Jeux d’hiver 2030 : Henri Giscard d’Estaing refuse de prendre la tête du comité d’organisation, la crise de gouvernance toujours pas réglée
Por Libération ., AFP . — Libération
L’ancien patron du Club Med a décliné l’offre qui lui était faite. Plus de deux semaines après sa démission, Edgar Grospiron n’a toujours pas de successeur.
Qui osera se lancer ? La succession d’Edgar Grospiron à la tête du comité d’organisation des Jeux d’hiver 2030 dans les Alpes n’est toujours pas réglée. Approché par les politiques du dossier, Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et Renaud Muselier, ex-président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Henri Giscard d’Estaing, ancien patron du Club Med, a décliné leur offre d’être «candidat à la présidence du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques Alpes 2030».
Henri Giscard d’Estaing, qui avait annoncé en 2025 son départ du Club Med après 22 ans à sa tête, à la suite d’un conflit avec l’actionnaire principal, le groupe chinois Fosun, a depuis fondé l’Ecole du leadership de Paris, qu’il préside.
Edgar Grospiron a démissionné le 10 septembre dernier de la présidence du comité d’organisation, emporté par une grave crise de gouvernance. Une source proche du dossier avait indiqué la semaine dernière que les organisateurs de ces Jeux d’hiver se donnaient «quelques semaines», le temps de trouver une personne faisant «l’unanimité». Elle avait également indiqué que de «nombreux chefs d’entreprise» figuraient parmi les candidatures spontanées.
Ces derniers jours, d’autres personnes dont les noms circulaient pour prendre la tête d’Alpes 2030 ont affirmé ne pas être candidats, comme Tony Estanguet, qui a porté le succès des JO-2024, Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité olympique et sportif (CNOSF), ou encore l’ex-biathlète Martin Fourcade qui avait renoncé à ce poste début 2025. L’Equipe avance que, sollicité, Christian Prudhomme, patron du Tour de France aurait décliné. Circule aussi le nom de l’ancienne patineuse Nathalie Péchalat, double championne d’Europe de dans sur glace. Dans l’Equipe, elle a presque fait acte de candidature. Déjà postulante au poste en 2025, l’ex-présidente de la Fédération française des sports de glace se dit «attentive et ouverte» à cette éventualité. Elle assure que «Travailler en équipe, malgré les désaccords, ne [lui] fait pas peur». C’est sûr qu’il faut un certain courage pour s’aventurer dans le champ de mines qu’est aujourd’hui le Cojop.
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Fonte: Libération