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16h32

Retrouvez en vidéo le témoignage d’un de nos journalistes, agressé par un policier ce mardi aux abords de la place de la Nation.

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16h24

La mobilisation paie : le premier ministre a reconnu, ce mardi 6 octobre à l’Assemblée, qu’il était nécessaire de revoir le dispositif entré en vigueur en 2018. « Tout ce qu’on peut corriger (…) on le corrigera », a promis Sébastien Lecornu devant l’Assemblée nationale, à propos de Parcoursup.

Les étudiants face à la machine à trier de Parcoursup et mon Master

« Il y a évidemment des questions sur Parcoursup », a affirmé le Premier ministre, en rappelant que le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, avait mis en place « déjà un certain nombre de consultations et de groupes de travail ».

Mais lycéens et étudiants exigent la suppression de Parcoursup et le rejet de tout triage pour l’entrée dans l’enseignement secondaire depuis plusieurs années. Signe que le gouvernement fait seulement, pour l’heure, semblant d’entendre la colère de la jeunesse.

16h04

Près de la place de la Nation, lieu d’arrivée de la manifestation, policiers et gendarmes coupent le cortège en deux, séparant les syndicats et le service d’ordre du reste des manifestants. Les premières détonations se font entendre : une demi douzaine de grenades assourdissantes et de lacrymo sont lancées sur le début du cortège, qui recule, les yeux rougis.

L’accès à la place de la Nation est de fait empêché via le boulevard Voltaire, où le cortège est soit bloqué, soit forcé de reculer. L’agence Société générale de la place de la nation a été taguée, et le bas de son mur détruit pour récupérer des projectiles. De nombreux manifestants se réfugient dans les rues attenantes au boulevard pour reprendre leur souffle. « Ici, on ne craint rien », assure un jeune lycéen à ses camarades mobilisés avec lui.

15h52

Selon l’AFP, la plainte pour tentative de meurtre déposée contre un policier par un adolescent de 17 ans, en marge du mouvement lycéen à Belfort, a été dépaysée à Vesoul, a indiqué ce mardi 6 octobre le parquet général de Besançon.

Cette plainte, visant le policier « et sa chaîne de commandement », a été « transmise pour compétence au parquet de Vesoul », car l’enquête est « susceptible d’impliquer (…) un fonctionnaire de police habituellement, de par ses fonctions, en relation avec les magistrats du parquet de Belfort », a précisé le procureur général près la cour d’appel de Besançon, Olivier Caracotch.

Des lycéens qui perdent des mains et des yeux, plus de 5 000 arrestations… À quoi joue la police et pourquoi Laurent Nunez ne réagit pas

Il s’agit d’une décision « assez habituelle dans ce type de contentieux, elle ne présume en rien du sérieux des charges pouvant peser sur l’intéressé », a ajouté le magistrat. Selon l’avocat du lycéen, Arié Alimi, le policier, chef du renseignement départemental, aurait tenté de noyer le jeune homme en lui maintenant la tête sous l’eau, alors qu’il tentait de l’interpeller aux abords d’un ruisseau, après l’avoir identifié comme l’auteur de jets de projectiles et de feux de poubelles.

15h52

Sébastien Lecornu a annoncé ce lundi 6 octobre, à l’occasion des questions au gouvernement de l’Assemblée nationale, la suspension des cours au lycée en fin de semaine pour organiser un « temps de démocratie interne » avec les élèves qui manifestaient à nouveau ce mardi pour réclamer des moyens supplémentaires pour leurs établissements.

Le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, « a décidé de libérer du temps. Dès demain matin, dès jeudi, dès vendredi, banalisation complète des emplois du temps pour permettre à chaque équipe de direction, à chaque proviseur, d’avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée », a affirmé le Premier ministre devant l’Assemblée nationale. Près de deux semaines après le début des mobilisations lycéennes…

15h33

Au milieu du cortège parisien, vers 15 heures, se sont réunis de nombreux enseignants de Seine-Saint-Denis. Gabriel a la double casquette de professeur d’histoire géographie au lycée Le Corbusier à Aubervilliers, mais aussi de père d’un lycéen en classe de terminale. « C’est ensemble ce matin, avec tous les élèves dont mon fils, que nous sommes venus depuis Aubervilliers pour cette grande manifestation, accompagnés d’autres professeurs et de parents d’élèves. »

Acte III du mouvement lycéen : face aux violences policières, des adultes en rempart

Il poursuit : « Notre rôle au début du mouvement était compliqué. Parce qu’on essaie de rester des éducateurs donc on est évidemment obligé à une forme de neutralité politique vis-à-vis de nos élèves, témoigne-t-il. Mais très vite, il nous a fallu intervenir surtout pour les protéger et éviter les débordements, faire en sorte que ça se passe bien entre la police et eux », rapporte-t-il, en partageant la peur qu’il ressent en tant que père d’un lycéen.

Plusieurs centaines de milliers de personnes, lycéens mais aussi parents, professeurs et syndicalistes, manifestent ce mardi dans plusieurs villes de France. Partie d’Île-de-France le 28 septembre, la mobilisation gagne toute la France. Environ un quart des lycées du pays étaient bloqués ce mardi.

L’Union étudiante, la Fage et l’Union syndicale lycéenne appellent à une nouvelle mobilisation ce jeudi 8 octobre. « On va continuer à bloquer tant qu’il n’y a pas 10 milliards d’euros sur la table, prévient Suzanne Nijdam, présidente de la FAGE, première organisation étudiante. C’est le chiffrage qu’on a retenu pour les dix mesures d’urgence », publiées sur une plateforme commune aux lycéens et aux étudiants le 5 octobre.

Les principales revendications portent sur la question des moyens humains pour faire face aux classes surchargées et au non-remplacement des professeurs absents et celle de la qualité du bâti. Certains établissements peinent à fonctionner en période de canicule ou sont froids l’hiver. Les lycéens réclament également l’abrogation de Parcoursup, outil de sélection d’entrée à l’université particulièrement opaque et discriminant socialement.

Le gouvernement a fait fermer de nombreux lycées pour tenter d’enrayer le mouvement et invite les enseignants à organiser des cours en distanciel – comme du temps de l’épidémie de Covid -, soumis à un contrôle de l’assiduité.

La question de la doctrine de maintien de l’ordre du gouvernement Lecornu est posée. Lundi à Lens, un lycéen a perdu sa main, arrachée par une grenade de désencerclement. Un autre a perdu un œil le 30 septembre, à Tours, après qu’un policier a fait usage de LBD.

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Fonte: L'Humanité

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