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14h36

Le ministre de l’Éducation reçoit cet après-midi les trois principales organisations lycéennes : l’Union syndicale lycéenne (USL), Renouveau Lycéen et Lycéens !. Qu’a-t-il à proposer ? En déplacement à Reims ce matin, il annonce vouloir présenter « un plan d’urgence » sur les remplacements d’ici « quelques heures ou quelques jours », sans pouvoir être plus précis.

Il a souligné que les outils de suivi ont été améliorés, pour permettre « d’avoir un plan d’action un peu plus ciblé sur les établissements les plus concernés ». Lors de cette rencontre seront également évoquées « les questions de démocratie lycéenne et la plateforme d’orientation post-bac Parcoursup, dont les élèves de terminale seront les bénéficiaires immédiats dès cette année des mesures qu’on va prendre », a-t-il assuré.

Auparavant, un élève en terminale bac pro avait décrit au ministre des bâtiments dégradés « avec un seul cabinet qui ferme et pas de papier toilette », une autre « un enseignant absent pendant toute une année scolaire et pas remplacé ». Plusieurs ont partagé la difficulté à trouver un stage, crucial dans les parcours professionnels.

Mouvement lycéen : retour sur les réformes de la Macronie qui ont détruit à petit feu le système éducatif

14h36

Le journaliste Valentin Levetti, heurté par un policier à moto vendredi 2 octobre, à Montpellier, a déposé plainte « contre X, fonctionnaire de police, pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, avec usage d’une arme, la moto ». Le reporter d’images du collectif Stup. média était en train de couvrir le blocage du lycée Clémenceau.

Pas de quoi empêcher un policier en civil de sortir d’un cordon de policiers en tenue pour lui foncer dessus. Valentin Levetti souffre depuis d’un hématome et de lésions compatibles avec une entorse bénigne du genou droit.

Violences policières à #Montpellier : le journaliste Valentin Levetti, fondateur de @StupMedia était en train de couvrir le mouvement lycéen quand une moto de police lui a percuté la jambe. Il portait un brassard presse et était identifiable. Les policiers, eux, ne l’étaient pas pic.twitter.com/Ns0J034cyJ

14h27
Reportage

Entre la station RER et l’université Paris-Nanterre, les étudiants se pressent pour rejoindre la manifestation parisienne, place de la Bastille. Les jeunes brandissent fièrement leurs pancartes : « Octobre 2026 is the new Mai 1968 » ; « Surveiller la taille des jupes pour mieux viser les jambes ».

Bien que leur fac soit fermée administrativement, les étudiants logeant dans les appartements Crous aux alentours ont tenu à se donner rendez-vous pour partir ensemble. « C’est la première fois que je vais en manifestation, lance Mariam, une étudiante de 19 ans. Si je le fais, c’est pour revendiquer le droit d’étudier ; ce n’est pas censé être un privilège. Nous sommes dans le pays des droits de l’homme, non ? »

À ses côtés, son amie Léna hoche la tête : « Plus le temps avance, plus on se rend compte du mépris du gouvernement face aux banlieues et aux milieux ruraux. Il n’y a pas de professeurs et nos emplois du temps sont surchargés. » Derrière elles, un panneau rempli de graffitis interpelle les badauds : « Du fric pour les facs et les lycées ! Non à la sélection et à la hausse des frais d’inscription. »

« Des milliers de jeunes se retrouvent sans fac post-bac alors qu’ils veulent étudier, ajoute Victor, 21 ans. Avec les plateformes Parcoursp et Mon Master, on continue de donner aux mêmes profils des opportunités, lance l’étudiant. On ne peut pas parler d’égalité des chances et encore moins de méritocratie alors qu’on n’a pas les mêmes moyens. »

L’étudiant n’a pas le temps de terminer sa phrase qu’il court en direction du RER, prêt à partir. « La révolution n’attend pas ! », lance-t-il en s’engouffrant sous le sol bétonné.

« Nous refusons un appauvrissement de l’apprentissage » : lettre ouverte des étudiants en prépa de Montpellier en soutien au mouvement lycéen

14h20

L’Union étudiante, l’UNEF et l’Union syndicale lycéenne ont annoncé conjointement qu’une nouvelle journée de mobilisation nationale se tiendrait mardi 13 octobre. De son côté, le syndicat enseignant FSU-SNUIPP appelle à la grève des professeurs ce même jour, en soutien à la jeunesse.

14h15
Pour approfondir

Parcoursup, réforme du bac, suppression de postes, classes surchargées, tri social… Depuis 2017, les gouvernements d’Emmanuel Macron ont multiplié les réformes qui fragilisent l’école publique et creusent les inégalités. Retour sur huit années de politiques éducatives qui ont nourri la colère des lycéens et mis à mal les promesses d’égalité de l’Éducation nationale.

Pendant ce temps-là, toute honte bue, Jean-Michel Blanquer plaide pour une « analyse rationnelle » des progrès accomplis grâce à Parcoursup, qu’il avait lancé en 2018, et continue de faire le service après-vente de cette « machine à broyer les élèves ».

La crise actuelle est révélatrice d’abord d’une inquiétude très compréhensible de la jeunesse face aux périls et défis du monde actuel, écologiques, géopolitiques, technologiques et sociaux. La réponse ne peut passer que par un projet de société puissant. Ce sera le sens de la… pic.twitter.com/C4rawlI1eS

14h00

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Jean-Didier Berger, a annoncé sur BFMTV que « vingt enquêtes » ont été ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement lycéen.

Mobilisation lycéenne : l’IGPN saisie pour « suspicion d’agression sexuelle » après la vidéo d’un policier touchant les seins d’une enfant de 14 ans

Loin d’avoir été convaincus par l’allocution télévisée de Sébastien Lecornu, les lycéens et étudiants ont appelé à un acte IV de la mobilisation ce jeudi 8 octobre. Leurs revendications – classes surchargées, profs non remplacés, bâtiments dégradés… – n’ayant reçu aucune réponse concrète du gouvernement qui s’acharne en outre à nier les violences policières que subissent les élèves depuis le début du mouvement.

Plusieurs syndicats de l’Éducation nationale – le Snes-FSU, la CGT, FO et Sud – appellent également à une journée de grève et de manifestations jeudi 8 octobre, en soutien à la mobilisation des lycéens tandis qu’une pétition contre les armes mutilantes atteint déjà plusieurs dizaines de milliers de signatures.

Après les manifestations historiques de mardi qui ont réuni 450 000 personnes à travers la France, l’Humanité ouvre en grand ses colonnes aux jeunes mobilisés tout au long de la journée. Lycéen.nes et étudiant.es vous pouvez nous envoyer vos témoignages ici : mediation@humanite.fr.

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