Japon : Okinawa passe à droite et garde ses bases militaires états-uniennes
Por Axel Nodinot — L'Humanité
Après huit ans d’une assemblée d’opposition, l’archipel japonais se dote d’un gouverneur soutenu par le pouvoir nationaliste, et ardent défenseur de la présence militaire états-unienne.
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Publié le 14 septembre 2026
Publié le 14 septembre 2026
Axel Nodinot
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© Yuki Honma/Jiji Press/ABACAPRESS.COM
La peur est l’un des leviers préférés des politiciens, surtout des plus populistes. Au Japon, la première ministre, Sanae Takaichi a, même si sa cote de popularité est en baisse, réussi à imprimer l’idée d’une « menace chinoise » dans la tête de ses compatriotes.
Nouvelle preuve ce dimanche 13 juillet avec l’élection du gouverneur d’Okinawa, cet archipel méridional japonais qui accueille plus de 25 000 soldats états-uniens, et tous les problèmes de violences et violences sexuelles qui vont avec.
Après deux mandats de quatre ans, le gouverneur Denny Tamaki, pacifiste, opposé aux bases militaires états-uniennes et soutenu par les partis de la gauche japonaise, perd son poste. Cela au profit de Genta Koja, un conservateur en faveur de la militarisation d’Okinawa, soutenu par le Parti libéral-démocrate (PLD) de Sanae Takaichi. Mais aussi par les partis d’extrême droite tels que le Sanseito, mouvement révisionniste et nostalgique de l’empire colonial.
Malgré la rétrocession, les États-Unis n’ont jamais quitté l’archipel
Sayonara donc («adieu », en japonais) aux préoccupations des pacifistes de l’archipel, qui voient certaines de leurs filles se faire violer par des soldats américains. Durant sa campagne, Genta Koja a largement plaidé pour une continuation de leur présence, et pour le transfert d’une base militaire vers la ville de Nago. Il a aussi promis une hausse du pouvoir d’achat, dans l’une des régions les plus pauvres du Japon.
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Okinawa a été rétrocédé au pays en 1972 par les États-Unis, qui n’ont jamais quitté l’archipel. Après huit ans d’opposition, le gouvernement nationaliste remet la main sur la préfecture. Au plus grand bonheur de Washington, mais au mépris de la paix.
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Fonte: L'Humanité