K/Bidi posera une question pour le groupe GDR

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13h28

Deux enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les causes de la mort de deux hommes à Paris, un samedi, et le second dans la nuit de dimanche à lundi, ont confirmé le parquet de Paris et la préfecture de police. « La permanence criminelle du parquet de Paris a été avisée » samedi soir « du décès d’un homme de 59 ans rue du Château-d’Eau (…) des suites d’un probable malaise », a indiqué le parquet à l’AFP. Cette artère part de la place de la République dans le Xe arrondissement, point de départ de l’un des rassemblements. Des posts sur les réseaux sociaux mentionnaient ce week-end un homme inconscient, boulevard Magenta, tandis que les artères étaient saturées de gaz lacrymogène.

En outre « lundi à 1H10, rue Berger », dans le quartier des Halles, un homme de 48 ans est décédé sur la voie publique malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, selon la préfecture de police. La préfecture a aussi relevé que « des rumeurs avaient circulé sur les réseaux sociaux » prétendant que la victime décédée à Château-d’Eau était « un jeune homme pris en charge par des policiers ». Un jeune homme , qui n’est pas mort, a bien « été soigné par les sapeurs-pompiers », mais il n’a pas été pris en charge par des policiers, a assuré la PP. « Se déclarant victime de violences, une enquête a été ouverte », selon la préfecture.

Un peu plus tôt, le parquet avait indiqué à la presse poursuivre ses « vérifications » concernant deux autres informations qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux : le cas d’un « street-medic », un volontaire pour les premiers secours aux manifestants, que des images montrent recevoir de nombreux coups des forces de l’ordre place de la République, ainsi que celui « d’un décès allégué à Paris le dimanche ».

13h17

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, la présidente du groupe insoumis, a annoncé l’intention de son mouvement de saisir la Cour de justice de la République contre le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Le mouvement mélenchoniste se base sur les révélations, lundi soir, de Mediapart, qui indique, témoignages de fonctionnaires de police à l’appui, que des instructions du ministre ont été données pour faire porter le chapeau des débordements des manifestations à LFI.

« Dans n’importe quelle démocratie cela s’appelle un scandale d’État et nous saisissons donc la Cour de justice de la République et nous ne lâcherons pas le gouvernement sur cette question extrêmement importante. (…) Quand vous demandez aux renseignements territoriaux de faire des fausses déclarations, il nous semble normal qu’il puisse y avoir une enquête et des réponses. »

« Si on lui demande de taper sur des manifestants, il le fera sans états d’âme » : Laurent Nunez, la répression féroce derrière le « chic type »

13h09

Un étudiant âgé d’une vingtaine d’années, suspecté d’avoir « participé à la mise à feu » d’un bâtiment de l’université de Rouen le 17 octobre, a été interpellé mardi matin et placé en garde à vue, a annoncé le procureur de la République de Rouen, Sébastien Gallois.
Il a le profil d’un étudiant « a priori banal » et « n’a pas agi seul, donc les enquêteurs vont devoir identifier avec qui il a pu monter ce projet » d’incendie de l’Espace Michel Serres, ajoute le procureur. L’étudiant vit sur le campus de Mont-Saint-Aignan, « presque en face du bâtiment qui a été brûlé », toujours selon le procureur de Rouen. D’après les premières constatations, le feu est parti d’un tas de détritus ou d’une poubelle devant l’entrée de l’établissement. L’incendie s’est déclaré le 17 octobre vers 02 h 30 et a endommagé deux étages du bâtiment ainsi qu’une partie de la toiture, sans faire de blessé.

12h45
Pour approfondir

Dans ces mobilisations d’octobre 2026, les syndicats sont progressivement passés d’un rôle de soutien à une volonté de faire converger la mobilisation des jeunes avec celle des personnels de l’Éducation nationale, des étudiants et, plus largement, des salariés. Entre la préservation de l’autonomie lycéenne et l’élargissement des revendications : quelle peut être la place des corps intermédiaires syndicaux ?

Pour en parler, l’Humanité a reçu Karel Yon, chargé de recherche en sociologie à l’université Paris-Nanterre, CNRS. Ses travaux portent sur le syndicalisme, les politiques du travail et la démocratie sociale en France, aux États-Unis et au Mexique.

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12h25

Après Bordeaux, les restrictions visant les mineurs s’étendent à Marseille. Un couvre-feu doit entrer en vigueur ce mardi à partir de 22 heures dans plusieurs quartiers de la ville, notamment dans l’hyper-centre, selon une source proche du dossier citée par l’AFP. La mesure doit s’appliquer au moins jusqu’à vendredi inclus et concernera les mineurs.

La préfecture des Bouches-du-Rhône doit encore préciser dans l’après-midi son périmètre et ses modalités. Elle entend ainsi prévenir de nouveaux incidents après ceux survenus lors de la mobilisation du 17 octobre.

12h05

Une manifestation lycéenne, qui devait se tenir ce mardi matin sur l’esplanade Charles-de-Gaulle à Rennes, a été interdite par la préfecture d’Ille-et-Vilaine. « Compte tenu des graves troubles à l’ordre public constatés le 17 octobre et des risques de nouvelles violences que représente cet appel à rassemblement, il est interdit par arrêté préfectoral », a annoncé la préfecture sur son compte X dans la nuit de lundi à mardi.

Informé tardivement de cette interdiction, le responsable départemental de FO, Fabrice Lerestif, a exprimé sa surprise auprès de l’Agence-France Presse, alors même que son syndicat était chargé d’encadrer le rassemblement.

Dans l’hypothèse où le mouvement se maintiendrait, il envisage d’aller à la rencontre des lycéens pour leur adresser « un appel à la prudence », car il craint que les autorités ne réagissent « avec une grande violence ».

Le gouvernement accusé d’avoir menti pour relier la gauche aux dégradations du 17 octobre

Depuis le 17 octobre qui a réuni 800 000 manifestants partout en France et la vague de violences et de pillages dans son sillage, le gouvernement a choisi de réagir sur le seul terrain sécuritaire poussé par les surenchères du reste de la droite et de l’extrême droite. Dans la foulée de l’allocution d’Emmanuel Macron dimanche soir, une panoplie de mesures allant de la prolongation des gardes à vue aux couvre-feux est mise en œuvre tandis que les revendications sociales du mouvement restent sans réponse.

Le ministre de l’Intérieur, dont la responsabilité est mise en cause notamment par la gauche, est toujours en poste après le refus du chef de l’État d’accepter sa démission. Une plainte a été déposée contre lui par le jeune dont la main a été arrachée, samedi à Saint-Étienne, tandis que 4 nouvelles enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN.

Dans un communiqué, la CGT a dénoncé hier « la stratégie du chaos déployée par le gouvernement » et invite les manifestants à garder « le cap sur nos mobilisations » et à rester « mobilisé· es jusqu’à leur satisfaction », notamment lors de la journée de grève du 5 novembre prochain. « Là, on paye cash dix ans de verticalité. Il faut pouvoir avoir les vraies réponses sociales », a également estimé, ce mardi sur France inter, la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon dont le syndicat appelle également au 5 novembre. De leurs côtés, Gilets jaunes et organisations étudiantes ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation dès ce samedi 24 octobre.

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Fonte: L'Humanité

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