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14h50

Lors des manifestations contre la vie chère à Dijon ce samedi 17 octobre, un lycéen a été blessé à l’œil et à la jambe. Selon le parquet de la ville, une enquête a été ouverte pour « déterminer plus précisément le déroulement des faits dénoncés », a expliqué à l’Agence France-Presse le procureur de la République à Dijon, Arnaud Viornery.

Auprès d’ICI Bourgogne, un jeune présent sur place témoigne : « Devant moi, il y avait un garçon de mon âge qui s’est pris du gaz lacrymogène, ça lui a explosé au visage, relate-t-il. Quand je me suis rapproché de lui, j’ai vu du sang couler par terre. Je me suis dis : “peut-être qu’il a un œil crevé”. »

14h30

La justice administrative a suspendu l’arrêté de la préfecture de police de Paris qui interdisait une manifestation organisée aujourd’hui par l’Interfac Île-de-France. Les étudiants d’assemblées générales d’universités se réunissent à partir de 14 heures à la Pitié-Salpétrière.

Mais l’annonce est tombée après l’heure de rendez-vous. Résultat : une petite trentaine d’étudiants sont présents à la manifestation, rapporte Libération. « Ils ont gagné, il n’y a personne », s’indigne un étudiant de Nanterre auprès du quotidien.

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14h00
Pour approfondir

« On va vous défoncer la gueule ! ». Depuis la convergence de la lutte étudiante avec le mouvement lycéen, l’extrême droite a attaqué des opérations de blocages à plusieurs reprises. À Paris et à Lille, des étudiants racontent leur mode opératoire à l’Humanité :

« On va vous défoncer la gueule ! » : à Paris et Lille, l’extrême droite attaque des blocages étudiants

13h53

Le préfet des Alpes-Maritimes vient d’interdir ce samedi 24 octobre, de 8 heures à minuit, « tous les regroupements, cortèges et manifestations revendicatives » dans le centre-ville de Nice, en raison des « risques de troubles à l’ordre public » et des dégradations de commerces comme ceux de la semaine passée.

🚨 Manifestation ce samedi 24 octobre à Nice
Afin de prévenir tout trouble à l’ordre public, le préfet annonce des mesures de sécurité renforcées :

⛔️ Interdiction des manifestations et rassemblements dans le centre-ville de Nice.

👮 450 policiers, CRS et gendarmes mobilisés à… pic.twitter.com/ww7Ztix7MM

13h50

Face « aux risques de nouvelles violences commises par des casseurs sans lien avec le mouvement social », ainsi qu’aux dégradations et pillages survenus le week-end dernier, la Ville de Paris a annoncé prendre « plusieurs mesures préventives ».

Dans un communiqué, la municipalité envisage de retirer de l’espace public tout équipement susceptible d’être utilisé pour commettre des dégradations, telles que des barrières et des éléments de chantier. Elle invite également les habitants et les commerçants à prendre leurs précautions en « rentrant leurs poubelles et leurs vélos, ainsi que leurs terrasses et leur mobilier extérieur dès samedi midi ».

« Pillages », « casse » : ce que les médias dominants décident de raconter des mobilisations

13h30

« Le gouvernement se moque de nous, gronde le Mouvement jeunes communistes de France sur Instagram. Chaque fois qu’il est sommé de répondre aux revendications, il botte en touche et s’engage à ouvrir des discussions plus tard. »

Face à cette volonté affichée d’éteindre le mouvement, le MJCF appelle à « passer au cran supérieur » : dès le lundi de la rentrée, le 2 novembre, « on bloque tous les lycées de France, on fait monter la pression et, le 5 novembre, on converge avec les travailleuses et les travailleurs du pays qui appellent à généraliser la grève », écrit l’organisation.

Il y a bientôt un mois de cela, le MJCF a annoncé la mise en place de cahiers de doléances de Parcoursup pour recenser la parole de la jeunesse et mieux agir ensuite concrètement sur le terrain. « Les jeunes ont le droit à la parole, affirmait à l’Humanité Nadja Cea, coordinatrice nationale du MJCF. Écouter leurs revendications et porter des projets pour les aider sont nécessaires. »

Grâce aux cahiers de doléances, les témoignages recueillis seront rassemblés et analysés pour impulser des actions concrètes aux échelles locale et nationale. « Face à un gouvernement qui campe sur ses positions concernant Parcoursup, nous prenons le problème à bras-le-corps : une fois la parole recensée, l’idée est de mettre en place une solidarité active », soutient la jeune communiste.

Dès le début de l’année 2027, au moment des premières phases de vœux au sein de la plateforme, les jeunes communistes organiseront des forums d’orientation pour accompagner les lycéens. Une première initiative qui en appellent d’autres.

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Depuis la mobilisation du 17 octobre, qui a réuni 800 000 manifestants partout en France, et la vague de pillages dans son sillage, le gouvernement a choisi de réagir sur le seul terrain sécuritaire, poussé par les surenchères du reste de la droite et de l’extrême droite. Dans la foulée de l’allocution d’Emmanuel Macron dimanche soir, une panoplie de mesures – allant de la prolongation des gardes à vue aux couvre-feux – est mise en œuvre, tandis que les revendications sociales du mouvement restent sans réponse malgré la rencontre avec les syndicats à Matignon mercredi.

Le ministre de l’Intérieur, dont la responsabilité est mise en cause notamment par la gauche, est toujours en poste après le refus du chef de l’État d’accepter sa démission. Une plainte a été déposée contre lui pour « complicité de violences aggravées, par instructions » par le jeune dont la main a été arrachée, samedi à Saint-Étienne, tandis que six nouvelles enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN.

L’exécutif n’hésite pas non plus à manier le mensonge pour tenter de faire de la France insoumise et de la gauche des boucs émissaires, et ainsi se dédouaner de toutes responsabilités dans les violences survenues en marge des manifestations et mettre les revendications sous l’éteignoir.

Après trois heures de réunion à Matignon mercredi, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, à annoncer que « l’heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation » alors que le gouvernement n’a « aucune mesure », seulement « un budget dangereux pour les travailleurs ». L’intersyndicale dans son ensemble a réitéré son appel à une grève généralisée le 5 novembre prochain. « D’ici là, il est impératif qu’il y ait des réponses sociales aux attentes des travailleurs et des travailleuses », a prévenu Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT. De leurs côtés, Gilets jaunes et organisations étudiantes ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation dès ce samedi 24 octobre à laquelle la CGT a apporté son soutien tandis que certaines manifestations ont été interdites ce jeudi.

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Fonte: L'Humanité

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