Plus de 300 000 manifestants en France, selon la CGT

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16h43

La CGT revendique plus de 300 000 manifestants partout en France, la plus grosse mobilisation dans la fonction publique depuis 2017. C’est 100 000 de plus que lors de la précédente mobilisation d’ampleurs des agents, le 5 décembre 2024.

« Les fonctionnaires ont perdu 450 euros par mois depuis le début des années 2000 » : le gouvernement poursuit ses économies sur le dos de ses agents

À Paris, 70 000 personnes, fonctionnaires, pompiers, lycéens et étudiants ont convergé en direction de la place de la nation, selon l’Union régionale Île-de-France – CGT.

16h35

Le mouvement de protestation lycéen a plus que doublé pour la seconde journée de mobilisation. Ryad Rani, le président de l’Union syndicale lycéenne, se dit “très satisfait de cette mobilisation. On décompte 400 lycées bloqués aujourd’hui, et beaucoup de jeunes sont venus dans le cortège parisien”.

Pas de profs, établissements insalubres : pourquoi les lycéens se révoltent ?

Le mouvement est appelé à s’amplifier, selon le syndicaliste lycéen : “Nous appellons les autres syndicats à une mobilisation unitaire dans les prochains jours”, a-t-il ajouté.

15h57

Alors que le cortège parisien défile toujours, la CGT fonction publique assure auprès de l’Humanité que ce 29 septembre est « d’ores et déjà la plus grosse mobilisation » de fonctionnaires depuis 2017.

Alors que le nombre de manifestants à Paris est toujours attendu, la CGT a décompté plus de 120 000 personnes dans les rues partout en France lors de cette mobilisation pour les services publics.

15h28

Les principaux syndicats se sont dits prêts à une mobilisation plus large sur les salaires, au-delà de la fonction publique, si des mesures de soutien au pouvoir d’achat ne sont pas prises. « Je tiens à alerter le gouvernement : l’étau se resserre, la colère monte sur les salaires et le coût de la vie », a déclaré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, alors que le cortège parisien de la manifestation intersyndicale s’élançait. « Si le gouvernement continue à faire l’autruche et la sourde oreille, les fronts vont se multiplier », a-t-elle ajouté.

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Au-delà du « vrai ras-le-bol dans la fonction publique d’être la variable d’ajustement », Rachèle Barrion, secrétaire confédérale de FO, a aussi estimé que « la colère monte de partout, que ce soit du public ou du privé. Je pense qu’il y aura des suites qui seront données, peut-être pas que pour l’ensemble des fonctionnaires mais aussi pour l’ensemble du privé, il y a une convergence, une lutte qui est en train de se mener ».

De son côté, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a indiqué que « la mobilisation dans le secteur privé est aussi prévue par la CFDT, mais auprès des bons interlocuteurs, qui sont les employeurs, qui peuvent avoir tendance en ce moment à se déresponsabiliser sur la question du pouvoir d’achat. C’est certain que le rendez-vous de la présidentielle sera un rendez-vous social sur le travail », a-t-elle ajouté.

14h58

Élèves au lycée Maurice-Genevoix, à Montrouge, Liloo, 17 ans, et Lucie, 16 ans, témoignent. « On a cours six jours sur sept. On n’a pas d’infirmière. Les élèves de première passent le bac de français, mais il n’y a pas de professeur de français : il n’a pas été remplacé. L’année dernière, c’était pareil : il n’y avait pas de professeur de français et c’était une grosse galère. Le midi, on a seulement vingt-cinq minutes pour manger. »

Les deux élèves font état de conditions d’études déplorables : « On doit rajouter des tables et des chaises dans les classes tellement elles sont surchargées. En BTS, ils sont parfois 45 par classe ; nous, on est 37 ou 38. Les ordinateurs ne fonctionnent pas. »

Encore adolescentes, elles se disent « déjà politisées. Notre lycée est très politisé, alors on a décidé de se mobiliser. Les professeurs nous suivent. Ce matin, on a aidé pour le blocus, puis on a rejoint la mobilisation. »

Pénurie de personnels, établissements insalubres, misère sociale… Les raisons de la colère lycéenne

14h45

Le ministère de l’Éducation nationale annonce que quarante interpellations ont été menées dans les lycées mobilisés à travers la France. Au moins dix personnes ont été blessées parmi les élèves et les personnels des établissements scolaires.

Salaires gelés, manque de personnels et de financements… Les services publics sont au bord de l’asphyxie et les fonctionnaires sont dans la rue, ce mardi 29 septembre, pour obtenir les moyens d’exercer dignement leur métier et de fournir un service de qualité aux usagers. Alors que le gouvernement prévoit une nouvelle cure d’austérité à 54 milliards d’euros pour le prochain budget, dont la copie doit être détaillée par Sébastien Lecornu jeudi en Conseil des ministres, l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA) des trois fonctions publiques appelle à la mobilisation. Un mouvement qui s’annonce important, avec 174 manifestations recensées à travers la France.

Les lycéens appellent également à manifester aux côtés de leurs professeurs. Malgré la répression assumée par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, auxquels des élèves d’Île-de-France ont eu à faire face ces derniers jours, de nouveaux établissements seront bloqués dès ce début de matinée alors que l’Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à généraliser le mouvement. Et pour cause : tous personnels confondus, ce sont plus des deux tiers (69 %) des lycées et collèges où tous les postes n’étaient pas pourvus.

En grève depuis le 8 septembre et installés dans un camp de la colère sur le Champ-de-Mars depuis trois jours, les pompiers se joindront également aux cortèges de la journée. Manque d’effectifs, insuffisance d’équipements, perte de sens du métier mettent le système de secours français sous pression, martèlent-ils après un été dévastateur entre canicules, sécheresses et incendies.

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Fonte: L'Humanité

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