À place d’Italie, les manifestants espèrent que la mobilisation du 17 octobre permettra de faire « converger des luttes »

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13h49

« Cette journée est une grande réussite », estime Ryad Rani, président de l’Union syndicale des lycéens (USL), qui revendique « des centaines de lycées bloqués ». « C’est neuf ans de macronisme qui sont mis en cause. Il est urgent d’abroger Parcoursup. Nous ne lâcherons rien », poursuit-il, appelant à une nouvelle journée de mobilisation le 17 octobre.

Même volonté du côté des organisations étudiantes. Manon Moret, secrétaire générale de l’Unef, dénonce l’absence de réponse du gouvernement sur « la paupérisation des universités et la sélection pour accéder aux études » et prévient que la mobilisation se poursuivra sans réponse à leurs « dix mesures d’urgence ».

Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, donne elle aussi rendez-vous au 17 octobre : « Nous serons avec les travailleurs, avec les agriculteurs dans la rue. »

« Les jeunes ont toujours été une menace pour le pouvoir » : le sociologue Patrick Bruneteaux analyse la répression toujours plus dure du mouvement lycéen

13h40

« Parmi les collègues, il y a une vraie sympathie pour ce mouvement », témoigne Cyril, professeur de français dans un lycée du Val-de-Marne. « Il reprend des revendications qui sont les nôtres depuis des années : le nombre de professeurs, le nombre d’élèves par classe, la qualité du bâti scolaire. » Il évoque toutefois « quelques inquiétudes », notamment sur la poursuite de la scolarité et les tensions autour des mobilisations.

L’enseignant se dit peu surpris par la politisation des lycéens. « Nous savons, quand nous avons des débats avec nos élèves, qu’ils sont sensibles aux inégalités sociales et scolaires. »

Ce qui le frappe davantage, c’est leur capacité à avoir « trouvé un débouché national global » et « structuré un discours », notamment sur le bâti scolaire. « Il y a eu un regard condescendant sur ces jeunes, mais ils ont prouvé qu’ils étaient capables de s’organiser et de donner des leçons de politique. »

Cyril souligne enfin que le mouvement a été lancé par des lycéens de banlieue parisienne avant d’être rejoint par des établissements mieux dotés : « Ça montre aussi qu’il y a un collectif et beaucoup moins d’individualité qu’on le dit. »

Mouvement lycéen : des syndicats d’enseignants en renfort de la mobilisation jeudi 8 octobre

13h16

La division semble se confirmer ce mardi entre le rendez-vous de l’intersyndicale place d’Italie et le départ prévu depuis l’Hôtel de Ville. Une bonne partie des étudiants rencontrés dans la matinée disent vouloir rejoindre ce second point de rassemblement, où plusieurs centaines de lycéens et d’étudiants sont désormais réunis.

À la place d’Italie, où le cortège soutenu par l’intersyndicale doit s’élancer à 14 heures en direction des Invalides, le rassemblement débute pour l’heure plus timidement.

Voter dès 16 ans : pourquoi cette revendication de la gauche pourrait répondre au mouvement lycéen

12h56

Plusieurs centaines de manifestants commencent à converger vers l’esplanade de l’Hôtel de ville de la capitale.

12h50

Il y a certes des lycées plus favorisés que d’autres, où la toiture ne fuit pas… À ceux qui se demandent alors pourquoi ces lycéens sont aussi en mouvement, la réponse d’Hélène élève de terminale au lycée Gabriel-Fauré : « Nous à Gabriel Fauré, on n’est pas les premiers concernés, mais on est aussi un petit peu concernés. Par exemple notre lycée il est tout neuf, et pourtant il y a des problèmes d’isolation. On crève de chaud l’été et de froid l’hiver. Le bâtiment des collégiens est totalement délabré ».

« Les lycéens des quartiers populaires mobilisés demandent l’école qu’on leur a promise, et le gouvernement répond par la répression » : entretien avec le sociologue Fabien Truong

12h46

Des lycéens ainsi que des étudiants de Paris 1, à la gare de Lyon ce matin pour faire connaître leurs revendications.

Les organisations lycéennes et étudiantes, pas convaincues par « les miettes » lâchées par le gouvernement, appellent ce mardi à un acte V de la mobilisation lancée en septembre pour obtenir des conditions d’études dignes. Fin de Parcoursup, des horaires à rallonges, des bâtiments insalubres, des profs non remplacés… un plan en 10 mesures et à 10 milliards d’euros a été mis sur la table notamment par l’Union syndicale des lycéens et l’Union étudiante.

L’exécutif a tenté d’apaiser la colère avec l’annonce de l’arrivée de 3 000 remplaçants en quelques jours – en réalité des enseignants en attente d’affectation depuis la rentrée – et renvoyer la présentation du reste de son « plan d’urgence » à la fin du mois d’octobre, misant sur les vacances scolaires pour éteindre le mouvement tout en communiquant abondamment sur une décrue de la mobilisation qui a compté plus de 450 000 personnes dans les rues mardi dernier. Malgré une violente répression et la multiplication des violences policières, les élèves, eux, sont déterminés à ne rien lâcher et sont de nouveau soutenus par l’intersyndicale de l’Éducation.

Cette nouvelle journée intervient également alors que l’Assemblée nationale s’apprête à débuter en séance l’examen du budget 2027 pour lequel Sébastien Lecornu a annoncé quelque 54 milliards d’austérité.

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Fonte: L'Humanité

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