« Il n’y a pas un euro pour les plans d’urgence réclamés par les syndicats », critique Éric Coquerel
L'Humanité
En ce moment
Direct en cours
L’essentiel
L’essentiel
13h53
Venu en soutien aux élèves et enseignants mobilisés, lycée Paul-Éluard (Saint-Denis), le député insoumis Éric Coquerel « a toujours considéré que la France insoumise avait à la fois une position dans les assemblées et un rôle de soutien aux luttes sociales et à la jeunesse ». L’élu se réjouit, auprès de l’Humanité, d’observer « de plus en plus de mobilisations de la jeunesse, sous des formes multiples ».
Éric Coquerel y voit « le reflet du fait que les jeunes sont à 40 % favorables à Jean-Luc Mélenchon » dans les sondages. L’élu explique cette politisation par la multiplicité des causes, de « la mobilisation pour la Palestine à la lutte contre le “permis de tuer” ».
Interrogé sur le budget prôné par Sébastien Lecornu, Éric Coquerel rappelle qu’il « n’y a rien » pour l’Éducation nationale. « Au contraire si l’on tient compte d’une inflation de 2 %, les budgets de l’Éducation vont baisser, fustige-t-il. Il n’y a pas un euro pour les plans d’urgence réclamés par les syndicats. »
Budget 2027 : « On essaie encore de nous faire peur avec la dette », dénonce Éric Coquerel
13h42
Plusieurs milliers de pompiers sont actuellement réunis place d’Italie, à Paris, pour exiger une hausse de leur budget de leurs effectifs. « Nous ne sommes pas mobilisés pour une revalorisation salariale, mais pour défendre les services publics, explique Xavier Boy, représentant de l’intersyndicale. Les pompiers souhaitent que chaque citoyen ayant besoin de secours puisse avoir une réponse la plus rapide et la plus efficace. Aujourd’hui, le compte n’y est pas. »
Il ajoute : « La situation est grave et je pense que les citoyens l’ont compris avec ce que nous avons vécu au Porge et ailleurs cet été. De nombreux habitants ont perdu leurs maisons. Il faut que l’argent des impôts aille vraiment là où on a besoin : protéger les citoyens. »
Le cortège de l’intersyndicale doit s’élancer vers 14 heures, avant de converger avec celui de la fonction publique. Une délégation de pompiers devrait être reçue par le ministère de l’Intérieur à partir de 15 heures.
Le Porge et les communes ravagés par les incendies en Gironde attaquent en justice : « les réponses de l’État sont trop longues »
13h25
Le taux de grévistes atteint 13,71 % chez les enseignants, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Éducation nationale. Le taux s’élève, dans le détail, à 15,83 % dans les collèges, un peu plus de 10 % dans les lycées généraux et technologiques et 7,75 % dans les lycées professionnels. Les vies scolaires sont davantage mobilisées, avec 27,39 % de grévistes.
Le Snes-FSU avance de son côté un taux supérieur à 38 % parmi les personnels. Du côté des lycéens mobilisés, à midi, sur l’ensemble du territoire, 316 établissements étaient encore concernés par des actions ou perturbations, dont 40 totalement bloqués, selon le ministère. Quarante personnes ont été interpellées et dix blessés.
La colère des lycéens va-t-elle être l’étincelle ?
13h14
La fédération des Services publics – CGT a effctué un comptage national, avec 122 350 manifetsants dans 54 villes. Une mobilisation en hausse par rapport aux deux précédentes mobilisations de la fonction publique, au début de l’année 2026 et en décembre 2024.
Grève du 29 septembre : avant de quitter l’Élysée, Emmanuel Macron laisse les services publics délabrés
La CGT Services publics a dénombré 30 000 personnes à Marseille, 8000 à Lyon, 7500 à Toulon, 7000 à Caen et Grenoble, 5000 à Rouen et au Havre, 5500 à Nantes, 3500 à St-Etienne et Brest, 3000 à Dieppe, 2600 à Clermont-Ferrand, 2000 à Perpignan et Saint-Nazaire,1500 à Tarbes et Niort, 1300 à Cherbourg, 1000 à Angoulême et Laval. Dans plusieurs villes, les cortèges ont été renforcés par les lycéens, prémice d’une convergence des luttes.
