« Mon ami s’est fait exploser le crâne. Il a des points de suture » : enquête ouverte à Marseille après les coups de matraque d’un policier sur un lycéen

0

Por La rédaction avec AFP — L'Humanité

Après la diffusion sur les réseaux sociaux d’images montrant un policier en train de frapper à la tête un jeune homme avec sa matraque lors du blocage d’un lycée à Marseille, le parquet a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique et avec arme ».

societe

3min

Publié le 8 octobre 2026

Publié le 8 octobre 2026

La rédaction avec AFP

Écouter cet article
–
réservé aux abonné·e·s

La mobilisation à Marseille, le 6 octobre, dénonçait déjà les violences policières que Sébastien Lecornu n’a pas voulu reconnaître.
© Gerard Bottino/Zuma Press/Abaca

Les policiers « n’ont pas pour instruction d’affronter les lycéens », a assuré Sébastien Lecornu en préambule de son allocution télévisée mercredi soir. Si le premier ministre insiste, c’est qu’il peine à convaincre. Et pour cause, les affaires de violences policières se multiplient et visent bel et bien des élèves mobilisés. À Marseille, mercredi 7 octobre, l’un d’eux a reçu des coups de matraques à la tête lors d’un blocus en forme de sit-in.

Une enquête a été ouverte pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique et avec arme », a indiqué à l’AFP le parquet de Marseille. Elle a été confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN), après la diffusion sur les réseaux sociaux d’images montrant un policier frapper à la tête un jeune homme avec sa matraque.

L’adolescent blessé lors d’un blocage devant le lycée Marie-Curie, situé dans un quartier central de Marseille, a été transporté à l’hôpital, selon les pompiers. Des enseignants ont dénoncé « une charge » des policiers sur les élèves de l’établissement dont plusieurs ont témoigné de la scène auprès de l’AFP.

« Beaucoup d’élèves ont pris des coups. Et des professeurs aussi »

« On a fait une chaîne humaine. Je me suis fait gazer. Je n’ai jamais eu ça de ma vie. Ça veut dire que ma peau brûlait, mes yeux brûlaient. Je ne savais même pas où je marchais. Mon ami s’est fait exploser le crâne. Il a des points de suture », rapporte ainsi Linda, 16 ans, en terminale.

Sur le même thème

L’Humanité vous récapitule les principales agressions commises par les autorités à l’encontre d’élèves mobilisés | Source: © REUTERS/Abdul Saboor

Élèves éborgnés, amputés, traumatisés… Récapitulatif des violences policières commises contre la mobilisation lycéenne


« On était tous assis, accroupis, les professeurs étaient dans la première ligne », ajoute Semiramis, 16 ans, également en terminale. « Les policiers sont arrivés avec leurs boucliers, ils ont commencé à avancer, avancer, avancer. Ils n’ont pas tenu compte de là où on était et donc on marchait sur mes professeurs », a-t-elle décrit, expliquant que l’élève blessé avait « beaucoup saigné ». « Beaucoup d’élèves ont pris des coups. Et des professeurs aussi. Des élèves et des professeurs ont des hématomes », complète l’une des enseignantes.

Les CRS s’étaient bien rendus sur place, malgré les déclarations du gouvernement, « pour permettre aux autres élèves d’entrer dans le lycée ainsi que libérer la voie publique », selon la préfecture des Bouches-du-Rhône qui argue de « tirs de mortiers » et de plusieurs sommations pour justifier la violence de l’intervention.

Aux côtés de celles et ceux qui luttent !

L’urgence sociale, c’est chaque jour la priorité de l’Humanité. 

  • En exposant la violence patronale. 
  • En montrant ce que vivent celles et ceux qui travaillent et ceux qui aspirent à le faire. 
  • En donnant des clés de compréhension et des outils aux salarié.es pour se défendre contre les politiques ultralibérales qui dégradent leur qualité de vie. 

Vous connaissez d’autres médias qui font ça ?  
Je veux en savoir plus !

Lisez la suite de cet article

et débloquez tous les contenus

Je m’abonne

Les mots-clés associés à cet article

mouvement lycéen
répression
sébastien lecornu
violences policières


Accueil


societe


mouvement lycéen

« Mon ami s’est fait exploser le crâne. Il a des points de suture » : enquête ouverte à Marseille après les coups de matraque d’un policier sur un lycéen

Fonte: L'Humanité

Deixe um comentário

O seu endereço de email não será publicado. Campos obrigatórios marcados com *