Stéphane Peu va interpeller le premier ministre sur le mouvement lycéen

0

L'Humanité

En ce moment

Direct en cours

L’essentiel

 

 

 

L’essentiel

 

 

 

13h18

Deux jeunes de 18 et 19 ans ont été condamnés ce lundi 5 octobre par le tribunal correctionnel de Strasbourg. Selon le quotidien, les Dernières Nouvelles d’Alsace, les deux jeunes participaient à une manifestation devant un lycée de leur ville, ce vendredi 2 octobre, et ont lancé une bouteille d’eau et une pierre en direction d’un policier.

À l’audience, le juge a rappelé qu’il y a deux semaines, le jeune de 19 ans a été condamné pour extorsion avec violence et outrage envers une policière. « Vous ne vous êtes pas dit qu’il fallait éviter les embrouilles ? », a demandé la présidente du tribunal, citée par  France 3 Grand Est. Les deux jeunes expliquent avoir pris peur face à l’arrivée du policier concerné.

Le plus âgé, qui a lancé la bouteille, est condamné à cinq mois de prison sous un bracelet électronique. Le deuxième écope de huit mois de prison avec sursis. Pendant ce temps, les policiers à l’origine de mutilations d’enfants dans le cadre des mobilisations en cours ne sont pas condamnés. Une justice à deux vitesses…

13h07

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a exprimé, mardi, sa « vive inquiétude » sur le « recours disproportionné à la force » contre les lycéens et étudiants mobilisés. L’instance appelle, en réaction, le gouvernement « à renforcer le dialogue avec la jeunesse » et à « garantir l’exercice de leurs droits ».

« En sa qualité d’institution nationale des droits de l’homme », la CNCDH souligne, dans son communiqué, que « la gestion des contestations lycéennes exige avant tout mesure, écoute et strict respect des libertés fondamentales ». C’est pourquoi la commission « met en garde » contre « la tentative d’assimiler l’ensemble du mouvement lycéen aux violences illégitimes qui peuvent être commises en marge des manifestations, et ainsi justifier une répression exacerbée ».

« Il n’est pas censé lever son arme vers des lycéens » : à Clichy, les élèves du lycée René Auffray face aux violences policières

12h58

Stéphane Peu, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, annonce qu’il va interpeller le premier ministre sur le mouvement lycéen lors de la première séance de questions au gouvernement de la rentrée, ce mardi 6 octobre.

« Depuis dix ans, la macronie n’a jamais écouté le peuple quand il s’est exprimé », rappelle-t-il en citant les gilets jaunes, le mouvement contre la réforme des retraites de 2023 et aujourd’hui la jeunesse. « La réponse, c’est la répression policière ! J’ai vu en Seine-Saint-Denis les actes commis par les forces de l’ordre, dont certains d’entre eux sont complètement injustifiables », explique le député communiste devant la presse. Appelant à cesser la répression, Stéphane Peu vise Laurent Nunez, le ministre devant l’intérieur, qui se « comporte de manière honteuse en refusant de s’excuser auprès des familles des enfants blessés. (…) On se demande s’il ne candidate pas à être le ministre de l’Intérieur de Marine Le Pen ! »

12h45

Lors de la présentation ce mardi de son « plan jeunesse », le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, s’est indigné de « la répression extrêmement grave et inacceptable » du mouvement lycéen, mais aussi des « violences issues d’individus isolés ».

Le chef de file des communistes ajoute : « Aucun gouvernement ne devrait jeter des grenades contre ses enfants. Aucun pays ne devrait envoyer des forces de l’ordre charger sa jeunesse. » Fabien Roussel a enfin exhorté à « s’attaquer aux causes profondes de la colère lycéenne ».

« Si tu te fais agresser par trois blédards qui veulent te violer et qu’on te gaze avec, tu vas dire quoi ? » : un policier de Perpignan agresse une lycéenne et une enseignante

12h30

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé que « les revendications lycéennes (sont) en train d’être traitées ». Le ministre a notamment annoncé le lancement, depuis lundi, sur agora.gouv, d’une plateforme « où chaque lycéen va pouvoir poser sa contribution ».

