« Pour ces femmes trans, c’est une nécessité de se regrouper pour survivre dans ce monde », explique Abinash Bikram Shah, le réalisateur des « Éléphants dans la brume »

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Por Pierre BarbanceyL'Humanité

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Le cinéma népalais existe en dehors de Bollywood. La preuve par ce film d’Abinash Bikram Shah primé à Cannes, dans lequel une communauté transgenre, les Kinnars, se retrouve aux prises avec la fausse tolérance des villageois.

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Réalisateur népalais, Abinash Bikram Shah a reçu le prix du Jury dans la section officielle Un certain regard, lors du dernier Festival de Cannes, pour son premier long-métrage, Les Éléphants dans la brume. Il nous plonge dans un village népalais – niché au cœur d’une forêt peuplée d’éléphants sauvages – où vit une communauté kinnar (femmes transgenres).

Le film suit Pirati, l’une des mères du groupe, qui veut s’affranchir par amour pour un homme, malgré les interdits. Un conte bien réel, qui se transforme en drame pour ces femmes craintes pour leurs pouvoirs mystiques, mais tolérées à condition qu’elles ne se mêlent pas à la vie des habitants. Comme les éléphants.

Quelle est la genèse de votre film ?

Abinash Bikram Shah

Réalisateur népalais

C’était en 2020, pendant le confinement lié au Covid dans notre pays, une période terrible. Pour échapper à cette angoisse, je regardais énormément de films, de vidéos TikTok. Je suis tombé sur celles de ces femmes trans. Elles étaient…

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« Pour ces femmes trans, c’est une nécessité de se regrouper pour survivre dans ce monde », explique Abinash Bikram Shah, le réalisateur des « Éléphants dans la brume »

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