La ville de Paris met fin à la sous-traitance des travailleurs du nettoyage

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Por Scarlett Bain — L'Humanité

Sur proposition du groupe communiste et citoyen au Conseil municipal, la ville de Paris a adopté mercredi 7 septembre une proposition pour mettre fin au recours à la sous-traitance pour le nettoyage de ses bâtiments. Le vote prévoit l’internalisation progressive des salariés du secteur, et à terme leur titularisation.

Social et Économie

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Publié le 7 octobre 2026

Publié le 7 octobre 2026

Scarlett Bain

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Horaires décalés et discontinues, conditions dégradées, salaires de misère, dumping social… Le vote parisien met fin au recours à un véritable système d’exploitation.
© Eliot Blondet/ABACAPRESS.COM

Crèches, écoles, bâtiments administratifs, équipements sportifs ou culturels, autant de lieux publics qui tous les jours sont nettoyés par des salariés en sous-traitance. Celles et ceux qu’on ne voit pas, qui travaillent dans l’ombre, le plus souvent de nuit, sur tranches horaires discontinues pour des salaires modiques. Un modèle que les communistes ont toujours combattu parce qu’il s’apparente à « de l’esclavage moderne », tonne Raphaëlle Primet.

La conseillère municipale a défendu, lors de la niche de son groupe communiste et citoyen en Conseil de Paris ce 7 octobre, une proposition pour « faire toute la transparence sur ce que la ville sous-traite encore et surtout pour engager la reinternalisation progressive du nettoyage afin de garantir à l’ensemble de ses salariés, des emplois protégés, de meilleurs salaires et des journées de travail continues. »

Une victoire pour les femmes, massivement représentées dans le nettoyage

Adopté à la majorité, avec le rejet de la droite, ce vote marque une victoire pour les travailleurs, et les travailleuses surtout ; dans le secteur du nettoyage, 77 % des salariés sont des femmes et plus d’une sur deux gagne moins de 900 euros par mois.

La démarche sera progressive. Une étude sera tout d’abord menée pour savoir qui travaille, dans quelles conditions, avec quels contrats et sur quel marché. Ensuite, à l’expiration de chaque marché public, la reprise en régie sera de mise, avec un contrat de droit public proposé avec chaque salaire avec un objectif de titularisation.

Par ce vote et le chemin à parcourir, la ville de Paris devraient donc à terme permettre aux travailleurs et travailleuses de vivre enfin dignement de leur travail « parce que la dignité ne se sous-traite pas », a conclu Raphaëlle Primet.

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Fonte: L'Humanité

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