Canicules en France : au moins 817 morts en excès du 27 juillet au 20 août, près de 8 000 depuis fin mai, selon un bilan provisoire

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Por Libération ., AFP .Libération

Le bilan publié par Santé publique France ce mercredi 16 septembre est voué à s’alourdir, car la collecte des données n’est pas encore terminée. La surmortalité de cette troisième canicule de l’été a surtout touché les personnes de plus de 75 ans.

Avec 817 décès excédentaires du 27 juillet au 20 août, la troisième canicule de l’été dans l’Hexagone, moins meurtrière que les deux précédentes, porte à près de 8 000 morts le bilan provisoire des morts en excès pendant ces épisodes en 2026, a annoncé ce mercredi 16 septembre Santé publique France. Dans les 79 départements concernés par le plus long épisode de chaleur jamais enregistré dans l’Hexagone, il y a eu 817 décès de toutes causes de plus qu’attendu (+ 5 %). On ne connaît pas encore la part imputable à la chaleur, selon l’agence sanitaire.

Ils s’ajoutent aux 5 764 morts excédentaires estimées du 17 juin au 2 juillet, aux 1 243 du 3 au 20 juillet, ainsi qu’aux 95 décès comptabilisés pendant le pic de chaleur très précoce du 24 au 28 mai. Le bilan est voué à s’alourdir, car les chiffres doivent encore être consolidés – la collecte n’est pas achevée – et car il ne prend pas encore en compte l’été entier. La période de surveillance va du 1er juin au 15 septembre.

«Cet été 2026 a été complètement inédit, avec des épisodes de canicule presque en continu», a souligné auprès de l’AFP Guillaume Boulanger, responsable de l’unité qualité des milieux de vie, du travail et santé des populations à Santé publique France. D’ordinaire, les jours de canicule représentent «globalement autour de 5 % de l’été» ; cette année, «on sera nettement au-dessus», prévient-il.

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Alors que les précédents épisodes avaient aussi touché des populations plus jeunes, c’est cette fois «quasi exclusivement des personnes âgées de 75 ans et plus» : 751 morts de plus qu’attendu ont été recensées dans cette classe d’âge, a noté l’agence sanitaire. Près de la moitié des décès en surnombre constatés sur ces 25 jours de canicule sont survenus en trois jours, du 14 au 16 août, juste après les deux journées «les plus intenses» par leurs températures et sur «la plus grande étendue du territoire», a précisé Robin Lagarrigue, chargé d’études scientifiques à Santé publique France.

L’été 2026 a été, selon Météo-France, le plus chaud depuis 1900, devant les étés 2003 et 2022. Le changement climatique augmente la probabilité de subir de tels épisodes de canicule très intenses, très longs et très étendus géographiquement, rappelle l’agence sanitaire. Après la publication des premiers chiffres, qui progressivement s’affinent, les bilans de mortalité des périodes de fortes chaleurs de 2026 ont alimenté une âpre bataille politique, le gouvernement se voyant accusé d’impréparation par les oppositions.

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Fonte: Libération

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