La jeunesse communiste lance des cahiers de doléances contre Parcoursup
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14h43
Dans le même temps que le lancement du deuxième acte du mouvement lycéen, le Mouvement Jeunes Communistes de France lance ce 1er octobre des cahiers de doléances contre Parcoursup. Les témoignages recueillis seront rassemblés et analysés pour impulser des actions concrètes aux échelles locale et nationale.
« Face à un gouvernement qui campe sur ses positions concernant la plateforme d’admission post-bac, nous prenons le problème à bras-le-corps : une fois la parole recensée, l’idée est de mettre en place une solidarité active », soutient Nadja Cea, coordinatrice nationale du MJCF.
Le mouvement projette ainsi de déployer plusieurs initiatives. Dès le début de l’année 2027, au moment des premières phases de vœux au sein de la plateforme, les jeunes communistes organiseront des forums d’orientation pour accompagner les lycéens. Les projets futurs naîtront des témoignages.
« Les jeunes doivent avoir des perspectives d’avenir » : la jeunesse communiste lance des cahiers de doléances contre Parcoursup
14h39
Sur France Info, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet estime que Sébastien Lecornu se comporte en « pyromane » avec sa proposition de budget pour 2027. « Alors que nos lycées sont en feu, au sens propre comme figuré, le budget contient une provocation supplémentaire en installant des frais d’inscription pour les BTS et les étudiants en classe prépa », fustige-t-elle.
Frais d’inscription multipliés par 5, prêts étudiants… Les propositions indécentes des Assises de l’enseignement supérieur
14h33
Dans un communiqué, la Ligue des droits de l’Homme/droits humains souligne que « la seule réponse à cet engagement parfaitement légitime de jeunes citoyennes et citoyens a été la répression, des interventions violentes, des gardes à vue massives, dont des enfants de 14 ans ! »
La LDH « dénonce depuis plusieurs années un maintien de l’ordre brutal, qui ne respecte ni la liberté de manifestation ni la liberté d’expression ». « La mobilisation de cette jeunesse contre le manque de moyens et pour bénéficier d’une éducation effective doit trouver une réponse politique et non policière » poursuit l’association.
La LDH dénonce par ailleurs l’instruction du ministre de l’Intérieur selon laquelle « l’usage proportionné de la force ne doit jamais inhiber l’action pour rétablir l’ordre ». Cette instruction, selon la LDH, « donne une justification inadmissible à ces violences policières quand il aurait fallu au contraire appeler à la retenue, particulièrement s’agissant d’enfants. Cette répression brutale est contraire aux principes d’un État démocratique ».
La LDH annonce s’employer, avec ses partenaires, à documenter les violences commises, pour une saisine du Défenseur des droits.
Tuer sans être inquiété : le futur de la police en France ? Associations et collectifs se mobilisent
13h44
Sébastien Lecornu a demandé jeudi à ses ministres de renoncer à leurs déplacements dans les prochains jours en raison du mouvement de blocage mené par des lycéens, afin de laisser les préfets gérer la situation, a rapporté son entourage.
« Au regard de l’évolution de la mobilisation aux abords des lycées et universités, il est nécessaire d’annuler ou reporter ultérieurement vos VO (voyages officiels, NDLR) prévus cette semaine et en début de semaine prochaine, afin que les préfectures concentrent leurs moyens à la gestion de la situation » et non à ces déplacements, a écrit le premier ministre aux membres de son gouvernement. Une réunion interministérielle de crise se tient en ce moment au ministère de l’Intérieur.
La colère des lycéens va-t-elle être l’étincelle ?
13h15
La circulation des bus, tramways et métros a été interrompue jeudi à Marseille en raison « des déprédations et des agressions de conducteurs » survenues dans la matinée sur le réseau, en marge du mouvement des lycées, a annoncé la Régie des transports métropolitains (RTM).
Selon la RTM, un bus a été incendié devant le Lycée La Floride, dans le 14e arrondissement de Marseille. Le chauffeur a pu prendre la fuite avant d’être blessé par les flammes. Un agent de la RTM a également été agressé.
« L’exploitation reprendra dès que les conditions le permettront, en lien avec les forces de l’ordre », a précisé la RTM, dans un communiqué, ajoutant que l’exploitation du tramway d’Aubagne est également interrompue.
Des images sur les réseaux sociaux montrent qu’un camion des marins-pompiers a été incendié devant le lycée Saint-Exupéry, contraignant ses occupants à l’abandonner. Un pompier aurait été blessé, selon la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.
12h49
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a dénoncé jeudi « l’irresponsabilité totale du gouvernement » dans la gestion du mouvement de blocage des lycées, et appelé « au calme de toute part », soulignant que « dans notre République, on ne tire pas sur nos enfants ».
Il demande au premier ministre Sébastien Lecornu et au ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray de « recevoir dès aujourd’hui les représentants des syndicats lycéens et enseignants pour entendre leurs légitimes revendications et y apporter des réponses concrètes ».
« Il n’est pas censé lever son arme vers des lycéens » : à Clichy, les élèves du lycée René Auffray face aux violences policières
Les lycéens continuent d’occuper et de bloquer de plus en plus d’établissements, ce jeudi, pour réclamer de meilleures conditions d’enseignement, le remplacement des professeurs absents et dénoncer l’état de délabrement de certains locaux.
Le mouvement de mobilisation ne cesse de s’étendre. Parti d’Île-de-France le 28 septembre, il gagne toute la France désormais avec Marseille, Strasbourg, Nantes, Toulouse, Rennes… Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a même reconnu, mercredi que la protestation faisait tache d’huile : 356 établissements partout en France mercredi, contre 338 mardi.
Face à un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, le pouvoir a décidé de jouer la répression et la désinformation, pour casser la mobilisation. Aucune réponse n’a été apportée aux demandes d’une jeunesse qui voit son avenir se dégrader.
Dans l’impasse, le gouvernement voit désormais les facultés rejoindre le mouvement social. Selon l’Union étudiante, une trentaine de campus étaient bloqués ce matin à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Reims, Poitiers ou encore Nanterre. Ils ont appelé à rejoindre le blocus des lysées afin de revendiquer des moyens également pour l’enseignement supérieur et lancer une nouvelle journée commune de manifestation pour le mardi 6 octobre.
Le ministère de l’Éducation nationale parle de « troubles inédits » et ne donnait mercredi que les chiffres des blessés : 85 élèves et 34 personnels – soit 119 personnes – depuis le début du mouvement. Pas un mot sur les violences policières dont de multiples témoignages attestent pourtant.
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Fonte: L'Humanité