« Tu as beau être élu, tu es une merde comme les autres » : à Orléans, un conseiller PCF insulté, poussé à terre et matraqué par un policier
Por Gaël De Santis — L'Humanité
S’interposant entre policiers et lycéens, Jonathan Bruneau, conseiller communiste d’Orléans a été insulté, puis molesté par un policier. Partout dans le pays, des élus s’interposent pour éviter les violences commises par des membres des forces de sécurité.
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Publié le 1 octobre 2026
Publié le 1 octobre 2026
Gaël De Santis
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Certains policiers n’aiment pas qu’on leur rappelle leurs obligations. À Orléans, un policier a répondu par l’insulte et la matraque à un conseiller municipal communiste. Ce jeudi 1er octobre au matin, Jonathan Bruneau, élu local et métropolitain s’est rendu au lycée Voltaire, du quartier populaire de La Source, afin d’aider les élèves. Avec des enseignants, « nous sommes allés discuter avec les policiers afin de protéger les gamins », témoigne à l’Humanité l’élu PCF, sur le chemin de l’hôpital en vue de faire constater ses blessures.
Un policier « m’a envoyé bouler. Je lui ai répondu qu’on ne pouvait pas parler de la sorte à un élu ». Le policier l’a alors pris par le cou pour lui signifier « tu as beau être élu, tu es une merde comme les autres », rapporte le conseiller municipal. Ce dernier aurait alors demandé à l’agent quel était son RIO, son numéro d’identification. Pour seule réponse, un doigt d’honneur.
Plus tard, un petit feu se déclare, que l’élu et les enseignants tentent d’éteindre, sans y parvenir, faute d’avoir accès à l’extincteur de l’établissement scolaire. Les policiers chargent. « On s’est mis en ligne de défense et nous leur avons demandé pourquoi ils passaient », raconte l’élu.
Les policiers refusent de répondre, indiquant que de toute façon, ils passeraient. Rien n’indiquait que c’était pour faire passer les pompiers. L’agent cité plus haut frappe l’élu avec sa matraque. L’élu tombe à la suite d’une balayette. Il reçoit un coup au thorax et un autre dans le dos. « Les enseignants sont intervenus afin de m’évacuer ».

L’IGPN bientôt saisit
Comme ailleurs, à Orléans, les manifestants se plaignent « de classes surchargées, à 35 élèves par classe et réclament plus de professeurs et de moyens pour l’Éducation nationale », rapporte l’élu de 29 ans qui signale que certains « lycéens n’ont pas de professeur de français alors qu’ils passent le bac cette année ».
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D’autres élus se sont interposés ces derniers jours entre policiers et lycéens, comme Aurélien Le Coq à Lille, ou Paul Vannier, député LFI d’Argenteuil. Il a interpellé le procureur sur le fait qu’un individu s’est présenté face aux lycéens de Julie-Victoire Daubié à Argenteuil comme policier, mais sans moyens de l’identifier.
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Fonte: L'Humanité