Des universités rejoignent le mouvement

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12h28

Le maire LFI de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, a justifié jeudi sa présence auprès des lycéens mobilisés dans sa ville estimant que « c’est la place d’un élu » d’être présent, en réponse aux accusations d’instrumentalisation politique du mouvement. Le maire de Saint-Denis s’est notamment rendu lundi et mardi au lycée Paul-Éluard de sa ville, dont une partie du portail principal a été renversée lors des actions de blocage. Mercredi, le préfet de police de Paris Patrice Faure a saisi la justice contre Bally Bagayoko pour « des faits présumés de provocation à commettre un délit », entendant dénoncer, selon son entourage, « les propos » et « l’attitude » de l’édile, « susceptibles de contribuer à banaliser, auprès des jeunes mobilisés, des comportements violents ou des dégradations. »

12h26

Des facultés ont rejoint jeudi les lycées qui, à travers la France, organisent des blocages pour réclamer des remplacements de professeurs et davantage de moyens, dans ce qui pourrait prendre corps et devenir « l’acte deux » de cette mobilisation sociale de la jeunesse.

Selon l’Union étudiante, une trentaine de campus sont bloqués jeudi matin, à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon 2, Reims, Poitiers ou encore Nanterre.

Le mouvement fait tache d’huile et concerne 356 établissements partout en France mercredi, contre 338 mardi, selon le ministère de l’Intérieur.

« Nous avons dépassé une ligne rouge. On éborgne la jeunesse comme ils ont fait avec les gilets jaunes », a fustigé le président de l’Union syndicale lycéenne (USL), que les annonces du ministre de l’Éducation nationale mercredi n’ont pas calmé. Pour tenter de mettre fin à la propagation du mouvement, Édouard Geffray a annoncé l’ouverture d’une « plateforme de concertation » à laquelle « tous les lycéens pourront contribuer ». Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes blessés. Depuis le début des blocus, 119 élèves et personnels ont été blessés.

12h22

Sébastien Lecornu présidera une cellule interministérielle de crise sur les blocages des lycées dans quelques minutes à 13H00 au ministère de l’Intérieur, a annoncé Matignon. Les lycéens, et désormais les étudiants, sont appelés à un “acte deux” de la mobilisation. Ils réclament notamment des remplacements de professeurs et davantage de moyens, des demandes que le gouvernement n’entend pas accepter pour l’heure. 

Les lycéens continuent d’occuper et de bloquer de plus en plus d’établissements, ce jeudi, pour réclamer de meilleures conditions d’enseignement, le remplacement des professeurs absents et dénoncer l’état de délabrement de certains locaux.

Le mouvement de mobilisation ne cesse de s’étendre. Parti d’Île-de-France le 28 septembre, il gagne toute la France désormais avec Marseille, Strasbourg, Nantes, Toulouse, Rennes… Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a même reconnu, mercredi que la protestation faisait tache d’huile : 356 établissements partout en France mercredi, contre 338 mardi.

Face à un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, le pouvoir a décidé de jouer la répression et la désinformation, pour casser la mobilisation. Aucune réponse n’a été apportée aux demandes d’une jeunesse qui voit son avenir se dégrader.

Dans l’impasse, le gouvernement voit désormais les facultés rejoindre le mouvement social. Selon l’Union étudiante, une trentaine de campus étaient bloqués ce matin à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Reims, Poitiers ou encore Nanterre. Ils ont appelé à rejoindre le blocus des lysées afin de revendiquer des moyens également pour l’enseignement supérieur et lancer une nouvelle journée commune de manifestation pour le mardi 6 octobre.

Le ministère de l’Éducation nationale parle de « troubles inédits » et ne donnait mercredi que les chiffres des blessés : 85 élèves et 34 personnels – soit 119 personnes – depuis le début du mouvement. Pas un mot sur les violences policières dont de multiples témoignages attestent pourtant.

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Fonte: L'Humanité

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