Plus de besoins et moins de moyens : 40 % des associations ne peuvent plus aider les femmes victimes de violences

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Por Kareen JanselmeL'Humanité

La Fondation des femmes dévoile les premiers chiffres de son baromètre 2026 : les signalements pour violences sexuelles et les demandes d’accompagnement explosent, les moyens dégringolent.

Féminisme

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Publié le 17 septembre 2026

Publié le 17 septembre 2026

Kareen Janselme

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40 % des 120 associations ayant répondu au baromètre doivent aujourd’hui refuser des bénéficiaires.
©Patrick ALLARD/REA

Le nouveau baromètre 2026 de la Fondation des femmes confirme les alertes des associations féministes : les subventions baissent ou sont annulées alors que les signalements pour violences sexuelles augmentent. Entre 2016 et 2025, le nombre de femmes et d’enfants accompagnés a quasi doublé. Et l’effet d’annonce du premier ministre, démenti rapidement, quant à la promesse d’un nouveau budget à allouer à la loi intégrale contre les violences sexuelles en discussion, n’a fait que rajouter aux craintes d’une entourloupe dénoncée par les associations féministes.

Un budget en baisse pour 60 % des organisations

En 2026, 60 % de ces organisations gèrent un budget inférieur à ceux des années précédentes. La moitié d’entre elles ont vu leurs subventions non renouvelées… Conséquence : 40 % des 120 associations ayant répondu au baromètre doivent aujourd’hui refuser des bénéficiaires.

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Comment stopper en amont les violences si les actions de prévention, de sensibilisation et d’éducation subissent les premières ce manque de moyens, 50 % des associations subissant des difficultés financières ? L’Evars (éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle) est obligatoire, mais sans réel moyen, les associations ne peuvent qu’abandonner et laisser les riches organisations réactionnaires dangereuses pour les femmes et les minorités de genre s’engouffrer dans les écoles.

C’est pourquoi ce jeudi 17 septembre, la Fondation des femmes lance la campagne « À bout de souffle » pour dénoncer la diminution drastique des financements malgré l’augmentation des besoins et des personnes à protéger.

Face aux violences sexistes et aux inégalités, l’information est une force

Ce que le patriarcat voudrait banaliser, invisibiliser ou réprimer, nous tenons à le documenter : les violences sexistes et sexuelles, les inégalités de salaire, les droits attaqués, les luttes féministes. Les vies bouleversées et les résistances collectives.

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Fonte: L'Humanité

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