Main arrachée à Saint-Étienne : une plainte déposée contre Laurent Nuñez
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09h25
L’avocat du mineur qui a eu la main arrachée par une grenade à Saint-Étienne ce week-end a annoncé ce lundi soir le dépôt de deux plaintes. L’une contre l’auteur du tir, l’autre contre Laurent Nuñez pour « complicité de violences aggravées, par instructions ». L’avocat, Me Yassine Bouzrou, reproche au ministre de l’Intérieur d’avoir réintroduit l’usage de grenades assourdissantes.
Violences du 17 octobre : police, casseurs, gouvernement… Qui sont les véritables incendiaires ?
09h20
Les enquêtes de l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) continuent de tomber. À Mulhouse, une manifestante de 17 ans a perdu l’usage de son œil gauche. Du côté de Saint-Étienne, un autre adolescent du même âge a eu la main arrachée à cause d’une grenade. La « police des polices » a ouvert quatre nouvelles enquêtes après des violences survenues ces samedi 17 et dimanche 18 octobre dans plusieurs villes de France, en marge de la mobilisation contre la vie chère.
Main arrachée à Saint-Étienne : l’inspection générale de la gendarmerie co-saisie avec l’IGPN
09h10
Interrogé par TF1 ce lundi 19 octobre, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé avoir envoyé « une instruction à tous les parquets de France pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée ». Cette mesure permettra de faire basculer les gardes à vue de 48 à 72 heures.
Le garde des Sceaux souhaite recourir aux géolocalisations, aux écoutes téléphoniques ainsi qu’à la reconnaissance faciale « pour identifier ceux qui revendiquent des violences et des pillages, notamment sur les réseaux sociaux ». En clair : le gouvernement souhaite surveiller, traquer et réprimer afin d’affaiblir le mouvement en cours.
J’ai envoyé ce matin une instruction à tous les parquets de France pour leur demander de retenir les qualifications de criminalité organisée face à ces actes extrêmement graves.
Sous ce régime, les gardes à vue pourront être prolongées jusqu’à 72 heures, des géolocalisations et… pic.twitter.com/YyRrMG3bCe
09h00
Suite à l’annonce du Premier ministre Sébastien Lecornu, les premiers couvre-feux sont entrés en vigueur lundi soir dans plusieurs villes de France. À Paris, Lyon, Bordeaux, Lille ou encore Nice, les couvre-feux ont débuté entre 20 heures et 22 heures dans certains quartiers de ces métropoles. Pour Lille, Bordeaux et Nice, seuls les mineurs sont concernés par ces mesures.
« Les couvre-feux ciblés ont contribué au calme de cette nuit », a assuré Sébastien Lecornu ce mardi 20 octobre sur le réseau social X. « Ce soir, de nouveaux couvre-feux seront décidés là où la situation le nécessite. Ces décisions seront prises sur le terrain, par les préfets, en lien avec les maires », a-t-il ajouté.
Les couvre-feux ciblés ont contribué au calme de cette nuit.
Je remercie les policiers et les gendarmes qui ont veillé à leur application, ainsi que les préfets pour leur mobilisation.
Ce soir, de nouveaux couvre-feux seront décidés là où la situation le nécessite. Ces…
Depuis le 17 octobre qui a réuni 800 000 manifestants partout en France et la vague de violences et de pillages dans son sillage, le gouvernement a choisi de réagir sur le seul terrain sécuritaire poussé par les surenchères du reste de la droite et de l’extrême droite. Dans la foulée de l’allocution d’Emmanuel Macron dimanche soir, une panoplie de mesures allant de la prolongation des gardes à vue aux couvre-feux est mise en œuvre tandis que les revendications sociales du mouvement restent sans réponse.
Le ministre de l’Intérieur, dont la responsabilité est mise en cause notamment par la gauche, est toujours en poste après le refus du chef de l’État d’accepter sa démission. Une plainte a été déposée contre lui par le jeune dont la main a été arrachée, samedi à Saint-Étienne, tandis que 4 nouvelles enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN.
Dans un communiqué, la CGT a dénoncé hier « la stratégie du chaos déployée par le gouvernement » et invite les manifestants à garder « le cap sur nos mobilisations » et à rester « mobilisé· es jusqu’à leur satisfaction », notamment lors de la journée de grève du 5 novembre prochain. « Là, on paye cash dix ans de verticalité. Il faut pouvoir avoir les vraies réponses sociales », a également estimé, ce mardi sur France inter, la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon dont le syndicat appelle également au 5 novembre. De leurs côtés, Gilets jaunes et organisations étudiantes ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation dès ce samedi 24 octobre.
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