Depuis le début de la mobilisation, des pancartes aux slogans créatifs

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16h32

« Ce n’est pas parce qu’on a été nombreux aujourd’hui qu’on ne doit pas l’être demain jusqu’à ce que l’on soit entendu », lance une lycéenne sur un camion. Le prochain rendez-vous s’écrira en effet le 17 octobre,

16h23

D’autres pancartes aperçues dans le cortège parisien lors de la mobilisation de ce mardi :

16h05

Les organisations n’ont pas encore dévoilé leur estimation de la participation. Il y a dans la capitale deux cortèges distincts.

16h02

Instantané dans la manifestation parisienne : une allusion au fait qu’à plusieurs reprises, plusieurs lycéens se sont vus confisquer leurs pancartes à l’entrée de manifestations ces jours derniers à Paris, en raison des slogans écrits dessus.

15h09

Depuis l’Espagne où il se trouve pour un voyage éclair à Ceuta, le président du RN a défendu, en cette journée de mobilisation de lycéens et étudiants mais aussi d’enseignants, la revalorisation du métier de ces derniers.

Prenant exemple de l’Allemagne où les enseignants sont en moyenne payés 20 % de plus qu’en France, Jordan Bardella promet une revalorisation salariale « de 4 % sur trois ans », ce qui ne fait guère qu’un peu plus de 12 % à l’arrivée, hors inflation. En échange, le RN s’immisce dans la liberté académique et veut « un redressement de l’école, recentrée sur les savoirs fondamentaux ».

14h45

Venu du campus de La Chapelle avec des camarades de promo, Camille, étudiant en L1 de géographie est lucide sur le niveau de mobilisation : « cette semaine c’est un peu dans le dur ». Mais ce militant de l’Union étudiante « espère que le 17 octobre fasse converger les luttes dans la société. On espère une mobilisation massive parce que ce sera un samedi. »

Pourtant, malgré un cortège parisien moins fourni que le 6 octobre, selon les syndicats étudiants, près de 90 % des universités sont touchées ce mardi 13 octobre. « Au-delà du 17 octobre, Il peut y avoir un rebond après les vacances. Les congés peuvent nous aider à reposer nos forces pour repartir de l’avant. »

Plus loin, en direction de la place Vaudan, la détermination de Maëlle, étudiante en science sociale à Paris cité, est intacte : « nous mobilisons de nouveaux étudiants qui n’étaient pas forcément impliqués au début du conflit. Malgré la fatigue et le rythme intense de la mobilisation c’est une grande joie ».

À ses côtés, Elisa Boinet, porte-parole de la FAGE, pour qui « des universités ferment administrativement pour casser la mobilisation. Cela renforce notre détermination pour obtenir les 10 milliards nécessaires pour assurer nos études dans des conditions dignes ».

Les organisations lycéennes et étudiantes, pas convaincues par « les miettes » lâchées par le gouvernement, appellent ce mardi à un acte V de la mobilisation lancée en septembre pour obtenir des conditions d’études dignes. Fin de Parcoursup, des horaires à rallonges, des bâtiments insalubres, des profs non remplacés… un plan en 10 mesures et à 10 milliards d’euros a été mis sur la table notamment par l’Union syndicale des lycéens et l’Union étudiante.

L’exécutif a tenté d’apaiser la colère avec l’annonce de l’arrivée de 3 000 remplaçants en quelques jours – en réalité des enseignants en attente d’affectation depuis la rentrée – et renvoyer la présentation du reste de son « plan d’urgence » à la fin du mois d’octobre, misant sur les vacances scolaires pour éteindre le mouvement tout en communiquant abondamment sur une décrue de la mobilisation qui a compté plus de 450 000 personnes dans les rues mardi dernier. Malgré une violente répression et la multiplication des violences policières, les élèves, eux, sont déterminés à ne rien lâcher et sont de nouveau soutenus par l’intersyndicale de l’Éducation.

Cette nouvelle journée intervient également alors que l’Assemblée nationale s’apprête à débuter en séance l’examen du budget 2027 pour lequel Sébastien Lecornu a annoncé quelque 54 milliards d’austérité.

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Fonte: L'Humanité

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