Bardella veut revaloriser le salaire des enseignants… Mais les comptes ne sont pas bons
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16h05
Les organisations n’ont pas encore dévoilé leur estimation de la participation. Il y a dans la capitale deux cortèges distincts.
16h02
Instantané dans la manifestation parisienne : une allusion au fait qu’à plusieurs reprises, plusieurs lycéens se sont vus confisquer leurs pancartes à l’entrée de manifestations ces jours derniers à Paris, en raison des slogans écrits dessus.
15h09
Depuis l’Espagne où il se trouve pour un voyage éclair à Ceuta, le président du RN a défendu, en cette journée de mobilisation de lycéens et étudiants mais aussi d’enseignants, la revalorisation du métier de ces derniers.
Prenant exemple de l’Allemagne où les enseignants sont en moyenne payés 20 % de plus qu’en France, Jordan Bardella promet une revalorisation salariale « de 4 % sur trois ans », ce qui ne fait guère qu’un peu plus de 12 % à l’arrivée, hors inflation. En échange, le RN s’immisce dans la liberté académique et veut « un redressement de l’école, recentrée sur les savoirs fondamentaux ».
Des lycéens devenus experts en bâti… Pendant que gouvernement et régions se renvoient la balle sur l’état des établissements
14h45
Venu du campus de La Chapelle avec des camarades de promo, Camille, étudiant en L1 de géographie est lucide sur le niveau de mobilisation : « cette semaine c’est un peu dans le dur ». Mais ce militant de l’Union étudiante « espère que le 17 octobre fasse converger les luttes dans la société. On espère une mobilisation massive parce que ce sera un samedi. »
Pourtant, malgré un cortège parisien moins fourni que le 6 octobre, selon les syndicats étudiants, près de 90 % des universités sont touchées ce mardi 13 octobre. « Au-delà du 17 octobre, Il peut y avoir un rebond après les vacances. Les congés peuvent nous aider à reposer nos forces pour repartir de l’avant. »
Plus loin, en direction de la place Vaudan, la détermination de Maëlle, étudiante en science sociale à Paris cité, est intacte : « nous mobilisons de nouveaux étudiants qui n’étaient pas forcément impliqués au début du conflit. Malgré la fatigue et le rythme intense de la mobilisation c’est une grande joie ».
À ses côtés, Elisa Boinet, porte-parole de la FAGE, pour qui « des universités ferment administrativement pour casser la mobilisation. Cela renforce notre détermination pour obtenir les 10 milliards nécessaires pour assurer nos études dans des conditions dignes ».
13h49
« Cette journée est une grande réussite », estime Ryad Rani, président de l’Union syndicale des lycéens (USL), qui revendique « des centaines de lycées bloqués ». « C’est neuf ans de macronisme qui sont mis en cause. Il est urgent d’abroger Parcoursup. Nous ne lâcherons rien », poursuit-il, appelant à une nouvelle journée de mobilisation le 17 octobre.
Même volonté du côté des organisations étudiantes. Manon Moret, secrétaire générale de l’Unef, dénonce l’absence de réponse du gouvernement sur « la paupérisation des universités et la sélection pour accéder aux études » et prévient que la mobilisation se poursuivra sans réponse à leurs « dix mesures d’urgence ».
Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, donne elle aussi rendez-vous au 17 octobre : « Nous serons avec les travailleurs, avec les agriculteurs dans la rue. »
« Les jeunes ont toujours été une menace pour le pouvoir » : le sociologue Patrick Bruneteaux analyse la répression toujours plus dure du mouvement lycéen
13h40
« Parmi les collègues, il y a une vraie sympathie pour ce mouvement », témoigne Cyril, professeur de français dans un lycée du Val-de-Marne. « Il reprend des revendications qui sont les nôtres depuis des années : le nombre de professeurs, le nombre d’élèves par classe, la qualité du bâti scolaire. » Il évoque toutefois « quelques inquiétudes », notamment sur la poursuite de la scolarité et les tensions autour des mobilisations.
L’enseignant se dit peu surpris par la politisation des lycéens. « Nous savons, quand nous avons des débats avec nos élèves, qu’ils sont sensibles aux inégalités sociales et scolaires. »
Ce qui le frappe davantage, c’est leur capacité à avoir « trouvé un débouché national global » et « structuré un discours », notamment sur le bâti scolaire. « Il y a eu un regard condescendant sur ces jeunes, mais ils ont prouvé qu’ils étaient capables de s’organiser et de donner des leçons de politique. »
Cyril souligne enfin que le mouvement a été lancé par des lycéens de banlieue parisienne avant d’être rejoint par des établissements mieux dotés : « Ça montre aussi qu’il y a un collectif et beaucoup moins d’individualité qu’on le dit. »
Mouvement lycéen : des syndicats d’enseignants en renfort de la mobilisation jeudi 8 octobre
Les organisations lycéennes et étudiantes, pas convaincues par « les miettes » lâchées par le gouvernement, appellent ce mardi à un acte V de la mobilisation lancée en septembre pour obtenir des conditions d’études dignes. Fin de Parcoursup, des horaires à rallonges, des bâtiments insalubres, des profs non remplacés… un plan en 10 mesures et à 10 milliards d’euros a été mis sur la table notamment par l’Union syndicale des lycéens et l’Union étudiante.
L’exécutif a tenté d’apaiser la colère avec l’annonce de l’arrivée de 3 000 remplaçants en quelques jours – en réalité des enseignants en attente d’affectation depuis la rentrée – et renvoyer la présentation du reste de son « plan d’urgence » à la fin du mois d’octobre, misant sur les vacances scolaires pour éteindre le mouvement tout en communiquant abondamment sur une décrue de la mobilisation qui a compté plus de 450 000 personnes dans les rues mardi dernier. Malgré une violente répression et la multiplication des violences policières, les élèves, eux, sont déterminés à ne rien lâcher et sont de nouveau soutenus par l’intersyndicale de l’Éducation.
Cette nouvelle journée intervient également alors que l’Assemblée nationale s’apprête à débuter en séance l’examen du budget 2027 pour lequel Sébastien Lecornu a annoncé quelque 54 milliards d’austérité.
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Fonte: L'Humanité