Transports interrompus à Marseille, un véhicule de pompiers incendié
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13h15
La circulation des bus, tramways et métros a été interrompue jeudi à Marseille en raison « des déprédations et des agressions de conducteurs » survenues dans la matinée sur le réseau, en marge du mouvement des lycées, a annoncé la Régie des transports métropolitains (RTM).
« L’exploitation reprendra dès que les conditions le permettront, en lien avec les forces de l’ordre », a précisé la RTM, dans un communiqué, ajoutant que l’exploitation du tramway d’Aubagne est également interrompue. Des images sur les réseaux sociaux montrent qu’un camion des marins-pompiers a été incendié devant le lycée Saint-Exupéry, contraignant ses occupants à l’abandonner.
12h49
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a dénoncé jeudi « l’irresponsabilité totale du gouvernement » dans la gestion du mouvement de blocage des lycées, et appelé « au calme de toute part », soulignant que « dans notre République, on ne tire pas sur nos enfants ». Il demande au premier ministre Sébastien Lecornu et au ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray de « recevoir dès aujourd’hui les représentants des syndicats lycéens et enseignants pour entendre leurs légitimes revendications et y apporter des réponses concrètes ».
12h38
Mariam, en première année au lycée Jean-Jaurès de Montreuil (93), dénonce le mépris du gouvernement concernant les mobilisations de la jeunesse. « Quand on manifeste, nous sommes infantilisés, comme si nous étions dépourvus de conscience politique. Par contre, nous sommes suffisamment adultes pour subir la répression policière », regrette-t-elle.
« Il n’est pas censé lever son arme vers des lycéens » : à Clichy, les élèves du lycée René Auffray face aux violences policières
12h35
Soutenir leurs camarades est primordial. Depuis 11 heures, des lycéens venus de toute l’Île-de-France convergent vers Saint-Denis, où un rassemblement est en cours à proximité du lycée Paul-Éluard.
L’établissement de Seine-Saint-Denis est devenu un emblème de lutte pour la jeunesse. Ses élèves portent des revendications très concrètes : de meilleures conditions d’études, un établissement digne, des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins… En guise de réponse, l’État déploie ses policiers depuis lundi, entraînant des interventions musclées : enfants plaqués au sol, usage de gaz lacrymogènes et tirs de LBD.
« Ils oublient que nous sommes des enfants » : en grève, les élèves du lycée Paul-Éluard à Saint-Denis, victimes de violences policières
12h32
Le hall du lycée Nelson-Mandela, dans le centre de Nantes, a été détruit par un incendie jeudi matin lors du blocage de l’établissement, « à la suite d’un rassemblement marqué par des violences en direction des personnels » selon le rectorat. Situé sur l’île de Nantes, le lycée public polyvalent Nelson Mandela accueille plus de 1700 élèves et étudiants. La préfecture de Loire-Atlantique pointe du doigt « des individus violents » venus « s’agréger aux lycéens pour commettre des dégradations ».
12h31
Le projet du budget 2027 tombe en plein milieu des mobilisations lycéennes et étudiantes. « Le gouvernement provoque la jeunesse », tempête Jean-Luc Mélenchon sur X qui juge cette mesure « absurde et irresponsable ». Sébastien « Lecornu choisit ce moment (…) pour aggraver l’injustice sociale dans les études», ajoute l’Insoumis. En effet, le futur budget envisage de faire payer aux étudiants non boursiers 178 euros pour une inscription en BTS et 270 euros pour une inscription en classe préparatoire aux grandes écoles.
Le gouvernement provoque la jeunesse étudiante. Il veut instaurer une taxe pour pouvoir s’inscrire en BTS (Brevet de Technicien Supérieur) ou en classe prépa. C’est absurde et irresponsable. L’éducation de la jeunesse n’est pas un coût, mais un investissement pour la société…
Les lycéens continuent d’occuper et de bloquer de plus en plus d’établissements, ce jeudi, pour réclamer de meilleures conditions d’enseignement, le remplacement des professeurs absents et dénoncer l’état de délabrement de certains locaux.
Le mouvement de mobilisation ne cesse de s’étendre. Parti d’Île-de-France le 28 septembre, il gagne toute la France désormais avec Marseille, Strasbourg, Nantes, Toulouse, Rennes… Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a même reconnu, mercredi que la protestation faisait tache d’huile : 356 établissements partout en France mercredi, contre 338 mardi.
Face à un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, le pouvoir a décidé de jouer la répression et la désinformation, pour casser la mobilisation. Aucune réponse n’a été apportée aux demandes d’une jeunesse qui voit son avenir se dégrader.
Dans l’impasse, le gouvernement voit désormais les facultés rejoindre le mouvement social. Selon l’Union étudiante, une trentaine de campus étaient bloqués ce matin à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Reims, Poitiers ou encore Nanterre. Ils ont appelé à rejoindre le blocus des lysées afin de revendiquer des moyens également pour l’enseignement supérieur et lancer une nouvelle journée commune de manifestation pour le mardi 6 octobre.
Le ministère de l’Éducation nationale parle de « troubles inédits » et ne donnait mercredi que les chiffres des blessés : 85 élèves et 34 personnels – soit 119 personnes – depuis le début du mouvement. Pas un mot sur les violences policières dont de multiples témoignages attestent pourtant.
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Fonte: L'Humanité