17 octobre : la CGT entre dans la danse et soutient l’appel à manifester samedi prochain

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17h48

La tension est montée mardi après-midi lors des manifestations lycéennes à Paris, théâtres de quelques heurts entre manifestants et policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogène.

L’un des deux cortèges parisiens, celui parti vers 15h00 de l’Hôtel de Ville pour rallier Port-Royal, a été émaillé de quelques incidents, dont des voitures brûlées et du mobilier urbain dégradé. Ce cortège a finalement rejoint la principale manifestation déclarée à Paris, partie de la place d’Italie pour rejoindre les Invalides.

Vers 17h00, l’esplanade des Invalides était noyée dans une forte odeur de gaz lacrymogène, avec de nombreux jeunes masqués présents sur la place Vauban, lieu d’arrivée du principal cortège, alors que des milliers de manifestants continuaient d’arriver sur la place.

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17h39

« Aujourd’hui nous étions 480 000 manifestant.e.s partout en France et 90 % des universités sont bloquées depuis le début de la semaine », se félicite l’intersyndicale des organisations lycéennes et étudiantes. « Alors que le premier ministre refuse toujours de nous rencontrer et que le gouvernement ne donne aucune réponse satisfaisante à nos revendications, la jeunesse refuse de se résigner et la mobilisation continue ».

Pour rappel, l’intersyndicale revendique la fin de la sélection à l’entrée à l’université, une réforme des bourses, une revalorisation de l’ensemble des aides sociales et des politiques d’émancipation de la jeunesse. Le syndicat appelle par ailleurs à se mobiliser également le 17 octobre.

De son côté, le ministère de l’Intérieur a dénombré 161 500 personnes en France, dont 41 500 à Paris sur les deux cortèges.

Mardi dernier, lors d’une précédente journée de manifestations, entre 266 000 (selon les autorités) et 450 000 manifestants (selon les organisateurs) avaient été recensés dans l’Hexagone, dont entre 56 000 et 100 000 dans la capitale.

17h33

À ce stade, ce sont désormais 36 enquêtes pour violences policières qui sont actuellement ouvertes à l’Inspection générale de la police nationale, un chiffre totalement hors-norme, tandis que le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez continue de parler de « réponse proportionnée » des policiers et gendarmes sur le terrain.

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16h49

Un jeune, blessé à la tête durant la manifestation, a été pris en charge par les « street medics », avant d’être évacué vers les urgences de l’hôpital Cochin, selon nos reporters sur place.

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16h32

« Ce n’est pas parce qu’on a été nombreux aujourd’hui qu’on ne doit pas l’être demain jusqu’à ce que l’on soit entendu », lance une lycéenne sur un camion. Le prochain rendez-vous s’écrira en effet le 17 octobre, Si le cortège syndical s’est dispersé dans le calme à Paris place Vauban, des éléments restaient sur place, face à des policiers casqués.

16h23

D’autres pancartes aperçues dans le cortège parisien lors de la mobilisation de ce mardi :

Les organisations lycéennes et étudiantes, pas convaincues par « les miettes » lâchées par le gouvernement, appellent ce mardi à un acte V de la mobilisation lancée en septembre pour obtenir des conditions d’études dignes. Fin de Parcoursup, des horaires à rallonges, des bâtiments insalubres, des profs non remplacés… un plan en 10 mesures et à 10 milliards d’euros a été mis sur la table notamment par l’Union syndicale des lycéens et l’Union étudiante.

L’exécutif a tenté d’apaiser la colère avec l’annonce de l’arrivée de 3 000 remplaçants en quelques jours – en réalité des enseignants en attente d’affectation depuis la rentrée – et renvoyer la présentation du reste de son « plan d’urgence » à la fin du mois d’octobre, misant sur les vacances scolaires pour éteindre le mouvement tout en communiquant abondamment sur une décrue de la mobilisation qui a compté plus de 450 000 personnes dans les rues mardi dernier. Malgré une violente répression et la multiplication des violences policières, les élèves, eux, sont déterminés à ne rien lâcher et sont de nouveau soutenus par l’intersyndicale de l’Éducation.

Cette nouvelle journée intervient également alors que l’Assemblée nationale s’apprête à débuter en séance l’examen du budget 2027 pour lequel Sébastien Lecornu a annoncé quelque 54 milliards d’austérité.

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Fonte: L'Humanité

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