Édouard Geffray demande de l’aide aux parents pour protéger les lycéens

0

L'Humanité

En ce moment

Direct en cours

L’essentiel

L’essentiel

09h15

Le ministre de l’Éducation nationale a été reçu ce vendredi matin sur le plateau de BFMTV. Édouard Geffray note la violence à laquelle sont confrontés les lycéens depuis plusieurs jours. « Au départ, on n’a pas de lycéens violents, ou très peu. On a des individus extérieurs qui sont là pour nuire », estime-t-il avant d’ajouter que « les mortiers ne sont pas en vente libre ». Ces « gens-là ont une logistique qui leur permet de faire ce qu’ils font », déplore le ministre.

Tandis que Gérald Darmanin souhaite faire payer les parents de mineurs impliqués dans des dégradations, Édouard Geffray note que « dans ce genre de mouvement, on a beaucoup de lycéens qui se font confisquer leur mouvement par des casseurs, donc je resterais plus prudent. » Pour lui, les parents doivent se mobiliser pour « dire à leurs enfants de ne pas aller » dans les blocages.

Colère des lycées: “65 personnels blessés, 40 proviseurs parmi eux”, détaille Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale pic.twitter.com/jW1ZRK1P3K

08h59

Hier, trois lycées, une université et un collège se sont retrouvés au lycée Suger (Saint-Denis) pour exprimer un ras-le-bol général des conditions d’études dégradées et une conscience aiguë d’avoir des formations dévalorisées. Ce lycée dionysien est devenu un point de convergence des lycéens et étudiants de la ville.

Chahinez et Tana sont élèves de première. Elles protestaient ce jeudi 1er octobre contre les violences policières, devenue la réponse du gouvernement à leur vaine colère. « Franchement, dit Chahinez, nous, on ne fait rien de méchant. On n’a pas jeté de mortier. On demande juste un peu plus de liberté, des droits. » Tana s’est alors emporté : « Demain, c’est nous qui ferons marcher l’économie française, on peut au minimum être écoutés. On est encerclés par douze camions de CRS et de gendarmes, ça veut dire quoi ? On est des criminels ? On n’est pas venus pour exploser le lycée, mais pour réclamer des droits. Tout ça dans le respect ».

Mobilisations lycéennes : « Regardez le 93 comme on est beaux ! On n’a pas de gaz, pas de mortier, mais une jeunesse éveillée, fière d’être banlieusarde »

08h47

L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante doivent être reçus aujourd’hui par le ministre de l’Éducation nationale. « Nous irons avec nos revendications, et on verra bien ce qu’on peut avoir », a déclaré Ryad Rani, responsable de l’Union syndicale lycéenne, sur France Inter. Le jeune homme de 19 ans exige « un recrutement massif d’enseignants. Sur la question du bâti, il faut un plan d’urgence ». Ryad Rani poursuit : « Ce qui remonte des blocus, c’est qu’on n’est pas entendus, qu’on est méprisés ».

À ses côtés, la porte-parole de l’Union étudiante, Sabrine Kharbach dénonce un « problème structurel de sous-financement des universités et des établissements scolaires », des absences de professeurs pendant l’année du bac ainsi qu’un problème de « sélection sociale » à l’université.

« C’est une même réalité que nous vivons » : pourquoi les universités rejoignent les mouvements lycéens

08h36

Sur les 3 700 lycées français, près de 1 027 établissements ont été impactés par la mobilisation lycéenne ce jeudi 1er octobre, dont 222 blocages.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé l’arrestation de 1 949 personnes pour « atteinte aux personnes, dépositaires de l’autorité publique, violences et attroupements ». De son côté, le ministère de la Justice a annoncé que 1 793 personnes ont été placées en garde à vue depuis lundi.

Plusieurs proviseurs ont été molestés ou agressés lors de blocages de lycées, ont rapporté, jeudi, des rectorats et des représentants syndicaux. 65 membres du personnel et 170 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement, a précisé le ministre de l’Éducation.

Mobilisation lycéenne : quand la colère des jeunes s’étend, le gouvernement matraque

Plus de 400 établissements seront fermés ce vendredi 2 octobre, a annoncé le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, au journal de France 2. Pour les établissements munis d’ordinateurs, les cours seront dispensés en distanciel. Un véritable lock-out pour étouffer le mouvement alors que l’assiduité aux visios sera contrôlée et que tous les préfets ont décidé d’interdire les manifestations aux abords des lycées fermés.

HIER À 18h05

C’est la fin de ce direct, merci de l’avoir suivi ! Retrouvez nos analyses et reportages sur l’humanite.fr et rendez-vous demain pour la suite de ce direct.

HIER À 17h27

Alors que le mouvement de lycéens et des étudiants est entré dans une nouvelle phase, avec plus de 640 lycées et 30 universités bloqués ce 1er octobre, la CGT, la FSU et Solidaires ont dénoncé la répression de l’exécutif. « Ce qui se passe est très grave et dangereux », assène sur France info Sophie Binet.

Pour la secrétaire générale de la CGT, « l’urgence, c’est d’ouvrir le dialogue avec les lycéens et les lycéennes mobilisés, au lieu d’envoyer les policiers devant les établissements scolaires ».

