La Roumanie sans premier ministre depuis deux mois, l’extrême droite en tête des sondages
Por Vadim Kamenka — L'Humanité
Depuis le mois de mai, la Roumanie n’arrive pas à former un gouvernement. Le président Nicusor Dan a proposé au Parlement un nouveau candidat, mercredi 30 septembre : le libéral-conservateur Siegfried Muresan, largement battu. Il a promis un nouveau nom, lundi, pour éviter des élections anticipées favorables à l’extrême droite.
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Publié le 2 octobre 2026
Publié le 2 octobre 2026
Vadim Kamenka

© Yurii Rylchuk/Ukrinform via ZUMA Press Wire
Malgré deux mois de vacances parlementaires, la crise politique s’enracine en Roumanie. Après des semaines de tractations, le parlement a rejeté, mercredi 30 septembre, la candidature du député européen, libéral-conservateur, Siegfried Muresan (Parti national libéral, PNL) au poste de premier ministre.
Vice-président du PPE, il n’a obtenu que 182 voix, loin des 233 suffrages nécessaires. Les deux partis qui disposent ensemble de 218 sièges sur 464 au Parlement ont voté contre l’investiture de son gouvernement : les sociaux-démocrates du PSD et la formation d’extrême droite, Alliance pour l’unité des Roumains (AUR).
L’extrême droite réclame des législatives
Le pays ne dispose toujours pas de gouvernement depuis le 5 mai et la chute du gouvernement libéral d’Ilie Bolojan après une motion de censure lancée par le PSD et le parti AUR.
C’est la deuxième fois que le parlement rejette un candidat proposé par le président Nicusor Dan. Selon les médias roumains, Siegfried Muresan n’avait aucune chance sans le soutien des sociaux-démocrates qui espéraient au moins des portefeuilles.
Ce nouveau revers pose désormais la perspective d’élections anticipées. Un scrutin réclamé par l’extrême droite, actuellement en tête des sondages. Nicusor Dan l’a pour l’instant exclu et pourrait finalement proposer, lundi, un troisième candidat au poste de premier ministre issu du PSD, le plus probablement, Sorin Grindeanu.
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Deux autres noms sont avancés : Alexandru Nazare, ancien ministre des Finances, ou Luca Niculescu, ex-ambassadeur roumain en France. Cela dépendra des discussions avec les dirigeants des partis parlementaires. L’hémicycle reste fragmenté entre les trois forces politiques majeures : les sociaux-démocrates, la droite libérale et l’extrême droite.
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La Roumanie sans premier ministre depuis deux mois, l’extrême droite en tête des sondages
Fonte: L'Humanité