Le ministre de l’Éducation nationale attendu au 20 heures : enfin des réponses concrètes ?

0

L'Humanité

En ce moment

Direct en cours

L’essentiel

L’essentiel

18h13

Dans un communiqué diffusé mercredi, l’Unicef a appelé « à une désescalade des violences » et à « la protection des mineurs » dans le cadre du mouvement lycéen, demandant aux autorités françaises de respecter le droit des jeunes à « manifester pacifiquement ».

17h49

Présent dans le rassemblement parisien, le député du Val-de-Marne appelle le ministre de l’Intérieur à « rouvrir les sorties » de la place. « Ne faites pas monter la tension en attaquant les manifestants », écrit-il sur X, tandis que nos reporters sur place confirment l’encerclement de la place et que les manifestants ne sortent qu’au compte-goutte.

Monsieur le ministre @NunezLaurent, le rassemblement sur la place de la Bastille est pacifique.

Ne faites pas monter la tension en attaquant les manifestants. Rouvrez les sorties, organisez la fin du rassemblement dans de bonnes conditions.

16h49

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez a annoncé l’ouverture d’une enquête disciplinaire après qu’un véhicule de la police nationale a été filmé fonçant, lundi 5 octobre, au milieu d’un rassemblement de lycéens mobilisés à Dunkerque (Nord). Capturé par plusieurs vidéos amateurs, le 4×4 a effectué plusieurs manœuvres, n’hésitant pas à rouler sur le trottoir où se tenaient des manifestants.

Le parquet de Dunkerque a également annoncé ouvrir une enquête préliminaire pour mise en danger d’autrui.

⚡️🇫🇷VIDÉO – Mobilisation #lycéenne : une voiture de la police nationale a foncé sur un groupe de manifestants à #Dunkerque. (témoins) pic.twitter.com/rnwLD2aV8c

L’incident n’a pas fait de blessés mais la manœuvre, potentiellement tragique, « ne correspond pas aux doctrines d’emploi de la force et aux orientations données par le ministère de l’Intérieur, le préfet et le directeur interdépartemental », a déclaré Beauvau.

16h42

D’après nos reporters auprès de la manifestation parisienne, les CRS encerclent désormais la place de la Bastille, en vue de sa possible « évacuation ». Une grande partie des sorties, dont celle du Faubourg Saint-Antoine, sont désormais fermées par les forces de police. Des grappes de manifestants quittent la place via le boulevard Lenoir.

16h06

Conformément à ce qu’avait annoncé le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, le 6 octobre dernier, les députés socialistes ont déposé, ce jeudi, une proposition de loi visant à interdire les armes mutilantes – LBD, grenades de désencerclement – et les techniques d’immobilisation létales – clé d’étranglement – dans des manifestations impliquant des mineurs.

🔴 Interdisons l’usage des LBD et des lanceurs de grenade !

Nous venons de déposer notre proposition de loi.

Ces armes n’ont pas leur place dans les opérations de maintien de l’ordre, particulièrement lors de mobilisations lycéennes avec des mineur·es.

– @BorisVallaud pic.twitter.com/tUJ88SXfDz

Cette proposition avait néanmoins reçu des critiques à gauche, certains arguant que l’usage du LBD ou de la clé d’étranglement devrait être banni du schéma national du maintien de l’ordre, que les manifestants soient mineurs ou pas. Pour rappel, lors du mouvement des gilets jaunes, au moins 23 personnes avaient été éborgnées suite à un tir de LBD.

À Tours, un lycéen a perdu l’usage de son œil, il y a quelques jours, suite à un tir de flashball. Un autre a perdu sa main à cause d’une grenade de désencerclement, à Lens.

Mouvement lycéen : retour sur les réformes de la Macronie qui ont détruit à petit feu le système éducatif

15h17

« Des dizaines de milliers de lycéens ont bloqué leurs établissements ce jeudi. 2 000 lycéens sont encore à l’arrêt. Le mouvement se massifie et le gouvernement n’apporte aucune réponse », a déclaré Ryad Rani, président de l’USL tandis que se formait le rassemblement parisien.

« Ce mouvement est rejoint par les syndicats et des organisations syndicales agricoles également souligne Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante. Pour Manon Moret, présidente de l’UNEF, « cela fait 20 ans que la jeunesse ne s’était pas mobilisée à cette hauteur. Le gouvernement doit répondre à la précarité et la sélection sociale des étudiants ».

« Nous sommes aux côtés des lycéens et étudiants car leurs revendications sont en écho avec les nôtres, précise Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU. Ils et elles doivent bénéficier pleinement de leurs droits à manifester. Nous appelons à la grève en intersyndicale mardi dans l’éducation nationale. Le gouvernement doit répondre à la colère dans la jeunesse ».

Loin d’avoir été convaincus par l’allocution télévisée de Sébastien Lecornu, les lycéens et étudiants ont appelé à un acte IV de la mobilisation ce jeudi 8 octobre. Leurs revendications – classes surchargées, profs non remplacés, bâtiments dégradés… – n’ayant reçu aucune réponse concrète du gouvernement qui s’acharne en outre à nier les violences policières que subissent les élèves depuis le début du mouvement.

Plusieurs syndicats de l’Éducation nationale – le Snes-FSU, la CGT, FO et Sud – appellent également à une journée de grève et de manifestations jeudi 8 octobre, en soutien à la mobilisation des lycéens tandis qu’une pétition contre les armes mutilantes atteint déjà plusieurs dizaines de milliers de signatures.

Après les manifestations historiques de mardi qui ont réuni 450 000 personnes à travers la France, l’Humanité ouvre en grand ses colonnes aux jeunes mobilisés tout au long de la journée. Lycéen.nes et étudiant.es vous pouvez nous envoyer vos témoignages ici : mediation@humanite.fr.

Pour en savoir plus :

Accueil

Articles les plus lus dans cette rubrique

Mort de Margaret Hamilton, la codeuse qui a sauvé Apollo 11

Insultes, port de la cagoule, écussons interdits… La police prise en flag de pratiques illégales

« Tu m’écoutes, cassos ! Tu fermes ta gueule ! » : le récit d’Inès, lycéenne placée en garde à vue pendant 48 heures

Articles les plus lus dans cette rubrique

Mort de Margaret Hamilton, la codeuse qui a sauvé Apollo 11

Insultes, port de la cagoule, écussons interdits… La police prise en flag de pratiques illégales

« Tu m’écoutes, cassos ! Tu fermes ta gueule ! » : le récit d’Inès, lycéenne placée en garde à vue pendant 48 heures

Nos Rubriques

Nos thèmes

Nos services

Fonte: L'Humanité

Deixe um comentário

O seu endereço de email não será publicado. Campos obrigatórios marcados com *