Nationalisation, partage de richesses… Le « match retour » entre Fabien Roussel et Patrick Martin, président du Medef

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Por Stéphane GuérardL'Humanité

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Nationalisations et nouveau partage des richesses en faveur des salariés contre diminution de la fiscalité sur les entreprises et baisses des cotisations patronales finançant la Sécu. Le duel entre le candidat communiste à la présidentielle et le patron des patrons a mis en lumière deux projets politiques aux antipodes l’un de l’autre.

Ils sont arrivés tout sourire. Ils sont repartis crispés. Après avoir été invité à débattre « dans un état d’esprit respectueux » à l’université d’été du Medef fin août, Fabien Roussel a proposé à Patrick Martin un « match retour » à la Fête de l’Humanité.

Défi relevé par le patron des patrons, qui a donc participé à sa troisième Fête de l’Humanité d’affilée, « parce que la situation actuelle du pays mérite des débats respectueux, argumentés, conclusifs ou pas ». Le moins que l’on puisse dire est que les mesures proposées lors de ce mano a mano entre le secrétaire national du Parti communiste français, candidat à la présidentielle, et le président du Medef (Mouvement des entreprises de France) n’ont pas du tout convergé.

Après un été marqué par des canicules records et dramatiques, s’il y avait une mesure d’urgence à prendre dès cette rentrée, quelle serait-elle pour vous, Patrick Martin ?

Patrick Martin : Notre pays doit dès la rentrée déclencher une forme de plan Orsec pour sa jeunesse. Je suis profondément choqué de voir que le taux de chômage des jeunes se rapproche de 22 % – deux fois plus que la moyenne européenne – et que leur taux d’emploi n’atteint que de 35 %, alors qu’il est de 51 % en Allemagne et même 75 % aux Pays-Bas.

On ne peut plus tolérer cette situation qui a des conséquences humaines, sociales, sociétales et économiques, pour la croissance de notre pays et le financement de notre régime social. La jeunesse est la priorité du Medef. Je consacre un livre sur le sujet qui sort jeudi 17 septembre.

Fabien Roussel : Durant la canicule, qui a fait 8 000 morts, ceux qui ont le plus souffert sont comme toujours les plus vulnérables, les plus éloignés des services publics, qui vivent dans des logements pas isolés, sans climatisation. Les riches, eux, ne meurent jamais d’une canicule.

Canicule : pourquoi il fait plus chaud pour les pauvres

Et quand je vois en cette rentrée tous ces Français faire la queue à la pompe à essence pour du gazole à 2,20 euros le litre, quand je vois que les prix des fruits et légumes…

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