C’est la fin de ce direct, à demain !
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19h14
C’est la fin de ce direct consacré aux suites des manifestations du 17 octobre. En attendant la réouverture de ce fil demain matin, retrouvez nos reportages et analyses sur l’humanite.fr
Bonne soirée ! 🙂
18h49
Le parquet de Paris a annoncé, mercredi, l’ouverture d’enquêtes pour déterminer les causes de la mort de deux personnes en marge des manifestations du 17 et 18 octobre.
Il s’agit d’un homme de 59 ans qui est décédé, samedi, rue du Château-d’Eau, dans le 10 e arrondissement de Paris, à la suite d’un malaise sur la voie publique. Le second est âgé de 48 ans, dont le décès est survenu rue Saint-Denis, dans le 1 er arrondissement, dans la nuit de dimanche à lundi, également à la suite d’un malaise.
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18h33
La commission des Lois de l’Assemblée nationale a désigné mercredi les trois rapporteurs de la commission d’enquête chargée de se pencher sur les violences en marge des manifestations du 17 et du 18 octobre.
Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), Roger Vicot (PS) et Pouria Amirshahi (groupe Écologiste et Social), ont été élus à bulletin secret.
Avec le président Vincent Caure (Renaissance), les trois rapporteurs auront la charge de piloter les travaux et les auditions, – même si tous les députés de la commission pourront poser des questions -, et seront aussi chargés de rédiger le rapport final.
Ils bénéficient aussi de pouvoirs de contrôle sur pièces et sur place, et peuvent exiger de consulter des documents sauf exceptions liées au secret défense.
18h20
« Plusieurs dizaines de milliers » de contre-manifestants sont attendus à Orléans samedi, en marge du congrès du RN, a indiqué mercredi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, annonçant « un dispositif de service d’ordre extrêmement conséquent ».
Dès samedi, une grosse manifestation est prévue à 10 h 30 au départ du parvis de la cathédrale contre « le racisme, le fascisme et l’impérialisme », à l’appel d’une cinquantaine d’organisations.
Après la manifestation, un « village antifasciste », comprenant des stands associatifs et des ateliers, doit également être organisé de 13 heures à 20 heures.
18h04
L’Union syndicale des médecins de centres de santé, première organisation représentative de soignants (médecins, personnels paramédicaux, administratifs…) affirme son « plein soutien au mouvement lycéen et étudiant » et condamne dans un communiqué « toutes les violences, à l’encontre de biens matériels mais plus grave encore, à l’encontre de personnes ».
Elle « questionne la décision du ministre de l’Intérieur de ré-autoriser le 17 octobre les grenades assourdissantes, interdites le 7 octobre suite aux graves mutilations provoquées chez un adolescent », qui a eu la main arrachée à Lens.
Le syndicat réclame l’interdiction des LBD, grenades assourdissantes et grenades de désencerclement, « classées comme armes de guerre, responsables de mutilations graves et définitives » surtout quand « elles visent une large population de mineurs ».
Les représentants de soignants s’inquiètent aussi pour la santé mentale des jeunes, appelant à faire de leur sécurité une « priorité absolue ».
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17h44
La préfecture de police a pris ce mercredi un arrêté pour interdire la manifestation déclarée par Interfac IDF prévue jeudi à Paris. Le motif est clair : « l’incapacité de l’organisateur à éviter les exactions ».
Interfac Île-de-France, qui se présente comme l’assemblée générale des étudiants des facultés franciliennes, a déclaré un parcours allant du boulevard de l’Hôpital jusqu’à la place de la Bastille.
L’organisateur peut encore saisir le tribunal administratif pour contester la décision de la préfecture de police.
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Depuis la mobilisation du 17 octobre, qui a réuni 800 000 manifestants partout en France, et la vague de pillages dans son sillage, le gouvernement a choisi de réagir sur le seul terrain sécuritaire, poussé par les surenchères du reste de la droite et de l’extrême droite. Dans la foulée de l’allocution d’Emmanuel Macron dimanche soir, une panoplie de mesures – allant de la prolongation des gardes à vue aux couvre-feux – est mise en œuvre, tandis que les revendications sociales du mouvement restent sans réponse.
Le ministre de l’Intérieur, dont la responsabilité est mise en cause notamment par la gauche, est toujours en poste après le refus du chef de l’État d’accepter sa démission. Une plainte a été déposée contre lui pour « complicité de violences aggravées, par instructions » par le jeune dont la main a été arrachée, samedi à Saint-Étienne, tandis que quatre nouvelles enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN.
L’exécutif n’hésite pas non plus à manier le mensonge pour tenter de faire de la France insoumise et de la gauche les boucs émissaires, et ainsi se dédouaner de toutes responsabilités dans les violences survenues en marge des manifestations et mettre les revendications sous l’éteignoir.
Dans un communiqué, la CGT a dénoncé « la stratégie du chaos déployée par le gouvernement » et invite les manifestants à garder « le cap sur nos mobilisations » et à rester « mobilisé·es jusqu’à leur satisfaction », notamment lors de la journée de grève du 5 novembre prochain. « Là, on paye cash dix ans de verticalité. Il faut pouvoir avoir les vraies réponses sociales », a estimé, mardi sur France Inter, la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon, dont le syndicat appelle également au 5 novembre. De leurs côtés, Gilets jaunes et organisations étudiantes ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation dès ce samedi 24 octobre.
À Paris, pour la troisième nuit consécutive, le couvre-feu est reconduit ce mercredi 21 octobre de 23 heures à 6 heures sur la place de la République et au quartier des Halles. Les rassemblements non déclarés sont interdits entre 20 heures et 6 heures du matin dans les secteurs autour des principaux sites institutionnels (Élysée, ministère de l’Intérieur, Assemblée nationale…), gares et places de la capitale. À Lyon, il sera en vigueur jusqu’à jeudi.
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Fonte: L'Humanité