Face aux attaques des Etats-Unis contre l’Onu, Antonio Guterres rappelle son rôle central
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15h49
Dans son discours lors de la 81 e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire général a abordé la question du changement climatique.
Antonio Guterres a jugé que cet enjeu est une priorité qui l’a essayé de mettre en avant au cours de ses deux mandats. « Aujourd’hui, j’appelle tous les gouvernements à adopter un plan national de transition vers l’abandon des combustibles fossiles, conforme à l’objectif de 1,5 degré, assorti d’un calendrier précis et de mesures de protection pour les travailleurs et les communautés touchés », a-t-il averti.
L’Onu a alerté quelques heures plus tôt son inquiétude sur les nombreuses répercussions potentielles d’El Niño sur la santé, soulignant que ce phénomène climatique naturel représente une « menace importante ».
« Les conséquences sanitaires du phénomène El Niño sont prévisibles. Nous disposons d’une fenêtre d’opportunité pour agir dès maintenant, avant que ces risques ne se transforment en crise », a lancé Teresa Zakaria, chef d’unité pour la réduction des risques, les opérations humanitaires et le changement climatique à l’OMS, lors d’un point presse à Genève.
Départ d’Antonio Guterres : guerres, climat, IA… après 10 ans à la tête de l’ONU, le secrétaire général à l’heure du bilan
15h46
António Guterres a exhorté mardi les États-Unis et la Chine à coopérer sur l’intelligence artificielle, leur demandant « d’établir des canaux de dialogue, de transparence, de confiance et de coopération », dans son dernier discours devant l’Assemblée générale des Nations unies. « Le premier devoir des gouvernements est de protéger leurs populations » et ceux « qui disposent des plus grandes capacités en matière d’IA ont les plus grandes responsabilités envers l’humanité », a-t-il pointé.
15h38
À l’ouverture de cette 81 e session de l’Assemblée générale, António Guterres a tenu son dernier discours dans la Maison de verre. Le secrétaire général des Nations unies a débuté en condamnant un monde où les conflits ont repris au Moyen-Orient.
Les guerres dans cette région devaient cesser. « Les soi-disant cessez-le-feu n’ont guère été que des feux moins intenses — et ce sont les civils qui continuent d’en payer le prix », a-t-il déclaré : « Ça suffit. »
António Guterres est revenu également sur la situation au Proche-Orient. Trois après le crime horrible commis par le Hamas le 7 octobre, les Palestiniens connaissent l’horreur au quotidien. Face au « spectre d’un nettoyage ethnique » du fait de l’action d’Israël en Cisjordanie occupée, il a appelé « Toutes les parties doivent respecter le droit international et les décisions » de la Cour internationale de justice (CIJ), avant d’ajouter : « Nous ne pouvons pas laisser la solution à deux États disparaître sous nos yeux. »
15h30
« Les pays producteurs doivent conserver une part beaucoup plus importante de la valeur » de ces minerais critiques, a avancé le secrétaire général de l’ONU. Voici quelques jours, il appelait à cesser « le pillage de l’Afrique », appel réitéré à la tribune des Nations unies. « Fini le pillage et l’exploitation des minerais critiques ! », a-t-il lancé de façon plus générale.
De l’Ukraine à la RDC en passant par le Groenland : comment les minerais stratégiques ont changé la donne géopolitique
15h22
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, appelle à un allègement de la dette « rapide et juste » pour les pays en développement. Selon lui, trop de pays ont une « dette insoutenable », d’autant que ce sont les « mêmes qui sont frappés par des changements climatiques dont ils ne sont en rien responsables ». Et de citer l’exemple du Népal, où il avait alerté voici trois ans sur le fait que « le toit du monde est en train de s’effondrer ».
« Ce n’était pas une inondation normale » : après la catastrophe, le premier ministre népalais Balendra Shah appelle à une action climatique mondiale
15h18
L’Iran serait prêt à rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours si les États-Unis allègent la pression militaire et lèvent leur blocus sur les ports iraniens, a déclaré un haut responsable iranien à l’agence de presse Reuters.
On ne dispose pas pour l’instant de détails supplémentaires sur la manière dont cette réouverture se ferait concrètement, et les États-Unis n’ont pas commenté cette information, que nous n’avons pas pu vérifier de manière indépendante.
Le responsable a également déclaré à Reuters que la délégation iranienne à l’Assemblée générale des Nations unies disposait de tous les pouvoirs nécessaires pour relancer les relations diplomatiques avec les responsables américains.
Le trafic visible dans le détroit d’Ormuz s’est réduit à un filet, mais certains pétroliers continuent d’exporter du pétrole en naviguant avec leurs transpondeurs éteints pour éviter d’être détectés.
Guerre en Ukraine et au Moyen-Orient : en marge de l’ONU, Macron entend parler à Trump « en toute franchise »
À partir de ce mardi 22 septembre, près de 130 chefs d’État et de gouvernement vont prendre la parole jusqu’au lundi 28 septembre, à la tribune de l’ONU. La 81 e session de l’Assemblée générale s’ouvre avec cette semaine dite de « haut niveau ».
Parmi les principales personnalités attendues, le président iranien, Massoud Pezeshkian devait arriver ce mardi avant de prendre la parole le 23 septembre alors que son pays a subi le déclenchement d’un conflit et des bombardements par l’armée états-unienne et israélienne, le 28 février. Aucun accord de paix n’a été encore trouvé. Et la guerre s’étend désormais régionalement.
Autre moment fort à la tribune : la dernière intervention du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui occupe le poste depuis le 1er janvier 2017. La voix de l’ancien premier ministre portugais résonnera une ultime fois dans la Maison de verre alors qu’il quittera sa fonction à la fin de l’année après deux mandats.
Sept candidats sont encore en lice. Mais c’est une femme qui pourrait bien diriger l’ONU. Le processus de désignation est encore long entre la candidature officielle, soutenue par des pays et des groupes continentaux, et le vote final. Entre-temps, les quinze pays du Conseil de sécurité, les cinq permanents et les dix non permanents, attribuent à chaque candidat une mention : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ».
Donald Trump va prendre la parole ce mardi 22 septembre. Depuis son discours absurde en 2025, s’attaquant à de nombreux pays et à l’Onu en particulier, il s’est enlisé dans un conflit au Moyen-Orient.
Quelques heures plus tard, Emmanuel Macron prendra une dernière fois la parole à l’ONU. Le président français devrait revenir sur la guerre en Ukraine et la situation au Proche-Orient.
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Fonte: L'Humanité