Syndicalistes et lycéens, main dans la main
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12h47
Le mouvement lycéen et universitaire continue de prendre de l’ampleur. Le ministère de l’Éducation nationale vient d’annoncer que 564 établissements sont actuellement concernés par les mobilisations.
De la classe au blocus : la vraie vie de Camille, prof dans le 93
12h15
Pour le candidat Les Républicains à la présidentielle, les lycéens seraient « manipulés » par « les gauchistes », donc incapables de manifester par eux-mêmes. « Il y a une jeunesse qui veut mettre le feu. Elle est totalement instrumentalisée par les Insoumis », dénonce Bruno Retailleau ce midi sur BFMTV depuis La-Roche-sur-Foron en Haute-Savoie. Pour lui, « ce sont eux qui ont mis l’école en l’air avec l’idéologie post-soixante-huitarde ». Bruno Retailleau ose affirmer que le problème de l’éducation nationale aujourd’hui n’est pas liée aux « moyens, mais à l’autorité ». Une honte.
“On est l’un des pays d’Europe qui dépense le plus en moyens”
Lycées: pour Bruno Retailleau, “ce n’est pas un problème de moyens, c’est d’abord un problème de méthode, d’autorité” #BFM2#BFM2 pic.twitter.com/LHuMMXQz1m
12h01
C’est un scandale
S’interposant entre policiers et lycéens, Jonathan Bruneau, conseiller communiste d’Orléans a été insulté, puis molesté par un policier ce jeudi 1er octobre. Le porte-parole du PCF, Ian Brossat a prévu d’utiliser l’article 40 afin de saisir l’Inspection générale de la police nationale. « Ce déchaînement de violences est inacceptable, dénonce le sénateur communiste. Si des policiers se comportent ainsi face à un élu de la République, on s’inquiète de la manière dont ils procèdent avec les lycéens ».
« Tu as beau être élu, tu es une merde comme les autres » : à Orléans, un conseiller PCF insulté, poussé à terre et matraqué par un policier
D’autres élus se sont interposés ces derniers jours entre policiers et lycéens, comme Aurélien Le Coq à Lille, ou Paul Vannier, député LFI d’Argenteuil. Il a interpellé le procureur sur le fait qu’un individu s’est présenté face aux lycéens de Julie-Victoire Daubié à Argenteuil comme policier, mais sans moyens de l’identifier.
11h46
Les lycées de Montargis, En forêt et Jeannette Verdier, sont bloqués depuis ce matin. « Le coût de l’éducation se mesure en euros, celui de son abandon se mesure en génération », peut-on lire sur une pancarte. « Nos droits ne s’arrêtent pas à la porte du lycée », est-il marqué sur une autre.
Les élèves sont descendus dans les rues, ce vendredi 2 octobre, pour crier leur colère, en particulier contre le Rassemblement national, à la tête de la municipalité depuis six mois.
11h35
« On n’a pas les mêmes chances que les lycéens de Paris ou du privé, c’est une injustice », lance Aïcha Sarr, en terminale à Suger (Saint-Denis). Pour la jeune fille interviewée par l’Humanité, il est intolérable qu’un adolescent de banlieue n’ait pas les mêmes chances sur Parcoursup qu’un élève parisien ou issu d’un lycée privé. « Nous n’avons pas tous grandi avec des parents qui nous lisent des livres, donc nos langages sont beaucoup moins élevés qu’ailleurs », témoigne-t-elle en faisant référence à ses cours de philosophie, où nombre de ses camarades se sentent délaissés. Pour elle, Parcoursup devrait être abrogé.
Si les lycées se mobilisent, « ce n’est pas pour le plaisir, mais pour l’égalité des chances », poursuit la lycéenne avant d’interpeller Edouard Geffray. « Le ministre devrait venir voir nos conditions, souffle Aïcha Sarr. Nous demandons seulement minimum ».
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10h44
Les étudiants de Nanterre et de Saint-Denis bloquent actuellement leurs universités en soutien aux mobilisations des lycéens dans tout le pays et pour faire valoir leur exigence de moyens supplémentaires pour l’enseignement supérieur.
Parmi leurs revendications, les étudiants reprochaient au ministère de l’Éducation nationale son budget pour 2027. Celui-ci prévoyait, pour les étudiants non-boursiers, de faire payer 178 euros l’inscription en BTS, et 270 euros celle dans les classes préparatoires aux grandes écoles. « Nous retirons cette mesure », a finalement annoncé Édouard Geffray face à la colère des étudiants. Une première victoire qui en appelle d’autres.
🚨📢FAC : fermeture administrative de la fac de Nanterre pour aujourd’hui après un blocage partiel ce matin pic.twitter.com/miEAWonKmi
Les lycéens et les étudiants sont de nouveau appelés à se mobiliser ce vendredi pour défendre leur droit à une éducation de qualité malgré les manœuvres du gouvernement. Le ministère de l’Intérieur a ainsi annoncé l’interdiction de manifester autour des 400 établissements annoncés fermés en raison du lock-out orchestré par le gouvernement via des cours en distanciel soumis à des contrôles d’assiduité.
L’exécutif tente par tous les moyens, en particulier une violente répression policière, d’étouffer dans l’œuf le mouvement qui a encore pris de l’ampleur jeudi. Après les 338 établissements mobilisés mardi, les 356 mercredi, ce sont « 1 027 établissements », sur environ 3 700 lycées en France, qui « ont été concernés par le mouvement lycéen, dont 222 blocages », selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.
Parti d’Île-de-France le 28 septembre, la mobilisation gagne toute la France désormais avec Marseille, Strasbourg, Nantes, Toulouse, Rennes… Et aussi l’enseignement supérieur avec une quarantaine de sites concernés jeudi à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Reims, Poitiers ou encore Nanterre… L’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne ont appelé à converger et à une journée de manifestations communes le mardi 6 octobre.
Face à un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, le pouvoir a décidé de jouer la répression et la désinformation, pour casser la mobilisation. Le ministre Laurent Nuñez dénonce en boucle « une violence débridée » et avance le chiffre de 300 policiers et gendarmes blessés tandis que les cas documentés de violences contre les élèves se multiplient avec déjà 3 enquêtes ouvertes par l’IGPN et la saisie du Défenseur des droits. 65 personnels de l’Éducation nationale et 170 élèves ont été blessés depuis le début du mouvement, a également recensé le ministère.
Les seules autres réponses apportées pour l’heure oscillent entre pseudo-concertation et le retrait d’une mesure annoncée seulement quelques heures plus tôt. Les frais d’inscription en BTS et en classes préparatoires prévus dans le budget 2027 présentés jeudi matin et dont la suppression a été annoncée au 20 heures par le ministre de l’Éducation. Surcharges des classes, profs non remplacés, établissements dégradés… autant de revendications que les élèves devraient remettre sur la table ce vendredi.
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Fonte: L'Humanité