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13h41

Les députés communistes, insoumis, socialistes et écologistes ont appelé ce mardi à la démission du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. « C’est une répression policière que l’on peut qualifier de violence d’Etat », déplore le chef de file des communistes, Stéphane Peu.

« Nous vivons un moment de bascule qui bouleverse la nature de notre régime démocratique. Des armes de guerre sont utilisées contre des enfants ! », dénonce pour sa part le député écologiste Benjamin Lucas.

Plus tôt dans la journée, le chef des députés socialistes à l’Assemblée, Boris Vallaud, a annoncé déposer une proposition de loi interdisant l’utilisation d’armes mutilantes ou de « pratiques brutales » lors de manifestations impliquant des mineurs.

Grenades de désencerclement, LBD ou pratiques brutales comme l’étranglement doivent être abolis. Le groupe La France insoumise déposera de son côté une proposition de résolution exigeant la création d’une commission d’enquête sur les violences policières orchestrées lors des mobilisations lycéennes.

Mobilisation des lycéens : la « patrie des droits de l’homme » nasse sa propre jeunesse

13h36

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie, mardi, après la diffusion d’une vidéo montrant un policier en civil en train de toucher les cheveux et la poitrine d’une jeune fille interpellée à Metz. Le procureur David Touvet « a ouvert ce matin une enquête et a saisi l’IGPN, avec l’appui de l’Office anti-cybercriminalité (…) pour la partie technique des investigations destinées à authentifier et analyser la vidéo », a indiqué à l’Agence France-Presse le parquet, confirmant une information de RMC.

« L’enquête porte sur les conditions de l’interpellation de la jeune fille, et est destinée à établir l’existence ou non d’actes relevant d’une agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans », ajoute le parquet. Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux montre un policier en civil au côté d’une jeune fille, à terre devant un bâtiment, qui avait été interpellée. Il semble lui toucher les cheveux et la poitrine. Dix autres enquêtes ont déjà été ouvertes par l’IGPN depuis le début du mouvement lycéen, avait annoncé lundi le ministère de l’Intérieur.

Des lycéens qui perdent des mains et des yeux, plus de 5 000 arrestations… À quoi joue la police et pourquoi Laurent Nunez ne réagit pas

13h29

Aux Antilles, la police a interpellé huit élèves qui se mobilisaient contre leurs établissements vétustes. Une réunion doit avoir lieu ce mardi 6 octobre sur la situation des lycées entre le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray et les présidents de région.

13h23
Vidéo

Pour empêcher la répression policière du mouvement lycéen, parents d’élèves, élus, syndicalistes et professeurs ont créé une chaîne humaine près du lycée Hélène-Boucher, à Paris. L’Humanité se trouvait sur place :

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13h18

Deux jeunes de 18 et 19 ans ont été condamnés ce lundi 5 octobre par le tribunal correctionnel de Strasbourg. Selon le quotidien, les Dernières Nouvelles d’Alsace, les deux jeunes participaient à une manifestation devant un lycée de leur ville, ce vendredi 2 octobre, et ont lancé une bouteille d’eau et une pierre en direction d’un policier.

À l’audience, le juge a rappelé qu’il y a deux semaines, le jeune de 19 ans a été condamné pour extorsion avec violence et outrage envers une policière. « Vous ne vous êtes pas dit qu’il fallait éviter les embrouilles ? », a demandé la présidente du tribunal, citée par  France 3 Grand Est. Les deux jeunes expliquent avoir pris peur face à l’arrivée du policier concerné.

Le plus âgé, qui a lancé la bouteille, est condamné à cinq mois de prison sous un bracelet électronique. Le deuxième écope de huit mois de prison avec sursis. Pendant ce temps, les policiers à l’origine de mutilations d’enfants dans le cadre des mobilisations en cours ne sont pas condamnés. Une justice à deux vitesses…

« Ce qu’il se passe en France a créé une impulsion » : le mouvement lycéen enflamme la presse européenne

13h07

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a exprimé, mardi, sa « vive inquiétude » sur le « recours disproportionné à la force » contre les lycéens et étudiants mobilisés. L’instance appelle, en réaction, le gouvernement « à renforcer le dialogue avec la jeunesse » et à « garantir l’exercice de leurs droits ».

« En sa qualité d’institution nationale des droits de l’homme », la CNCDH souligne, dans son communiqué, que « la gestion des contestations lycéennes exige avant tout mesure, écoute et strict respect des libertés fondamentales ». C’est pourquoi la commission « met en garde » contre « la tentative d’assimiler l’ensemble du mouvement lycéen aux violences illégitimes qui peuvent être commises en marge des manifestations, et ainsi justifier une répression exacerbée ».

Mouvement lycéen : à Lens, un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade de désencerclement, l’IGPN saisie

Les lycéens sont de nouveau appelés à se mobiliser ce mardi pour défendre leur droit à une éducation de qualité malgré les manœuvres du gouvernement. Partie d’Île-de-France le 28 septembre, la mobilisation gagne toute la France.

Les principales revendications portent sur la question des moyens humains pour faire face aux classes surchargées et au non-remplacement des professeurs absents et celle de la qualité du bâti. Certains établissements peinent à fonctionner en période de canicule ou sont froids l’hiver. Les lycéens réclament également l’abrogation de Parcoursup, outil de sélection d’entrée à l’université particulièrement opaque et discriminant socialement.

Depuis la semaine dernière, le mouvement ne s’arrête pas. 589 lycées étaient perturbés, ce lundi 5 octobre, selon le décompte du Ministère de l’Éducation nationale.

Le gouvernement a fait fermer de nombreux lycées pour tenter d’enrayer le mouvement et invite les enseignants à organiser des cours en distanciel – comme du temps de l’épidémie de Covid -, soumis à un contrôle de l’assiduité.

La question de la doctrine de maintien de l’ordre du gouvernement Lecornu est posée. Lundi à Lens, un lycéen a perdu sa main, arrachée par une grenade de désencerclement. Un autre a perdu un œil le 30 septembre, à Tours, après qu’un policier a fait usage de LBD.

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Fonte: L'Humanité

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