Tatoueur jugé pour viols et agressions sexuelles sur 16 clientes : l’accusé retrouvé dans un état grave après une tentative de suicide, le procès suspendu
Por La rédaction — L'Humanité
Le gérant d’un salon de tatouage à Arras, est jugé devant la cour criminelle du Pas-de-Calais depuis vendredi 4 septembre pour des viols et agressions sexuelles sur 16 clientes. Les récits des victimes dépeignent un mode opératoire similaire de l’homme de 54 ans déjà condamné pour agression sexuelle à l’encontre d’une cliente en 2012. Ce jeudi 10 septembre, l’audience a été suspendue après que l’accusé a été retrouvé dans un état grave suite à une tentative de suicide.
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Publié le 4 septembre 2026
Mis à jour le 10 septembre 2026 à 11:38
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La rédaction
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Le gérant d’un salon de tatouage d’Arras est jugé à partir depuis vendredi 4 septembre devant la cour criminelle du Pas-de-Calais, à Saint-Omer, pour des viols et agressions sexuelles sur 16 clientes, des faits qu’il conteste. L’audience a été suspendue ce jeudi 10 septembre, au moins jusqu’à 14 heures, après une tentative de suicide de l’accusé. « L’accusé a été retrouvé pendu dans sa cellule, il a été héliporté à Lille », confirme la présidente Véronique Pair dans la matinée, rapporte La Voix du Nord.
L’homme de 54 ans est accusé du viol de cinq femmes et d’agressions sexuelles sur onze autres, pour des faits commis entre 2006 et 2023 dans le cadre de son activité professionnelle. La quasi-totalité des faits dénoncés se seraient déroulés dans son commerce à Arras. Les faits sont assortis, pour les 16 plaignantes, de la circonstance aggravante d’abus d’autorité.
En octobre 2023, après une plainte déposée par une cliente, le tatoueur avait été interpellé dans son salon, puis mis en examen avant d’être placé en détention provisoire. Tout au long de la procédure, il a contesté les déclarations des plaignantes, les dénigrant et expliquant notamment ces accusations par leur volonté d’obtenir des dommages et intérêts ou par l’influence qu’aurait exercée, selon lui, une concurrence jalouse de son succès.
Déjà condamné pour agression sexuelle en 2012
« Ces femmes ne se connaissaient pas, elles n’avaient pas de contacts entre elles. Notre cliente a été traumatisée de la situation et c’est seulement après un article de presse sur l’affaire qu’elle a osé pousser la porte d’un commissariat », a affirmé pour sa part Emmanuel Riglaire, avocat de l’une des plaignantes, en amont des audiences.
Ces femmes, dont certaines très fragiles, ont décrit aux enquêteurs un mode opératoire similaire. Plusieurs ont expliqué s’être senties tétanisées, notamment par la crainte que le tatoueur leur fasse mal avec son matériel, rate leur tatouage ou leur piercing.
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Elles lui reprochent également d’avoir tenu des propos à caractère sexuel, proposé des prestations gratuites en échange de faveurs, demandé des déshabillages injustifiés et fait usage de brutalité physique. L’homme avait déjà été condamné en 2012 pour une agression sexuelle à l’encontre d’une cliente, alors qu’il exerçait comme tatoueur à Lille.
Il avait été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont six mois assortis d’un sursis probatoire, ainsi qu’à une interdiction d’exercer les activités de tatoueur et de perceur pendant cinq ans. Après cette période, il s’est installé comme tatoueur à Arras, en 2018. Les experts n’ont relevé aucun trouble cognitif. Ils ont en revanche pointé une dangerosité criminologique liée à la récurrence du mode opératoire qui lui est reproché. Son procès doit durer une semaine, avec un verdict attendu vendredi 11 septembre.
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