Le réchauffement climatique va-t-il avoir la peau des manchots à jugulaire, la plus grande colonie de la planète ?

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Por Antoine Portoles — L'Humanité

Le réchauffement climatique anthropique risque d’avoir la peau des manchots à jugulaire de l’île Zavodovski, dans l’archipel des îles Sandwich du Sud, en Antarctique. Une étude alerte sur leur déclin et la responsabilité de l’Homme.

Environnement

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Publié le 19 octobre 2026

Publié le 19 octobre 2026

Antoine Portoles

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La chaîne alimentaire est profondément perturbée par la hausse des températures océaniques, et le krill, principale source de nourriture des palmipèdes, se raréfie.
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La plus grande colonie de manchots à jugulaire du monde risque l’extinction en Antarctique, et ce n’est pas seulement à cause de ses crottes. En l’espace de seulement quatorze ans, le nombre de ces oiseaux marins a été réduit de deux tiers sur l’île Zavodovski, dans l’archipel des îles Sandwich du Sud. D’environ 1,09 million en janvier 2011, ils étaient 402 000 en 2025.

Si une étude publiée le 7 octobre dernier a effectivement conclu que leurs déjections pourraient accélérer la fonte des neiges sur le littoral, une seconde, datant du même jour, a rappelé que le réchauffement climatique anthropique est le premier responsable du drame.

Raréfaction du krill

La chaîne alimentaire est profondément perturbée par la hausse des températures océaniques, et le krill, principale source de nourriture des palmipèdes, se raréfie, victimes de la surpêche et contraints à la migration vers le sud à la recherche d’eaux plus froides. Preuve de cet impact, la population des gorfous dorés a, elle, augmenté dans la région, précisément car leur alimentation est plus variée et donc moins vulnérable aux variations de disponibilité du krill.

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Si rien n’est fait pour les manchots à jugulaire, le déclin pourrait s’étendre à l’ensemble du chapelet d’îles, où vivent 38 % de la population mondiale de cet animal. Raison pour laquelle les chercheurs exhortent l’Union internationale de conservation de la nature à relever le statut de conservation de l’espèce de « préoccupation mineure » à « en danger ».

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Fonte: L'Humanité

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