Si la cégétiste assure que « bien sûr, les violences (de lycéens, NDLR), desservent la mobilisation », elle déclare « d’abord condamner la stratégie du gouvernement qui a conduit à ces violences ». Pour l’ex-figure étudiante lors du CPE en 2006, « on ne gère jamais une mobilisation de jeunesse comme cela. C’est totalement irresponsable ».

« Il n’est pas censé lever son arme vers des lycéens » : à Clichy, les élèves du lycée René Auffray face aux violences policières

Dans la journée, le gouvernement avait annoncé la mise en place de frais d’inscription en BTS et classes préparatoires dans le cadre du budget pour 2027. « J’ai envie de demander, est-ce que M. Lecornu est un pyromane ? », rétorque Sophie Binet.

De son côté, dans un communiqué, la FSU dit « se tenir aux côtés des lycéens mobilisés ». « Les violences doivent cesser, la jeunesse doit être protégée. Il y a urgence à permettre l’expression lycéenne et étudiante sans entrave et dans un cadre démocratique, pacifique, libre et serein », insiste la principale organisation syndicale de l’Éducation nationale.

Qui ajoute « qu’après la réussite de la grève du 29 septembre dans l’éducation et le début d’une mobilisation lycéenne et étudiante, la FSU met en débat la construction de nouvelles mobilisations dans l’éducation et l’enseignement supérieur. »

Pour Solidaires, « cette situation est le résultat des politiques menées depuis des années de destruction du service public d’enseignement », comme « le manque de personnels, les bâtis insalubres, les classes non chauffées ou surchauffées et Parcoursup ».

L’Union syndicale « alerte sur la dérive autoritaire et rappelle que les lycéens et lycéennes disposent de la liberté de réunion, d’association et de manifestation. » Et assure que « ces libertés doivent être garanties et protégées. »

« Mon salaire ne couvre que le loyer et les besoins essentiels » : à Paris, les fonctionnaires dans la rue pour réclamer des conditions de vie décentes

Après le succès de la journée de mobilisation dans la fonction publique, ce 29 septembre, qui a vu 300 000 personnes défiler dans les rues de l’hexagone, les organisations syndicales doivent définir les suites de la rentrée sociale dans les prochaines heures.

Les lycéens et les étudiants sont de nouveau appelés à se mobiliser ce vendredi pour défendre leur droit à une éducation de qualité malgré les manœuvres du gouvernement. Le ministère de l’Intérieur a ainsi annoncé l’interdiction de manifester autour des 400 établissements annoncés fermés en raison du lock-out orchestré par le gouvernement via des cours en distanciel soumis à des contrôles d’assiduité.

L’exécutif tente par tous les moyens, en particulier une violente répression policière, d’étouffer dans l’œuf le mouvement qui a encore pris de l’ampleur jeudi. Après les 338 établissements mobilisés mardi, les 356 mercredi, ce sont « 1 027 établissements », sur environ 3 700 lycées en France, qui « ont été concernés par le mouvement lycéen, dont 222 blocages », selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Parti d’Île-de-France le 28 septembre, la mobilisation gagne toute la France désormais avec Marseille, Strasbourg, Nantes, Toulouse, Rennes… Et aussi l’enseignement supérieur avec une quarantaine de sites concernés jeudi à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Reims, Poitiers ou encore Nanterre… L’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne ont appelé à converger et à une journée de manifestations communes le mardi 6 octobre.

Face à un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, le pouvoir a décidé de jouer la répression et la désinformation, pour casser la mobilisation. Le ministre Laurent Nuñez dénonce en boucle « une violence débridée » et avance le chiffre de 300 policiers et gendarmes blessés tandis que les cas documentés de violences contre les élèves se multiplient avec déjà 3 enquêtes ouvertes par l’IGPN et la saisie du Défenseur des droits. 65 personnels de l’Éducation nationale et 170 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement, a également recensé le ministère.

Les seules autres réponses apportées pour l’heure oscillent entre pseudo-concertation et le retrait d’une mesure annoncée seulement quelques heures plus tôt. Les frais d’inscription en BTS et en classes préparatoires prévus dans le budget 2027 présentés jeudi matin et dont la suppression a été annoncée au 20 heures par le ministre de l’Éducation. Surcharges des classes, profs non remplacés, établissements dégradés… autant de revendications que les élèves devraient remettre sur la table ce vendredi.

Pour en savoir plus :

Accueil

Articles les plus lus dans cette rubrique

« Tu as beau être élu, tu es une merde comme les autres » : à Orléans, un conseiller PCF insulté, poussé à terre et matraqué par un policier

« Il n’est pas censé lever son arme vers des lycéens » : à Clichy, les élèves du lycée René Auffray face aux violences policières

« C’est une même réalité que nous vivons » : pourquoi les universités rejoignent les mouvements lycéens

Articles les plus lus dans cette rubrique

« Tu as beau être élu, tu es une merde comme les autres » : à Orléans, un conseiller PCF insulté, poussé à terre et matraqué par un policier

« Il n’est pas censé lever son arme vers des lycéens » : à Clichy, les élèves du lycée René Auffray face aux violences policières

« C’est une même réalité que nous vivons » : pourquoi les universités rejoignent les mouvements lycéens

Nos Rubriques

Nos thèmes

Nos services

Fonte: L'Humanité

Deixe um comentário

O seu endereço de email não será publicado. Campos obrigatórios marcados com *