Lycéens et étudiants appelés à manifester partout en France… Suivez en direct l’acte III de la mobilisation
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08h47
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Notre émission l’Humatinale est de retour en direct ce mardi, avec au programme, une partie consacrée à la mobilisation des lycéens et des étudiants avec l’acte III :
08h36
Plusieurs blocages de campus universitaires ont été lancés dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 octobre. Les entrées de Lyon-2 et Lyon-3 sont barricadées, comme celle du campus principal de l’université de Strasbourg, la faculté de droits de Dijon, l’IEP de Fontainebleau ou encore la faculté du Mirail, à Toulouse.
À Rennes, les étudiants de l’université Rennes-2 ont voté le blocage de leur faculté. De même pour l’ENS Paris Saclay, à Gif-sur-Yvette, où les élèves ont obtenu l’annulation des cours dès 7 heures du matin.
Mobilisation des lycéens : la « patrie des droits de l’homme » nasse sa propre jeunesse
08h26
« Je serai là aujourd’hui pour rappeler que l’urgence est désormais à la désescalade », a prévenu le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, au micro de RTL, dans la matinée du mardi 6 octobre. L’édile insoumis attend « surtout (une) réponse politique, pas (une) réponse policière », interpellant le président de la République, Emmanuel Macron, et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
« Je suis relativement inquiet car sur chaque séquence, l’État a été en retard, fustige-t-il. Premièrement, il a laissé l’indignation s’installer. » Le maire de Saint-Denis a ensuite estimé que « les premiers responsables sont ceux qui ont failli dans la promesse républicaine », alors que les lycéens se sentent délaissés. « La marque de respect, c’est de reconnaître la légitimité de leur parole, conclut l’édile de gauche. J’assume d’être du côté de mes habitants et les lycéens sont mes habitants. »
BFM, LCI, CNews… Sur les chaînes d’info, le mouvement lycéen réduit aux violences, le RN propulsé comme expert
08h20
Dix enquêtes ont été ouvertes par l’inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement lycéen, a annoncé, lundi soir, le ministère de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Accusé d’avoir permis le déferlement de violences dont sont victimes les lycéens mobilisés, l’ancien préfet affirme être prêt à répondre à des commissions de l’Assemblée nationale ou du Sénat.
Œil crevé, main arrachée, mâchoire brisée… Malgré la multiplication des violences policières, le ministre ne semble donc pas prêt à remettre en question les instructions données, la doctrine de maintien de l’ordre appliquée ou encore les conditions d’intervention des autorités. Ce sera donc aussi à la « police des polices » de trancher. Au total, 6 059 interpellations ont été effectuées depuis le 28 septembre et 715 policiers ou gendarmes ont été blessés.
Des lycéens qui perdent des mains et des yeux, plus de 5 000 arrestations… À quoi joue la police et pourquoi Laurent Nunez ne réagit pas
08h15
Reportage
Drapeaux de la Palestine et de la JC sur une barricade improvisée avec des poubelles, le lycée-collège Balzac, dans le 17e, en est à son 3e jour de blocus. « Les cours en distanciels ont été mises en place, cela impacte le nombre d’élèves présents, mais nous sommes une grosse soixantaine ce matin », assure Mattia, élève en terminale.
Selon les dires des lycéens mobilisés, l’établissement « n’est pas le plus à plaindre ». Pour autant, de nombreux professeurs manquent à l’appel. « Les profs absents dans les matières les plus essentielles, comme le français et les maths sont remplacés au lycée, mais pas forcément au collège. Comme nous faisons notre scolarité dans le même groupe scolaire, cela a forcément des conséquences », insiste Pénélope.
Plus inquiétant, en revanche, l’état du bâti. « L’hiver il fait 10 degrés et nous avons passé le bac de français dans des salles à 40 degrés », résume Mattia. Alors que le jour se lève, des Klaxons se font entendre en soutiens aux lycéens mobilisés. « Les syndicats seront présents dans la manifestation cet après-midi. Cela fait plaisir car il y a un vrai ras-le-bol de Macron, apprécie le lycéen. Les gens s’appauvrissent : 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté et les gens sont étranglés par le prix de l’essence »
Vers 8 heures, des militants CGT sont arrivés sur places. Une quarantaine d’entre eux se sont donnés le mots pour aller à la rencontre des lycéens dans l’arrondissement. « Ce n’est pas une surprise, mais nos revendications convergent avec les jeunes. Cependant la violence dont ils sont victimes est innommable. Nous sommes présents pour faire de la prévention et être témoins en cas de dérapages de la police », note Hugo, chasuble rouge sur les épaules.
Les lycéens réclament l’égalité et la fraternité, ils se prennent la répression : récit d’un mouvement inédit
08h11
Bienvenue sur ce direct consacré au mouvement mené par des milliers de lycéens, enseignants et étudiants à travers la France.
Les lycéens sont de nouveau appelés à se mobiliser ce mardi pour défendre leur droit à une éducation de qualité malgré les manœuvres du gouvernement. Partie d’Île-de-France le 28 septembre, la mobilisation gagne toute la France.
Les principales revendications portent sur la question des moyens humains pour faire face aux classes surchargées et au non-remplacement des professeurs absents et celle de la qualité du bâti. Certains établissements peinent à fonctionner en période de canicule ou sont froids l’hiver. Les lycéens réclament également l’abrogation de Parcoursup, outil de sélection d’entrée à l’université particulièrement opaque et discriminant socialement.
Depuis la semaine dernière, le mouvement ne s’arrête pas. 589 lycées étaient perturbés, ce lundi 5 octobre, selon le décompte du Ministère de l’Éducation nationale.
Le gouvernement a fait fermer de nombreux lycées pour tenter d’enrayer le mouvement et invite les enseignants à organiser des cours en distanciel – comme du temps de l’épidémie de Covid -, soumis à un contrôle de l’assiduité.
La question de la doctrine de maintien de l’ordre du gouvernement Lecornu est posée. Lundi à Lens, un lycéen a perdu sa main, arrachée par une grenade de désencerclement. Un autre a perdu un œil le 30 septembre, à Tours, après qu’un policier a fait usage de LBD.
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Fonte: L'Humanité