Khadija Ryadi : « Au Maroc, de simples posts sur les réseaux sociaux peuvent conduire leurs auteurs en prison »
Por Rosa Moussaoui — L'Humanité
En ce moment
À la veille du scrutin législatif du 23 septembre au Maroc, Khadija Ryadi, ancienne présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), revient sur le climat de répression qui broie les voix critiques du Royaume.
Offrir
Militante marocaine des droits humains Khadija Ryadi est une figure majeure de la société civile au Maroc. Elle est engagée depuis les années 1980 dans la défense des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Ancienne présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), elle a reçu en 2013 le Prix des Nations unies pour les droits de l’homme, en reconnaissance de son action en faveur de la justice, de la dignité et des droits fondamentaux.
À la veille des élections législatives du 23 septembre, quel regard portez-vous sur l’état de la vie politique au Maroc ? Les élections peuvent-elles être un levier de changement ?
Khadija Ryadi
Militante marocaine des droits humains
En tant que défenseurs des droits humains, en particulier à l’AMDH, nous ne nous mêlons pas du débat électoral. Mais nous avons notre analyse car la façon dont se déroulent les élections est un indicateur démocratique. Et jusqu’à présent au Maroc, les élections n’offrent pas aux citoyens l’occasion de décider de leur avenir, de choisir les politiques qu’ils veulent. Nous ne sommes pas dans un État de droit ; nous sommes soumis à une constitution qui n’émane pas de la volonté du peuple marocain et ne garantit pas la souveraineté populaire.
Les décisions stratégiques, les choix économiques sont entre les mains de la monarchie qui concentre tout…
Les mots-clés associés à cet article
Khadija Ryadi : « Au Maroc, de simples posts sur les réseaux sociaux peuvent conduire leurs auteurs en prison »
Articles les plus lus dans cette rubrique
Guerre en Iran : les États-Unis accusés d’avoir commis des « crimes de guerre » en bombardant une école
Moyen-Orient : que s’est-il passé lors de la rencontre militaire secrète entre les pays arabes, Israël et les États-Unis
Le président de l’Autorité palestinienne interdit de participer à l’Assemblée générale de l’ONU par Donald Trump
à lire aussi
Législatives en Russie : Poutine appelle 100 millions de Russes à voter pour s’assurer la victoire en Ukraine
Monde
Publié le 17 septembre 2026
Comment l’Algérie met en scène son retour sur la scène géopolitique régionale
Monde
Publié le 15 septembre 2026
Élections en Suède : les sociaux-démocrates en tête, l’extrême droite en recul mais un scrutin ultra-serré
Monde
Publié le 14 septembre 2026
Offrez un article
Avec un abonnement à l’Humanité, vous pouvez offrir 10 articles chaque mois
Vous êtes abonné-e ? Connectez-vous
Offrir
Nos Rubriques
Nos thèmes
Nos services
Fonte: L'Humanité