Principal et professeure blessés, jeune interpellé, parquet antiterroriste saisi… Ce que l’on sait de la fusillade au collège d’Aubagne

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Por La rédaction avec AFP — L'Humanité

Le principal du collège Joseph-Lakanal d’Aubagne (Bouches-du-Rhône) et une professeure ont été blessés par balles, ce lundi 12 octobre, a-t-on appris de source policière, précisant que le pronostic vital des victimes n’était pas engagé. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé ce mardi se saisir de l’enquête. Le jeune de 14 ans interpellé la veille pourrait appartenir à la mouvance True Crime Community, glorifiant les tueries de masse.

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Publié le 12 octobre 2026
Mis à jour le 13 octobre 2026 à 15:02

Publié le 12 octobre 2026
Mis à jour le 13 octobre 2026 à 15:02

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Les faits n’ont, à ce stade, « aucun lien avec les mouvements des lycées, ce collège n’étant pas concerné par les blocages », a fait savoir une source proche du dossier au « Parisien ».
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Le principal du collège Joseph-Lakanal d’Aubagne (Bouches-du-Rhône) et une professeure ont été blessés par balles, ce lundi 12 octobre, et un jeune de 14 ans a été interpellé. Le pronostic vital des victimes n’était pas engagé. Les deux personnels de l’Éducation nationale ont été touchés aux membres inférieurs. Le parquet indique que l’assaillant a tiré, dans une classe, sur le tableau.

Selon la mairie d’Aubagne, c’est le conseiller principal d’éducation (CPE) qui a désarmé l’assaillant, scolarisé en classe de troisième, dans le couloir. Dans un premier temps, le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour « tentatives d’assassinats ». Le père de l’assaillant a été placé en garde à vue pour comprendre les raisons pour lesquelles le jeune homme s’est retrouvé en possession d’un fusil de chasse.

Ce mardi 13 octobre, le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé mardi se saisir de l’enquête sur cette fusillade dont l’auteur présumé pourrait adhérer à la mouvance True Crime Community, glorifiant les tueries de masse. L’enquête est ouverte pour « tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes et infractions à la législation sur les armes, en relation avec une entreprise terroriste », précise le Pnat dans son communiqué.

Les premières investigations réalisées, « notamment l’exploitation des supports numériques du mineur, mettent en évidence la probable adhésion à la mouvance True Crime Community (TCC) ainsi que l’inscription de l’action criminelle intervenue au sein de son établissement scolaire dans cette idéologie », détaille-t-il également.

Nunez et Geffray sur place

Le chef d’établissement a été touché par un tir de fusil de calibre 12. Le contexte des tirs n’a pas été précisé. Les faits n’ont « aucun lien avec les mouvements des lycées, ce collège n’étant pas concerné par les blocages », avait rapidement fait savoir une source proche du dossier au Parisien. « Ne faisons pas d’amalgame », a alors réagi le Mouvement national lycéen (MNL) des Bouches du Rhône.

Selon le préfet, le tireur « n’est pas connu pour des faits de délinquance, de radicalisation ». « Il y a toute une série d’hypothèses qui vont être exploitées (…) On nous a peut-être parlé de harcèlement (…). Tout ceci va être analysé et le mobile, à l’heure qu’il est, n’est pas encore établi », avait également indiqué, peu après les faits, la procureure adjointe de Marseille Audrey Jouaneton.

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Les ministres de l’Intérieur Laurent Nuñez et de l’Éducation Édouard Geffray étaient sur place lundi en fin d’après-midi. Quelques heures plus tôt, Édouard Geffray avait déjà fait part, sur X, d’une « nouvelle attaque » face à laquelle « l’éducation nationale sera, comme toujours, unie et forte, autour d’une communauté éducative durement éprouvée », avant de dénoncer « cet acte inadmissible (qui) témoigne une nouvelle fois du développement d’une violence débridée dans notre société ».

« Le premier ministre a demandé au ministre de l’Intérieur et au ministre de l’Éducation de se rendre à Aubagne où ce matin un collégien a tiré sur le principal du collège et sur une professeure, avec une arme à feu », ont, de leurs côtés, détaillé les services de Matignon dans un message à la presse. Le président de la République Emmanuel Macron a salué le « sang-froid et la réaction exemplaire de l’équipe éducative » qui a « permis d’éviter le pire ».

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Fonte: L'Humanité

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