Fin du direct
L'Humanité
En ce moment
Direct en cours
L’essentiel
L’essentiel
21h13
Ce direct est maintenant terminé. Suivez toute l’actualité du mouvement ces prochains jours sur l’humanité.fr.
20h38
À Jacques-Decour et boulevard de Clichy, les policiers chargent des jeunes venus soutenir les blocages. Les élèves dénoncent une répression disproportionnée et réclament de meilleures conditions d’étude. A Louis Legrand, on est plus tranquille mais solidaire…
Mouvement lycéen à Paris : ceux que la police charge et ceux qu’elle épargne
19h37
À Saint-Denis (93), les lycées et l’université sont en mouvement depuis plusieurs jours. Des collégiens de 3 e les ont désormais rejoints. Avec maturité, ils pointent la situation délétère du bâti de l’établissement Pierre-de-Geyter, le manque d’enseignants et de moyens. Une protestation encadrée par les parents.
À Saint-Denis, les collégiens descendent dans la rue… avec les parents
18h40
Selon le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, le mouvement lycéena touché « 735 établissements qui ont été perturbés d’une manière ou d’une autre sur la journée ». Cela représente « 30 % de moins qu’hier », précise le locataire de la rue de Grenelle. Il a également indiqué que « globalement, nous avons également eu moins de violence contre les personnels, puisqu’aujourd’hui trois personnes ont malheureusement été blessées contre 31 hier ».
18h15
Les députés communistes et ultramarins du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) seront « aux côtés des élèves, de leurs parents et des enseignants » lors de la journée de mobilisation du 6 octobre. « Les lycéens ont une revendication claire, constante et légitime : pouvoir étudier dans des conditions favorables à la réussite scolaire et à l’égalité des chances », saluent les parlementaires de gauche. Ces derniers dénoncent le « choix » du gouvernement de Sébastien Lecornu « de réprimer, d’interdire des manifestations, de fermer des établissements et (de préconiser) des cours à distance avant même d’entamer le moindre dialogue ».
Pour les parlementaires du groupe GDR, le « renoncement à faire payer des frais d’inscription aux étudiants non boursiers en classes préparatoires aux grandes écoles et en BTS », dont-ils prennent « acte » ne « répond ni à l’ampleur de la crise de l’école publique, ni aux attentes exprimées dans les lycées ». Selon les députés communistes et ultramarins, « le gouvernement a pour devoir de préférer le dialogue à l’affrontement, sinon il portera la responsabilité du climat de tension ».
17h58
Les syndicats enseignants emboîtent le pas de la mobilisation des lycéens. « Nos organisations appellent à davantage soutenir et entendre les revendications des lycéens », affirme un communiqué de l’Intersyndicale de l’Éducation nationale, publié vendredi après-midi. « Nous appelons les collègues à se saisir des possibilités de mobilisations le 6 octobre, y compris par la grève », écrivent la FSU, la CGT, FO, la CFDT, l’Unsa, Sud et Solidaires.
Plus tôt dans la journée, plusieurs syndicats du secondaire (Snes-FSU, Snuep-FSU, Snep-FSU) avaient appelé à la grève, estimant que « les réformes macronistes ont tourné le dos aux principes de la République ».
Les lycéens et les étudiants sont de nouveau appelés à se mobiliser ce vendredi pour défendre leur droit à une éducation de qualité malgré les manœuvres du gouvernement. Le ministère de l’Intérieur a ainsi annoncé l’interdiction de manifester autour des 400 établissements annoncés fermés en raison du lock-out orchestré par le gouvernement via des cours en distanciel soumis à des contrôles d’assiduité.
L’exécutif tente par tous les moyens, en particulier une violente répression policière, d’étouffer dans l’œuf le mouvement qui a encore pris de l’ampleur jeudi. Après les 338 établissements mobilisés mardi, les 356 mercredi, ce sont « 1 027 établissements », sur environ 3 700 lycées en France, qui « ont été concernés par le mouvement lycéen, dont 222 blocages », selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.
Parti d’Île-de-France le 28 septembre, la mobilisation gagne toute la France désormais avec Marseille, Strasbourg, Nantes, Toulouse, Rennes… Et aussi l’enseignement supérieur avec une quarantaine de sites concernés jeudi à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Reims, Poitiers ou encore Nanterre… L’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne ont appelé à converger et à une journée de manifestations communes le mardi 6 octobre.
Face à un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, le pouvoir a décidé de jouer la répression et la désinformation, pour casser la mobilisation. Le ministre Laurent Nuñez dénonce en boucle « une violence débridée » et avance le chiffre de 300 policiers et gendarmes blessés tandis que les cas documentés de violences contre les élèves se multiplient avec déjà 3 enquêtes ouvertes par l’IGPN et la saisie du Défenseur des droits. 65 personnels de l’Éducation nationale et 170 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement, a également recensé le ministère.
Les seules autres réponses apportées pour l’heure oscillent entre pseudo-concertation et le retrait d’une mesure annoncée seulement quelques heures plus tôt. Les frais d’inscription en BTS et en classes préparatoires prévus dans le budget 2027 présentés jeudi matin et dont la suppression a été annoncée au 20 heures par le ministre de l’Éducation. Surcharges des classes, profs non remplacés, établissements dégradés… autant de revendications que les élèves devraient remettre sur la table ce vendredi.
Pour en savoir plus :
Accueil
Articles les plus lus dans cette rubrique
« Tu as beau être élu, tu es une merde comme les autres » : à Orléans, un conseiller PCF insulté, poussé à terre et matraqué par un policier
« Les jeunes ont toujours été une menace pour le pouvoir » : le sociologue Patrick Bruneteaux analyse la répression toujours plus dure du mouvement lycéen
« Il n’est pas censé lever son arme vers des lycéens » : à Clichy, les élèves du lycée René Auffray face aux violences policières
Articles les plus lus dans cette rubrique
« Tu as beau être élu, tu es une merde comme les autres » : à Orléans, un conseiller PCF insulté, poussé à terre et matraqué par un policier
« Les jeunes ont toujours été une menace pour le pouvoir » : le sociologue Patrick Bruneteaux analyse la répression toujours plus dure du mouvement lycéen
« Il n’est pas censé lever son arme vers des lycéens » : à Clichy, les élèves du lycée René Auffray face aux violences policières
Nos Rubriques
Nos thèmes
Nos services
Fonte: L'Humanité