Mobilisation lycéenne : ce qu’il faut retenir des (maigres) annonces du ministre de l’Éducation
Por Cyprien Caddeo — L'Humanité
Invité du JT de 20 heures de TF1 après une nouvelle journée de mobilisation lycéenne, Édouard Geffray a annoncé un plan d’urgence pour remédier au non-remplacement des professeurs, et renvoie la question des moyens à la discussion budgétaire – c’est-à-dire en novembre.
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Publié le 8 octobre 2026
Publié le 8 octobre 2026

Cyprien Caddeo
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© Victor Joly/ABACAPRESS.COM
Opération rafistolage. Invité du 20 heures de TF1 après une nouvelle journée de mobilisation lycéenne, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé un plan d’urgence pour lutter contre le non-remplacement des enseignants absents – une des revendications portées par la jeunesse.
Selon Édouard Geffray, 3 000 professeurs remplaçants, qui n’auraient pour l’heure aucune affectation, seront devant les élèves « dans les heures ou les jours qui viennent ». Le ministre, qui se félicite de nouveaux outils de ciblage pour repérer les lycées en difficulté – outils qui n’existaient pas il y a quelques mois pour préparer la rentrée scolaire, faut-il comprendre -, dit aussi avoir autorisé les recteurs à recruter plusieurs centaines d’enseignants supplémentaires. Le tout, dans la précipitation.
Sur la question des moyens, le ministre botte en touche
Cette mesure d’urgence ne répond que temporairement à une des nombreuses revendications lycéennes et très partiellement à la colère des jeunes mobilisés. En effet, la question des moyens reste au cœur des préoccupations des manifestants. Le principal syndicat lycéen, l’Union syndicale lycéenne, réclame une enveloppe de dix milliards d’euros pour lever les blocus.
Or sur ce volet, le ministre de l’Éducation nationale renvoie, comme Sébastien Lecornu, à la discussion budgétaire dont le vote ne devrait avoir lieu que dans plusieurs semaines, sans garantie d’améliorations pour les lycéens, puisque le gouvernement s’accroche à son objectif de 54 milliards d’euros d’économies. Une manière de renvoyer la patate chaude aux parlementaires et surtout aux oppositions, à un moment où la Macronie paye l’addition de dix ans de réformes toxiques pour le système éducatif français.
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Fonte: L'Humanité