Les fonctionnaires sont mobilisés à l’appel d’une large intersyndicale pour exiger des moyens et une hausse du pouvoir d’achat, alors que le gouvernement a annoncé un nouveau gel du point d’indice. Ce qui, rappelle Sophie Binet, “veut dire une baisse de salaire pour des millions d’agents publics qui sont déjà parmi les moins bien payés des pays de l’OCDE”.
12h23
Paris et Île-de-France, Lyon, Bordeaux, Grenoble, Nice ou Lille : le mouvement social lycéen s’étend sur l’ensemble du territoire. En fin de matinée, plus de 200 actions ont été recensées par BFMTV.
À Nîmes, en milieu de matinée, plusieurs établissements étaient bloqués par les lycéens rejoignant le mouvement de colère pour protester contre des classes surchargées ou des conditions de travail peu satisfaisantes, rapporte Midi Libre.
« Les vies scolaires sont asphyxiées par le manque de moyens » : précarité, bas salaires, manque d’effectifs… Pourquoi les surveillants de collèges et lycées sont en grève
Au total, la mobilisation lycéenne est déjà en augmentation par rapport à la première journée de mobilisation hier, où les lycéens ont mené environ 180 actions durant la journée.
12h08
La secrétaire générale de la CGT a appelé, ce matin du BFMTV, à apaiser les tensions : « J’appelle à cesser d’envoyer des policiers devant les lycées », a déclaré Sophie Binet. Elle a également dénoncé des « violences policières » commises hier devant des lycées bloqués. « Ce qu’ils demandent, ce sont des tables, des chaises, des enseignants, et on leur répond en leur envoyant des forces de l’ordre », a-t-elle ajouté.
« Nous refusons que la violence d’état soit la seule réponse » : en Seine-Saint-Denis, des professeurs racontent la répression policière contre leurs élèves
Salaires gelés, manque de personnels et de financements… Les services publics sont au bord de l’asphyxie et les fonctionnaires sont dans la rue, ce mardi 29 septembre, pour obtenir les moyens d’exercer dignement leur métier et de fournir un service de qualité aux usagers. Alors que le gouvernement prévoit une nouvelle cure d’austérité à 54 milliards d’euros pour le prochain budget, dont la copie doit être détaillée par Sébastien Lecornu jeudi en Conseil des ministres, l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA) des trois fonctions publiques appelle à la mobilisation. Un mouvement qui s’annonce important, avec 174 manifestations recensées à travers la France.
Les lycéens appellent également à manifester aux côtés de leurs professeurs. Malgré la répression assumée par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, auxquels des élèves d’Île-de-France ont eu à faire face ces derniers jours, de nouveaux établissements seront bloqués dès ce début de matinée alors que l’Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à généraliser le mouvement. Et pour cause : tous personnels confondus, ce sont plus des deux tiers (69 %) des lycées et collèges où tous les postes n’étaient pas pourvus.
En grève depuis le 8 septembre et installés dans un camp de la colère sur le Champ-de-Mars depuis trois jours, les pompiers se joindront également aux cortèges de la journée. Manque d’effectifs, insuffisance d’équipements, perte de sens du métier mettent le système de secours français sous pression, martèlent-ils après un été dévastateur entre canicules, sécheresses et incendies.
Pour en savoir plus :
Accueil
Articles les plus lus dans cette rubrique
« C’est le service public qui se défend contre l’État » : 7 500 agents du conseil départemental du Val-de-Marne portent plainte pour harcèlement moral institutionnel
Grève du 29 septembre : avant de quitter l’Élysée, Emmanuel Macron laisse les services publics délabrés
« Toute une population défavorisée serait sacrifiée » : aux Mureaux, les habitants dans la rue contre la fermeture de l’hôpital public
Articles les plus lus dans cette rubrique
« C’est le service public qui se défend contre l’État » : 7 500 agents du conseil départemental du Val-de-Marne portent plainte pour harcèlement moral institutionnel
Grève du 29 septembre : avant de quitter l’Élysée, Emmanuel Macron laisse les services publics délabrés
« Toute une population défavorisée serait sacrifiée » : aux Mureaux, les habitants dans la rue contre la fermeture de l’hôpital public
Nos Rubriques
Nos thèmes
Nos services
Fonte: L'Humanité