« La plus grosse mobilisation de fonctionnaires depuis 2017 », assure la CGT Fonction publique
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15h57
Alors que le cortège parisien défile toujours, la CGT fonction publique assure auprès de l’Humanité que ce 29 septembre est « d’ores et déjà la plus grosse mobilisation » de fonctionnaires depuis 2017.
Alors que le nombre de manifestants à Paris est toujours attendu, la CGT a décompté plus de 120 000 personnes dans les rues partout en France lors de cette mobilisation pour les services publics.
15h28
Les principaux syndicats se sont dits prêts à une mobilisation plus large sur les salaires, au-delà de la fonction publique, si des mesures de soutien au pouvoir d’achat ne sont pas prises. « Je tiens à alerter le gouvernement : l’étau se resserre, la colère monte sur les salaires et le coût de la vie », a déclaré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, alors que le cortège parisien de la manifestation intersyndicale s’élançait. « Si le gouvernement continue à faire l’autruche et la sourde oreille, les fronts vont se multiplier », a-t-elle ajouté.
Au-delà du « vrai ras-le-bol dans la fonction publique d’être la variable d’ajustement », Rachèle Barrion, secrétaire confédérale de FO, a aussi estimé que « la colère monte de partout, que ce soit du public ou du privé. Je pense qu’il y aura des suites qui seront données, peut-être pas que pour l’ensemble des fonctionnaires mais aussi pour l’ensemble du privé, il y a une convergence, une lutte qui est en train de se mener ».
De son côté, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a indiqué que « la mobilisation dans le secteur privé est aussi prévue par la CFDT, mais auprès des bons interlocuteurs, qui sont les employeurs, qui peuvent avoir tendance en ce moment à se déresponsabiliser sur la question du pouvoir d’achat. C’est certain que le rendez-vous de la présidentielle sera un rendez-vous social sur le travail », a-t-elle ajouté.
14h58
Élèves au lycée Maurice-Genevoix, à Montrouge, Liloo, 17 ans, et Lucie, 16 ans, témoignent. « On a cours six jours sur sept. On n’a pas d’infirmière. Les élèves de première passent le bac de français, mais il n’y a pas de professeur de français : il n’a pas été remplacé. L’année dernière, c’était pareil : il n’y avait pas de professeur de français et c’était une grosse galère. Le midi, on a seulement vingt-cinq minutes pour manger. »
Les deux élèves font état de conditions d’études déplorables : « On doit rajouter des tables et des chaises dans les classes tellement elles sont surchargées. En BTS, ils sont parfois 45 par classe ; nous, on est 37 ou 38. Les ordinateurs ne fonctionnent pas. »
Encore adolescentes, elles se disent « déjà politisées. Notre lycée est très politisé, alors on a décidé de se mobiliser. Les professeurs nous suivent. Ce matin, on a aidé pour le blocus, puis on a rejoint la mobilisation. »
14h45
Le ministère de l’Éducation nationale annonce que quarante interpellations ont été menées dans les lycées mobilisés à travers la France. Au moins dix personnes ont été blessées parmi les élèves et les personnels des établissements scolaires.
14h16
Vidéo
Le maire insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a démenti, mardi, avoir allumé un feu de poubelle devant un lycée de son département. L’édile a dénoncé des « mensonges » après la diffusion de vidéos donnant lieu à des interprétations contradictoires sur son attitude lors du mouvement lycéen.
Sur l’une de ces vidéos tronquées – devenues virales -, on voit Bally Bagayoko s’écarter d’une poubelle enflammée, acclamé par les lycéens qui scandent son nom devant les grilles du lycée Bartholdi, à Saint-Denis. On le voit ensuite rejoindre une foule en liesse, avec laquelle il esquisse quelques pas de danse.
Une vidéo captée par l’Humanité montre l’entièreté de la séquence, où l’on aperçoit Bally Bagayoko éloigner la poubelle des grilles de l’établissement par sûreté. « Ma construction personnelle est le fruit de ça, des fake news, des mensonges, a réagi devant la presse Bally Bagayoko, venu soutenir des élèves devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis. Donc je n’ai pas de temps à perdre avec ça. »
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14h06
Le candidat pour la France insoumise (LFI) à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a pris la parole au pied du Cirque d’hiver, dans le centre de Paris. « Nous sommes fiers d’être aux portes des lycées, a lancé le chef de file des insoumis. Militants insoumis mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière. »
« Ceux qui s’attaquent aux enfants, laissent libre cours à leur racisme, vont bientôt nous retrouver sur leur chemin, a-t-il poursuivi. Il n’y aura ni oubli ni pardon. »
Salaires gelés, manque de personnels et de financements… Les services publics sont au bord de l’asphyxie et les fonctionnaires sont dans la rue, ce mardi 29 septembre, pour obtenir les moyens d’exercer dignement leur métier et de fournir un service de qualité aux usagers. Alors que le gouvernement prévoit une nouvelle cure d’austérité à 54 milliards d’euros pour le prochain budget, dont la copie doit être détaillée par Sébastien Lecornu jeudi en Conseil des ministres, l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA) des trois fonctions publiques appelle à la mobilisation. Un mouvement qui s’annonce important, avec 174 manifestations recensées à travers la France.
Les lycéens appellent également à manifester aux côtés de leurs professeurs. Malgré la répression assumée par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, auxquels des élèves d’Île-de-France ont eu à faire face ces derniers jours, de nouveaux établissements seront bloqués dès ce début de matinée alors que l’Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à généraliser le mouvement. Et pour cause : tous personnels confondus, ce sont plus des deux tiers (69 %) des lycées et collèges où tous les postes n’étaient pas pourvus.
En grève depuis le 8 septembre et installés dans un camp de la colère sur le Champ-de-Mars depuis trois jours, les pompiers se joindront également aux cortèges de la journée. Manque d’effectifs, insuffisance d’équipements, perte de sens du métier mettent le système de secours français sous pression, martèlent-ils après un été dévastateur entre canicules, sécheresses et incendies.
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Fonte: L'Humanité