Arrestation du procureur Roger Mariaca : le collectif « Wiphalas por el mundo » dénonce l’intensification de l’ingérence des États-Unis en Bolivie
Por Tribunes — L'Humanité
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Le collectif « Wiphalas por el mundo » exprime son inquiétude face à l’arrestation en Bolivie du procureur général Roger Mariaca. Réalisée main dans la main avec les autorités états-uniennes, cette opération « témoigne d’une dangereuse subordination du gouvernement bolivien à Washington », en visant un fonctionnaire qui enquêtait sur un des plus puissants opérateurs de Donald Trump en Amérique latine : Fernando Cerimedo.
Mercredi 30 septembre, en Bolivie, des policiers cagoulés accompagnés d’agents de l’agence américaine DEA ont arrêté le procureur général Roger Mariaca et d’autres personnes ayant toutes un point commun : elles enquêtaient sur l’affaire Fernando Cerimedo. Celui-ci n’est pas n’importe qui : conseiller des gouvernements de droite en Amérique Latine proche et allié du trumpisme, il était dans le collimateur de la justice bolivienne et actuellement emprisonné dans ce pays pour tentative de féminicide, enrichissement illicite, et protection des trafiquants de drogue…
Tout indique que ces arrestations ont été réalisées en violation de la procédure régulière bolivienne, uniquement pour répondre à une demande expresse des États-Unis.
Fernando Cerimedo, proche opérateur du trumpisme habitué aux vouloirs de la Maison Blanche, est lié à la récente vague brune qui submerge l’Amérique latine. Il a participé aux campagnes politiques d’au moins six gouvernements subordonnés aux intérêts des États-Unis – Argentine, Chili, Pérou, Honduras, Brésil, et Bolivie – recourant à des fermes de bots ainsi qu’à des stratégies de manipulation médiatique et de désinformation massives. Il est connu pour être un opérateur et agent d’influence du trumpisme dans la région.
Le scandale Cerimedo, où l’homme qui murmurait à l’oreille des dirigeants d’extrême droite d’Amérique Latine
« Wiphalas por el Mundo » dénonce les tentatives d’intimidation du gouvernement bolivien utilisant la justice non seulement pour freiner les poursuites contre Fernando Cerimedo, mais aussi pour étouffer les mobilisations annoncées contre le président Rodrigo Paz. Pénurie d’essence, crise économique et crédit récemment pacté avec le Fonds Monétaire International : face aux politiques néolibérales imposées par le gouvernement, la population bolivienne a de nombreuses raisons d’exprimer sa colère.
Nous dénonçons fermement l’ingérence et les mesures impérialistes des États-Unis sur les territoires latino-américain, et nous alertons la communauté internationale sur les tentatives de manipulation de la justice et de musellement des investigations qui révèlent le réseau de corruption et d’ingérence directe des États-Unis dans notre région.
C’est pied à pied, argument contre argument qu’il faut combattre l’extrême droite. Et c’est ce que nous faisons chaque jour dans l’Humanité.
Face aux attaques incessantes des racistes et des porteurs de haine : soutenez-nous ! Ensemble, faisons entendre une autre voix dans ce débat public toujours plus nauséabond.
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Fonte: L'Humanité