait en moyenne 2,12 euros début septembre, en hausse de 40 centimes par rapport à la fin du mois de février, d’après les estimations de la plateforme spécialisée Roole.
Le litre de gazole a quant à lui grimpé autour de 2,28 euros sur la même période ; soit 56 centimes de plus que fin février. La hausse des prix à la pompe a provoqué des appels à manifester le 17 octobre prochain. Face au spectre d’une mobilisation digne du mouvement des Gilets jaunes, le gouvernement tente d’apparaître actif à moindres frais.
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Fonte: L'Humanité