Elle est ouverte jusqu’au 23 octobre et pose deux questions ouvertes, sur les « principales difficultés » rencontrées dans les lycées et ce qui « devrait changer ou être amélioré pour mieux apprendre ». Près de 1 700 contributions ont été enregistrées mardi matin.

Les réponses sont anonymes par défaut, mais les personnes qui participent peuvent préciser le nom de leur établissement. Il n’est pas demandé de compte ou de prouver que l’on est bien lycéen pour participer. Le ministère doit organiser une « restitution nationale » fin octobre.

« Le gouvernement laisse pourrir la situation en mettant en danger les lycéens », dénonce Bastien Bonnargent, secrétaire général des Jeunes Communistes

12h15
Reportage

Ce matin, le Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) du Pas-de-Calais a organisé un rassemblement devant la gare de Lens en guise de soutien à Evan, le jeune de 15 ans dont la main a été arrachée la veille par une grenade lancée par un policier.

Julien, militant au MJCF, était présent hier au lycée Auguste Behal, où le drame s’est déroulé : « Le rassemblement était plutôt pacifique jusqu’à ce que les autorités arrivent. Elles ont nassé un groupe de lycéens, et un policier a lancé une grenade dans le tas. Elle a explosé dans la main d’Evan ».

Mouvement lycéen : à Lens, un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade de désencerclement, l’IGPN saisie

Michèle Carbonnier Ben Azouz, élue municipale du PCF, est venue soutenir l’initiative du MJCF. « Ce qui est arrivé est terrible. Nous n’avons jamais connu un tel degré de violence, se désole la communiste. Ce gamin n’a plus d’avenir, il est en lycée professionnel et doit donc utiliser ses mains. Il est handicapé vie. »

Les communistes regrettent le peu de personnes présentes au rassemblement. La cause ? Tous les cours sont passés en distanciel. Les lycéens restent de fait chez eux. Pour les militants, il s’agit d’une manière pour le préfet et l’académie de casser le mouvement.

Les lycéens sont de nouveau appelés à se mobiliser ce mardi pour défendre leur droit à une éducation de qualité malgré les manœuvres du gouvernement. Partie d’Île-de-France le 28 septembre, la mobilisation gagne toute la France.

Les principales revendications portent sur la question des moyens humains pour faire face aux classes surchargées et au non-remplacement des professeurs absents et celle de la qualité du bâti. Certains établissements peinent à fonctionner en période de canicule ou sont froids l’hiver. Les lycéens réclament également l’abrogation de Parcoursup, outil de sélection d’entrée à l’université particulièrement opaque et discriminant socialement.

Depuis la semaine dernière, le mouvement ne s’arrête pas. 589 lycées étaient perturbés, ce lundi 5 octobre, selon le décompte du Ministère de l’Éducation nationale.

Le gouvernement a fait fermer de nombreux lycées pour tenter d’enrayer le mouvement et invite les enseignants à organiser des cours en distanciel – comme du temps de l’épidémie de Covid -, soumis à un contrôle de l’assiduité.

La question de la doctrine de maintien de l’ordre du gouvernement Lecornu est posée. Lundi à Lens, un lycéen a perdu sa main, arrachée par une grenade de désencerclement. Un autre a perdu un œil le 30 septembre, à Tours, après qu’un policier a fait usage de LBD.

Pour en savoir plus :

Accueil

Articles les plus lus dans cette rubrique

Jean Castex stoppera-t-il la balkanisation de la SNCF Voyageurs, la poule aux œufs d’or du groupe ?

Mouvement lycéen : François Ruffin et Dominique de Villepin se mettent d’accord sur cinq propositions

À Saint-Pierre-des-Corps, le policier et élu RN qui a fauché un jeune à moto était déjà visé par une plainte pour « violences avec arme »

Articles les plus lus dans cette rubrique

Jean Castex stoppera-t-il la balkanisation de la SNCF Voyageurs, la poule aux œufs d’or du groupe ?

Mouvement lycéen : François Ruffin et Dominique de Villepin se mettent d’accord sur cinq propositions

À Saint-Pierre-des-Corps, le policier et élu RN qui a fauché un jeune à moto était déjà visé par une plainte pour « violences avec arme »

Nos Rubriques

Nos thèmes

Nos services

Fonte: L'Humanité

Deixe um comentário

O seu endereço de email não será publicado. Campos obrigatórios marcados com *