Comment un banquier véreux vénézuélien a payé 50 millions de dollars à une proche de Donald Trump pour être gracié
Por Benjamin König — L'Humanité
Le « New York Times » révèle que la fille du banquier Julio Herrera Velutini, Isabela Herrera, a versé près de 50 millions de dollars à l’une des avocates personnelles de Donald Trump en échange d’une grâce judiciaire. Un procédé régulièrement employé par l’administration Trump.
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Publié le 21 octobre 2026
Publié le 21 octobre 2026
Benjamin König
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© IMAGO / Newscom / GDA4
Le scandale révèle à quel point la corruption vérole l’administration Trump, qui en a fait un moyen de financement. L’affaire débute lorsque Julio Herrera, un riche banquier vénézuélien, a maille à partir avec la justice états-unienne. En 2022, celle-ci l’avait mis en cause pour avoir financé la campagne d’un gouverneur portoricain, qui, en échange, l’avait débarrassé d’un régulateur enquêtant sur sa banque, précisément domiciliée à Porto Rico.
Le banquier a utilisé le même procédé, cette fois avec le ministère de la Justice des États-Unis, en passant par sa fille Isabela Herrera qui dispose de la nationalité vénézuélienne et états-unienne. Dans un premier temps, Julio Herrera a embauché comme avocat l’ancien procureur général de Floride, Christopher Kise, devenu conseiller dans l’équipe juridique personnelle de Donald Trump, afin que celui-ci plaide la clémence auprès de la justice.
Sans succès, il a alors embauché Alina Habba, une des anciennes avocates personnelles du président milliardaire, reconvertie comme conseillère au ministère de la Justice en tant que conseillère principale de Pam Bondi. Alina Habba est alors devenue juriste en chef au sein de Concord Partners, une société créée de toutes pièces en octobre 2025 en Floride par la famille Herrera.
Isabela Herrera avait financé la campagne du candidat MAGA
Avec un pont d’or en guise de rémunération : 50 millions de dollars sur quatre ans. Bingo : quelques semaines plus tard, Julio Herrera obtient un accord de grâce de la part du ministère de la Justice des États-Unis, en échange d’un plaider-coupable. Bien évidemment, Alina Habba nie tout rôle dans l’obtention de cette grâce, mais le New York Times affirme disposer des preuves.
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Déjà, en janvier dernier, la New York Times avait révélé que Isabela Herrera avait financé la campagne du candidat MAGA (Make America Great Again) à hauteur de 3,5 millions de dollars, s’attirant les bonnes grâces de Donald Trump. La famille Herrera est une dynastie qui remonte au XVIe siècle, implantée dans la banque, l’immobilier et la mode.
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Fonte: L'Humanité