Manipulés, vraiment ?
L'Humanité
En ce moment
Direct en cours
L’essentiel
L’essentiel
12h49
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a dénoncé jeudi « l’irresponsabilité totale du gouvernement » dans la gestion du mouvement de blocage des lycées, et appelé « au calme de toute part », soulignant que « dans notre République, on ne tire pas sur nos enfants ». Il demande au premier ministre Sébastien Lecornu et au ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray de « recevoir dès aujourd’hui les représentants des syndicats lycéens et enseignants pour entendre leurs légitimes revendications et y apporter des réponses concrètes ».
12h38
Mariam, en première année au lycée Jean-Jaurès de Montreuil (93), dénonce le mépris du gouvernement concernant les mobilisations de la jeunesse. « Quand on manifeste, nous sommes infantilisés, comme si nous étions dépourvus de conscience politique. Par contre, nous sommes suffisamment adultes pour subir la répression policière », regrette-t-elle.
« Il n’est pas censé lever son arme vers des lycéens » : à Clichy, les élèves du lycée René Auffray face aux violences policières
12h35
Soutenir leurs camarades est primordial. Depuis 11 heures, des lycéens venus de toute l’Île-de-France convergent vers Saint-Denis, où un rassemblement est en cours à proximité du lycée Paul-Éluard.
L’établissement de Seine-Saint-Denis est devenu un emblème de lutte pour la jeunesse. Ses élèves portent des revendications très concrètes : de meilleures conditions d’études, un établissement digne, des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins… En guise de réponse, l’État déploie ses policiers depuis lundi, entraînant des interventions musclées : enfants plaqués au sol, usage de gaz lacrymogènes et tirs de LBD.
« Ils oublient que nous sommes des enfants » : en grève, les élèves du lycée Paul-Éluard à Saint-Denis, victimes de violences policières
12h32
Le hall du lycée Nelson-Mandela, dans le centre de Nantes, a été détruit par un incendie jeudi matin lors du blocage de l’établissement, « à la suite d’un rassemblement marqué par des violences en direction des personnels » selon le rectorat. Situé sur l’île de Nantes, le lycée public polyvalent Nelson Mandela accueille plus de 1700 élèves et étudiants. La préfecture de Loire-Atlantique pointe du doigt « des individus violents » venus « s’agréger aux lycéens pour commettre des dégradations ».
12h28
Le maire LFI de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, a justifié jeudi sa présence auprès des lycéens mobilisés dans sa ville estimant que « c’est la place d’un élu » d’être présent, en réponse aux accusations d’instrumentalisation politique du mouvement. Le maire de Saint-Denis s’est notamment rendu lundi et mardi au lycée Paul-Éluard de sa ville, dont une partie du portail principal a été renversée lors des actions de blocage. Mercredi, le préfet de police de Paris Patrice Faure a saisi la justice contre Bally Bagayoko pour « des faits présumés de provocation à commettre un délit », entendant dénoncer, selon son entourage, « les propos » et « l’attitude » de l’édile, « susceptibles de contribuer à banaliser, auprès des jeunes mobilisés, des comportements violents ou des dégradations. »
12h26
Des facultés ont rejoint jeudi les lycées qui, à travers la France, organisent des blocages pour réclamer des remplacements de professeurs et davantage de moyens, dans ce qui pourrait prendre corps et devenir « l’acte deux » de cette mobilisation sociale de la jeunesse.
Selon l’Union étudiante, une trentaine de campus sont bloqués jeudi matin, à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon 2, Reims, Poitiers ou encore Nanterre.
Le mouvement fait tache d’huile et concerne 356 établissements partout en France mercredi, contre 338 mardi, selon le ministère de l’Intérieur.
« Nous avons dépassé une ligne rouge. On éborgne la jeunesse comme ils ont fait avec les gilets jaunes », a fustigé le président de l’Union syndicale lycéenne (USL), que les annonces du ministre de l’Éducation nationale mercredi n’ont pas calmé. Pour tenter de mettre fin à la propagation du mouvement, Édouard Geffray a annoncé l’ouverture d’une « plateforme de concertation » à laquelle « tous les lycéens pourront contribuer ». Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes blessés. Depuis le début des blocus, 119 élèves et personnels ont été blessés.
Les lycéens continuent d’occuper et de bloquer de plus en plus d’établissements, ce jeudi, pour réclamer de meilleures conditions d’enseignement, le remplacement des professeurs absents et dénoncer l’état de délabrement de certains locaux.
Le mouvement de mobilisation ne cesse de s’étendre. Parti d’Île-de-France le 28 septembre, il gagne toute la France désormais avec Marseille, Strasbourg, Nantes, Toulouse, Rennes… Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a même reconnu, mercredi que la protestation faisait tache d’huile : 356 établissements partout en France mercredi, contre 338 mardi.
Face à un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, le pouvoir a décidé de jouer la répression et la désinformation, pour casser la mobilisation. Aucune réponse n’a été apportée aux demandes d’une jeunesse qui voit son avenir se dégrader.
Dans l’impasse, le gouvernement voit désormais les facultés rejoindre le mouvement social. Selon l’Union étudiante, une trentaine de campus étaient bloqués ce matin à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Reims, Poitiers ou encore Nanterre. Ils ont appelé à rejoindre le blocus des lysées afin de revendiquer des moyens également pour l’enseignement supérieur et lancer une nouvelle journée commune de manifestation pour le mardi 6 octobre.
Le ministère de l’Éducation nationale parle de « troubles inédits » et ne donnait mercredi que les chiffres des blessés : 85 élèves et 34 personnels – soit 119 personnes – depuis le début du mouvement. Pas un mot sur les violences policières dont de multiples témoignages attestent pourtant.
Pour en savoir plus :
Accueil
Articles les plus lus dans cette rubrique
« On n’est même plus sur les retraités aisés, on tape sur les retraités tout court » : le gouvernement a trouvé où faire ses économies
Isolement social : 1 million de seniors déclarent ne quasiment plus sortir de chez eux
Augmentation des franchises médicales : quand le gouvernement fait des économies sur les malades chroniques et les personnes âgées
Articles les plus lus dans cette rubrique
« On n’est même plus sur les retraités aisés, on tape sur les retraités tout court » : le gouvernement a trouvé où faire ses économies
Isolement social : 1 million de seniors déclarent ne quasiment plus sortir de chez eux
Augmentation des franchises médicales : quand le gouvernement fait des économies sur les malades chroniques et les personnes âgées
Nos Rubriques
Nos thèmes
Nos services
Fonte: L'Humanité