« Chaque citoyen doit servir l’armée israélienne s’il est juif. Or aucun parent n’a envie que son enfant soit vu comme un criminel » : l’impact du documentaire « Naza » sur la société israélienne
Por Pierre Barbancey — L'Humanité
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Le sociologue politique Avishai Ehrlich revient sur l’impact du film Naza sur la société israélienne et les débats qu’il provoque bien que ce documentaire ne soit pas distribué en Israël.
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Avishai Ehrlich est professeur honoraire de sociologie politique au Collège académique de Tel Aviv-Jaffa. Il est spécialisé dans les conflits comparés prolongés et a également enseigné à l’Université Middlesex-de-Londres, à l’Université York de Toronto, à l’Université de Tel Aviv et à l’Université de Nicosie. Il est particulièrement actif au sein de la gauche antisioniste en Israël.
Pourquoi l’armée a-t-elle réagi de la sorte ?
Avishai Ehrlich
Sociologue
Depuis le début de la guerre, l’armée a adopté une position claire : elle ne souhaite pas que des journalistes photographient ses opérations ou soient présents à ses côtés sur le terrain. Ce n’est donc pas nouveau.
L’armée n’aime pas que l’on voie ce qu’elle fait. Elle a refusé ce droit aux journalistes palestiniens de Gaza, dont beaucoup ont été tués tout comme elle a interdit aux journalistes israéliens de se déplacer avec les troupes. Elle a aussi empêché la presse étrangère de se rendre dans les zones de combat
L’armée dispose de son propre porte-parole ; c’est par son intermédiaire qu’elle communique les informations ou relate les événements. C’est ainsi qu’ils contrôlent l’information et empêchent le public de voir ce qu’ils font.
De quelle manière le film suscite-t-il un débat en Israël, même si personne là…
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Fonte: L'Humanité