« Aucun gouvernement ne devrait jeter des grenades contre ses enfants », alerte Fabien Roussel
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12h45
Lors de la présentation ce mardi de son « plan jeunesse », le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, s’est indigné de « la répression extrêmement grave et inacceptable » du mouvement lycéen, mais aussi des « violences issues d’individus isolés ».
Le chef de file des communistes ajoute : « Aucun gouvernement ne devrait jeter des grenades contre ses enfants. Aucun pays ne devrait envoyer des forces de l’ordre charger sa jeunesse. » Fabien Roussel a enfin exhorté à « s’attaquer aux causes profondes de la colère lycéenne ».
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12h30
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé que « les revendications lycéennes (sont) en train d’être traitées ». Le ministre a notamment annoncé le lancement, depuis lundi, sur agora.gouv, d’une plateforme « où chaque lycéen va pouvoir poser sa contribution ».
Elle est ouverte jusqu’au 23 octobre et pose deux questions ouvertes, sur les « principales difficultés » rencontrées dans les lycées et ce qui « devrait changer ou être amélioré pour mieux apprendre ». Près de 1 700 contributions ont été enregistrées mardi matin.
Les réponses sont anonymes par défaut, mais les personnes qui participent peuvent préciser le nom de leur établissement. Il n’est pas demandé de compte ou de prouver que l’on est bien lycéen pour participer. Le ministère doit organiser une « restitution nationale » fin octobre.
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12h15
Reportage
Ce matin, le Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) du Pas-de-Calais a organisé un rassemblement devant la gare de Lens en guise de soutien à Evan, le jeune de 15 ans dont la main a été arrachée la veille par une grenade lancée par un policier.
Julien, militant au MJCF, était présent hier au lycée Auguste Behal, où le drame s’est déroulé : « Le rassemblement était plutôt pacifique jusqu’à ce que les autorités arrivent. Elles ont nassé un groupe de lycéens, et un policier a lancé une grenade dans le tas. Elle a explosé dans la main d’Evan ».
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Michèle Carbonnier Ben Azouz, élue municipale du PCF, est venue soutenir l’initiative du MJCF. « Ce qui est arrivé est terrible. Nous n’avons jamais connu un tel degré de violence, se désole la communiste. Ce gamin n’a plus d’avenir, il est en lycée professionnel et doit donc utiliser ses mains. Il est handicapé vie. »
Les communistes regrettent le peu de personnes présentes au rassemblement. La cause ? Tous les cours sont passés en distanciel. Les lycéens restent de fait chez eux. Pour les militants, il s’agit d’une manière pour le préfet et l’académie de casser le mouvement.
11h51
Reportage
Un cortège d’étudiants encadré par le syndicat de l’Union étudiante s’est élancé, à 10 h 50, de la place de la Sorbonne en direction de la place du Panthéon, en scandant « solidarité avec les lycéens réprimés ». Les participants revendiquent un meilleur financement de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur, alors que « de l’argent, il y en a dans les caisses du patronat ».
Présent hier à la Sorbonne Nouvelle alors que les CRS sont entrés dans l’enceinte de l’amphithéâtre où se tenait une assemblée générale, Martin estime que, « tous les jours, la police et la politique gouvernementale violent les droits » des étudiants.
Responsable d’ateliers à l’École nationale des arts décoratifs, Nadine, la quarantaine, a rejoint le cortège « en solidarité avec les lycéens et les étudiants qui souffrent de la casse et de l’austérité imposée », elle qui travaille dans une « école d’élite où nous ne souffrons pas d’un manque de moyens ».
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11h13
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a annoncé, dans une lettre ouverte consultée par Le Parisien ce matin, l’ouverture des mairies d’arrondissement pour faciliter la mobilisation des lycéens et étudiants. « À Paris, nous ouvrirons les mairies pour que vous puissiez vous réunir, débattre et organiser démocratiquement votre mouvement », déclare l’élu.
« Les maisons du peuple, que sont les mairies d’arrondissement, vous seront donc ouvertes, a-t-il confirmé. On ne peut pas déplorer l’absence d’organisation de cette jeunesse qui lutte et dans le même temps fermer les lycées et les lieux où les Assemblées générales se tiennent. »
L’édile socialiste en a profité pour ajouter que « Paris sera toujours le soutien de celles et ceux qui réclament les moyens de leur émancipation ». Selon les informations du Parisien, l’objectif est de pouvoir concrétiser l’initiative « dès ce soir ou demain ».
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11h05
Le chef des députés socialistes à l’Assemblée, Boris Vallaud, vient d’annoncer sur RMC que son groupe va déposer une proposition de loi contre l’utilisation d’armes mutilantes ou de « pratiques brutales » lors de manifestations impliquant des mineurs. La police ne doit plus avoir recours à « l’utilisation de grenades de désencerclement, de LBD ou de pratiques brutales comme l’étranglement », explique le socialiste.
Un drame de plus, un drame de trop. On ne répond pas à des revendications lycéennes en lançant des grenades !
Le Ministre de l’Intérieur doit s’expliquer devant la représentation nationale sur les consignes données à ses équipes sur le terrain.
Les @socialistesAN demandent son… https://t.co/CNecSP4fR7
Les lycéens sont de nouveau appelés à se mobiliser ce mardi pour défendre leur droit à une éducation de qualité malgré les manœuvres du gouvernement. Partie d’Île-de-France le 28 septembre, la mobilisation gagne toute la France.
Les principales revendications portent sur la question des moyens humains pour faire face aux classes surchargées et au non-remplacement des professeurs absents et celle de la qualité du bâti. Certains établissements peinent à fonctionner en période de canicule ou sont froids l’hiver. Les lycéens réclament également l’abrogation de Parcoursup, outil de sélection d’entrée à l’université particulièrement opaque et discriminant socialement.
Depuis la semaine dernière, le mouvement ne s’arrête pas. 589 lycées étaient perturbés, ce lundi 5 octobre, selon le décompte du Ministère de l’Éducation nationale.
Le gouvernement a fait fermer de nombreux lycées pour tenter d’enrayer le mouvement et invite les enseignants à organiser des cours en distanciel – comme du temps de l’épidémie de Covid -, soumis à un contrôle de l’assiduité.
La question de la doctrine de maintien de l’ordre du gouvernement Lecornu est posée. Lundi à Lens, un lycéen a perdu sa main, arrachée par une grenade de désencerclement. Un autre a perdu un œil le 30 septembre, à Tours, après qu’un policier a fait usage de LBD.
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Fonte: L'Humanité