À Marseille, un couvre-feu instauré pour les mineurs jusqu’à vendredi
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12h25
Après Bordeaux, les restrictions visant les mineurs s’étendent à Marseille. Un couvre-feu doit entrer en vigueur ce mardi à partir de 22 heures dans plusieurs quartiers de la ville, notamment dans l’hyper-centre, selon une source proche du dossier citée par l’AFP. La mesure doit s’appliquer au moins jusqu’à vendredi inclus et concernera les mineurs.
La préfecture des Bouches-du-Rhône doit encore préciser dans l’après-midi son périmètre et ses modalités. Elle entend ainsi prévenir de nouveaux incidents après ceux survenus lors de la mobilisation du 17 octobre.
12h05
Une manifestation lycéenne, qui devait se tenir ce mardi matin sur l’esplanade Charles de Gaulle à Rennes, a été interdite par la préfecture d’Ille-et-Vilaine. « Compte tenu des graves troubles à l’ordre public constatés le 17 octobre et des risques de nouvelles violences que représente cet appel à rassemblement, il est interdit par arrêté préfectoral », a annoncé la préfecture sur son compte X dans la nuit de lundi à mardi.
Informé tardivement de cette interdiction, le responsable départemental de FO, Fabrice Lerestif, a exprimé sa surprise auprès de l’Agence-France Presse, alors même que son syndicat était chargé d’encadrer le rassemblement.
Dans l’hypothèse où le mouvement se maintiendrait, il envisage d’aller à la rencontre des lycéens pour leur adresser « un appel à la prudence », car il craint que les autorités ne réagissent « avec une grande violence ».
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11h55
Après la mobilisation du 17 octobre, la préfecture de Gironde durcit les restrictions à Bordeaux en instaurant un couvre-feu visant spécifiquement les mineurs non accompagnés.
À compter de ce mardi 20 octobre et jusqu’au lundi 26 au matin, ils auront interdiction de circuler entre 22 heures et 7 heures dans plusieurs secteurs du centre-ville, notamment rue Sainte-Catherine, rue de la Porte-Dijeaux et cours de l’Intendance.
11h40
Se mettre en grève ne rime pas forcément avec absence de cours. Ce mardi 20 octobre, sur le parvis du campus Saint-Germain-des-Prés, les étudiants de Paris Cité démarrent leurs universités populaires. Devant les barricades, des bâches ont été installées en hauteur en guise de toit pour braver la pluie.
Une petite cantine populaire pour les élèves mobilisée a aussi été mise en place. « C’est notre troisième semaine de blocus, raconte un étudiant à l’Humanité. Ce n’est jamais arrivé dans notre campus, même pas en mai 1968 ».
11h29
Alors que les universités publiques sont étranglées financièrement, 80 présidents et directeurs d’établissements réclament un milliard d’euros supplémentaire dès 2027 pour enrayer la crise, avant une « programmation pluriannuelle ambitieuse ».
Pour dégager ces moyens, ils proposent notamment de réformer le crédit d’impôt recherche, qui coûte près de 8 milliards d’euros par an à l’État, et de supprimer les aides publiques à l’apprentissage versées à l’enseignement privé lucratif. En 2025, plus de 80 % des universités avaient dû voter un budget déficitaire.
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11h27
La conférence des présidents de l’Assemblée nationale (qui réunit tous les présidents de groupes, en premier lieu, mais aussi les présidents de commissions…) a validé ce mardi matin, sur la proposition de la présidente Yaël Braun-Pivet, la constitution d’une commission d’enquête sur les événements des derniers jours.
Concrètement, c’est la commission des lois qui va se transformer en commission d’enquête parlementaire, comme ç’avait été le cas lors de l’affaire Benalla en 2018. Les travaux de cette commission avaient alors été brusquement interrompus par la présidente macroniste de celle-ci : une certaine… Yaël Braun-Pivet. La France insoumise indique avoir demandé que les oppositions soient représentées par deux rapporteurs, tandis que la « majorité » aura la présidence et un rapporteur.
À l’heure qu’il est, on ne sait pas encore très bien si la commission d’enquête ne va s’occuper que des événements des 17 et 18 octobre ou si elle va remonter jusqu’au début du mouvement lycéen.
Interrogée sur la possibilité que les travaux de cette commission ne se transforment en procès de LFI, vu les attaques venues de la droite et de l’extrême droite ces derniers jours, Mathilde Panot s’est dite sereine. « Laurent Wauquiez avait déjà essayé de monter une commission pour faire notre procès. Le résultat a été une audition de Jean-Luc Mélenchon qui a fait des dizaines de millions de vues. Ils peuvent retenter, ça ne donnera absolument rien. »
Depuis le 17 octobre qui a réuni 800 000 manifestants partout en France et la vague de violences et de pillages dans son sillage, le gouvernement a choisi de réagir sur le seul terrain sécuritaire poussé par les surenchères du reste de la droite et de l’extrême droite. Dans la foulée de l’allocution d’Emmanuel Macron dimanche soir, une panoplie de mesures allant de la prolongation des gardes à vue aux couvre-feux est mise en œuvre tandis que les revendications sociales du mouvement restent sans réponse.
Le ministre de l’Intérieur, dont la responsabilité est mise en cause notamment par la gauche, est toujours en poste après le refus du chef de l’État d’accepter sa démission. Une plainte a été déposée contre lui par le jeune dont la main a été arrachée, samedi à Saint-Étienne, tandis que 4 nouvelles enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN.
Dans un communiqué, la CGT a dénoncé hier « la stratégie du chaos déployée par le gouvernement » et invite les manifestants à garder « le cap sur nos mobilisations » et à rester « mobilisé· es jusqu’à leur satisfaction », notamment lors de la journée de grève du 5 novembre prochain. « Là, on paye cash dix ans de verticalité. Il faut pouvoir avoir les vraies réponses sociales », a également estimé, ce mardi sur France inter, la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon dont le syndicat appelle également au 5 novembre. De leurs côtés, Gilets jaunes et organisations étudiantes ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation dès ce samedi 24 octobre.
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Fonte: L'Humanité