Guerre en Ukraine : la Russie frappe un train à proximité de la frontière polonaise, Donald Tusk dénonce une « escalade »

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Por La rédactionL'Humanité

Un train en direction de Varsovie a été frappé par un drone russe, dimanche 13 septembre, à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne. Les condamnations de l’attaque se sont depuis multipliées, alors qu’un second train parti plus tôt transportait des diplomates et anciens dirigeants européens.

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Publié le 14 septembre 2026

Publié le 14 septembre 2026

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Évacués avant la frappe, les passagers du train sont indemnes. Ici, une locomotive détruit par l’armée russe dans la région de Kiev, en décembre 2025.
© Ukrinform/ABACA

La locomotive du convoi allait tout juste traverser la frontière qui sépare l’Ukraine de la Pologne. Le train Kiev-Varsovie a été frappé, dimanche 13 septembre, par un drone russe près du poste-frontière de Yagodyn, tandis qu’un second appareil a ciblé une station-service située à proximité, provoquant l’incendie de deux camions.

Les 206 passagers du train, eux, ont pu être évacués quinze minutes avant la frappe et sont indemnes. Kiev a rapidement dénoncé une « attaque systémique » contre son ferroviaire, jusqu’ici relativement épargné par la guerre. Le premier ministre polonais, Donald Tusk, et son ministre des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, en visite à Kiev, ont quant à eux dénoncé d’une même voix une « escalade ».

Des anciens premiers ministres et des diplomates

Outre sa violence, l’attaque menée par la Russie a provoqué une onde de choc au niveau diplomatique. La compagnie ferroviaire derrière le trajet, Ukrzaliznytsia, a confirmé qu’un autre train venait de quitter la gare seulement quelques minutes plus tôt – en avance sur l’horaire prévu – avec à son bord des invités de la conférence Yalta European Strategy, organisée dans la capitale ukrainienne du vendredi 11 au samedi 12 septembre.

S’y trouvaient les anciens premiers ministres Boris Johnson (Royaume-Uni) et Carl Bildt (Suède), des ministres, des parlementaires et des diplomates dépêchés par des membres de l’Union européenne (UE) et de l’Otan. L’ex-directeur de la CIA David Petraeus était quant à lui transporté dans un train à part, toujours stationné en gare lors de l’attaque.

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« Les frappes barbares menées par la Russie à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne ne constituent pas seulement une poursuite ⁠de ses attaques contre nos frontières nationales, a condamné le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha. Il s’agit du terrorisme de Poutine qui frappe directement à la porte de l’UE ⁠et de ‌l’OTAN. Les barbares russes sont à vos portes, chers partenaires. »

La Pologne dénonçait, avant même l’attaque menée sur le train Kiev-Varsovie, un possible élargissement de la guerre, alors que les frappes de drones se multipliaient dans l’ouest de l’Ukraine, à proximité de la frontière. Les autorités polonaises ont ainsi annoncé que treize frappes ont été enregistrées dans les heures qui ont précédé et suivi l’attaque du train, dont une à seulement 800 mètres de la frontière.

« La sécurité de la Pologne et de l’Ukraine sont liées »

« Les attaques de cette nuit démontrent que les Russes sont prêts à utiliser un matériel plus dangereux que jamais, a alerté Donald Tusk. Je fais référence aux drones de combat. Leur portée et leur précision sont alarmantes. Nous devons être conscients que la Russie possède de telles capacités. »

Le ministre des Affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorski, a de son côté estimé que « la sécurité de la Pologne et de l’Ukraine sont intrinsèquement liées », avant d’ajouter : « Le terrorisme russe a déjà franchi la porte de l’Europe. »

Interrogé sur l’évolution du conflit à l’occasion de sa visite en Irlande, dimanche, Donald Trump, a préféré s’en prendre à la stratégie militaire de l’Ukraine : « Le problème que je vois avec l’Ukraine et la Russie, c’est qu’une grande partie du diesel provient de Russie et c’est là qu’on constate une forte hausse. Or, les usines russes sont prises pour cible par l’Ukraine. J’ai donc demandé au président (Volodymyr) Zelensky de ne pas frapper les usines de diesel, ni les raffineries. » En attendant, les négociations de paix, elles, restent au point mort.

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