Traite des êtres humains dans l’agriculture : à Nîmes, des réquisitions insignifiantes malgré un dossier « abouti »
Por Simon Guichard — L'Humanité
En ce moment
Deux agriculteurs et leurs intermédiaires étaient jugés le 6 octobre à Nîmes pour traite des êtres humains. Malgré un dossier solide, 16 victimes et un préjudice chiffré en centaines de milliers d’euros, la justice n’a requis que de la prison avec sursis et de faibles amendes contre les prévenus.
Offrir
Laxiste, la justice ? Mardi 6 octobre à Nîmes (Gard), elle était avant tout pressée. « Je vous préviens, à 21 h 30 c’est fini. » Le public du tribunal correctionnel s’est à peine rassis après l’entrée des juges que le président, Jérôme Reynes, donne le tempo. Seule une demi-journée était prévue pour juger cette affaire complexe.
Parmi les prévenus : Geoffrey Magnani, agriculteur à Saint-Gilles ; son employé de longue date, Hamid Bouyamarden et son épouse, Nazia Kebdani, étaient jugés pour traite des êtres humains aggravée et une kyrielle d’infractions liées.
Accusé d’avoir hébergé des ouvriers agricoles – recrutés via Hamid Bouyamarden – dans des conditions déplorables, Alexandre Proye, un agriculteur voisin, était de son côté poursuivi dans une autre affaire jugée en même temps pour recours au travail dissimulé et non-déclaration d’hébergement collectif.
De l’autre côté, 16 victimes, des saisonniers marocains. Pour venir en France, ils avaient dû débourser 12 000 euros chacun, versés au couple Bouyamarden….
Les mots-clés associés à cet article
Traite des êtres humains dans l’agriculture : à Nîmes, des réquisitions insignifiantes malgré un dossier « abouti »
Articles les plus lus dans cette rubrique
« Tu m’écoutes, cassos ! Tu fermes ta gueule ! » : le récit d’Inès, lycéenne placée en garde à vue pendant 48 heures
« Si tu te fais agresser par trois blédards qui veulent te violer et qu’on te gaze avec, tu vas dire quoi ? » : un policier de Perpignan agresse une lycéenne et une enseignante
« Un logement doit servir à loger, pas à alimenter la spéculation touristique » : à Paris, un propriétaire condamné à 110 000 euros d’amende pour location illégale
à lire aussi
« Que ce soit légal ou pas » : la Coordination rurale appelle à creuser des mégabassines au mépris de la loi et de l’environnement
Environnement
Publié le 22 septembre 2026
Une femme d’origine marocaine menacée d’expulsion, malgré son bébé de 21 mois
Société
Publié le 19 août 2026
Vague migratoire à Ceuta, point sur les incendies, accord entre les États-Unis et le Hamas, grève des trains normands… Ce qu’il ne fallait pas manquer ce week-end
Monde
Publié le 2 août 2026
Offrez un article
Avec un abonnement à l’Humanité, vous pouvez offrir 10 articles chaque mois
Vous êtes abonné-e ? Connectez-vous
Offrir
Nos Rubriques
Nos thèmes
Nos services
Fonte: L'Humanité